La presse endeuillée

Photo: LSDPBien éloignée de l’actualité géopolitique, la revue « Les Soirées de Paris » n’en est pas moins animée par des journalistes qui s’y impliquent en marge de leur activité principale. En cela nous nous associons à la consternation générale qui a suivi l’attentat à l’arme lourde contre la rédaction de Charlie Hebdo. Leur irrévérence qui ne pouvait pas plaire à tout le monde était pourtant nécessaire autant que symptomatique d’une société libre.Notre émotion est vive à leur égard mais aussi en direction des autres victimes. Impossible de faire comme si de rien n’était. Nous n’avons pas de drapeau mais notre cœur est en berne.

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17 réponses à La presse endeuillée

  1. Anne Archen Bernardin dit :

    Une soirée de cristal dans un journal qui dit ce qu’il pense…….L’obscurantisme, le fanatisme, le non respect de l’autres et le non respect de la vie…….. Brassens chantait mourir pour des idées d’accord mais de mort lente…L’ombre des Assassins, des Inquisiteurs et des heures noires de nos sociétés humaines depuis la nuit des temps ressurgit………
    Repoussons ce monstre, cette Hydre ou cette gorgone et zoum, plus de tête sauf celle ce ceux qui ont su se lever et repousser ces ombres méphitiques et nauséabondes…

    Tschüssssssssss

    Anne au jour le jour

  2. Flourez BM dit :

    Oui.
    Et peut-être que, comme Apollinaire, Cendrars et bien d’autres, il nous faudra aller, avec nos moyens, dans ce temps qui est notre, défendre un drapeau de liberté et de vie, et continuer d’être ce que nous sommes.
    L’heure n’est pas de jouer sur les mots mais de l’attentat à l’attaque, ce ne sont pas simplement quelques lettres qui changent.

  3. Benoît dit :

    Drôle de drame

  4. person philippe dit :

    Laissons passer le temps des pleurs… Car il y a beaucoup à dire sur la « dérive » de Charlie-Hebdo, journal anarchiste contre tous les pouvoirs du temps du Professeur Choron devenu organe de propagande contre l’Islam sous Philippe Val, et cela peut-être uniquement pour relancer un journal en perte de vitesse…
    Les morts d’hier ne sont pas victimes de leur « liberté d’expression », mais de leur inconscience. Un journal est fait pour éclairer – et un bon dessin peut tout éclairer en un regard – pas pour obscurcir.
    Ils se sont mis en danger quand ils n’ont plus voulu faire comprendre leurs idées et les faire partager, mais simplement voulu faire du mal à un « autre » qu’ils ne cherchaient surtout pas à comprendre. La haine symbolique a suscité la haine réelle…
    Il faut une fois encore méditer sur « la responsabilité des intellectuels »… Et je crains que l’occasion soit déjà manquée…

  5. Marcotte dit :

    Oui la responsabilité des intellectuels le mot est lâché
    et l’absurde spectacle de l’horreur nous abasourdit encore une fois
    en nous intimant le devoir d’être fou de liberté ou fou de Dieu mais non restons calme et pensons juste car l’heure est grave…

  6. Bruno Sillard dit :

    LA MARCHE

    Je n’ai rien écrit, je voulais, j’ai essayé, mais non, rien. Me voilà, comme si toutes les pages du monde m’étaient tombées sur la tête. Comme si toutes les pages du monde m’étaient tombées de la tête. J’ai essayé de les ramasser. « ( …) Sur toutes les pages lues / Sur toutes les pages blanches / Pierre sang papier ou cendre / J’écris ton nom (…) » Là je pourrais… Mais non.
    Lire, peut-être : « ( …) Tous deux adoraient la belle / Prisonnière des soldats / Lequel montait à l’échelle / Et lequel guettait en bas / Celui qui croyait au ciel / Celui qui n’y croyait pas (…).
    Te voilà toi, je t’avais oublié, je ramasse la feuille: « ( …) Tu es terrible, mon frère, / comme la bouche d’un volcan éteint. / Et tu n’es pas un, hélas, tu n’es pas cinq, / tu es des millions. (…). »
    Non cette fois ci je les garderai pour moi, ces pages du monde.
    Je n’ai pas envie d’écrire. Je n’ai pas envie de lire. Je laisse le bataillon des poètes poursuivre son chemin.
    Le téléphone sonne, toujours les mêmes mots, j’ai la tête en vrac, toujours la même confidence, « j’ai pleuré, je n’y peux rien ça monte. »
    Le crayon est devenu le symbole de l’horreur, le crayon, dernière trace du monde ancien perdu au milieu de claviers, écrans tactiles ou reconnaisseurs de voix, le crayon dernier instrument manuel du dessinateur.
    Dimanche, la France marchera, l’Europe aussi. Le téléphone sonne, toujours les mêmes mots. « Je pars en vrille, à quoi bon y aller. Pour aller entendre les mêmes discours politiciens ? » Bien sûr, qu’il y en aura mais n’importe-il pas de montrer dimanche, que c’est tout un peuple qui renverra en ses Enfers, les bataillons de fanatiques décérébrés. Tu marches au côté de Marine le Pen, change de file si tu veux, mais marche. Tu es, elle est, nous sommes la République, la vraie. Même si dans le quotidien des mots on s’invective, s’injurie, se traîne devant les tribunaux, le moment venu de la vraie vie, le peuple aura su montrer qu’il sait se lever d’un même mouvement. Ce même peuple même s’il fut Croix de feu ou communiste, chrétien ou monarchiste, combattant étranger de la MOI ou anarchiste de la CNT, ce même peuple qui du curé de village cachant des enfants juifs au boulanger portant le pain dans le maquis, ce Peuple qui a porté la résistance à l’occupation Nazi.
    Je n’ai rien écrit, je voulais, j’ai essayé, mais ça revient.
    La maladie m’a volé mes jambes, marchez pour moi.

    (Bruno Sillard, le 10 janvier 2015)

    • Anne Archen Bernardin dit :

      Oh………

      A Beaugency, pas de commentaires, une minute de silence qui m’a semblé durer des heures… Une foule silencieuse, des gens de tous bords, des jeunes avec des poussettes, des vieux comme moi, juste là car il faut montrer à tous et pas qu’à ceux qui s’accrochent en vitesse au bastingage, que la presse doit exister et que penser est un droit de l’Homme et de la Femme, …. oui elles pensent et ont un cerveau, mais pas come le nôtre!!!! Pauvre petit homme… Cause… Ton chromosome Y que tu arbores en bon macho n’est qu’un X dégénéré, esquinté, par délétion si tu veux le terme exact… Le X est le chromosome initial… Les femmes en ont 2… Elles en ont besoin pour compenser tes petitesses et tes chevilles mal drainées… Aller, va jouer, petit et reviens quand tu auras réfléchi……

      Ann

      • Anne Archen Bernardin dit :

        Excuse-moi, cette tribune ne t’étais pas destiné…Mais à un autre écrivassier…

        Je me retires sur la pointe de ma plume et vais méditer à l’étang avec un cadeau, déposé…
        C’est un geste d’amitié fidèle et pas un coup bas..

        Tschüsssssss

        Annnnnnnnnnn

        • Anne Archen Bernardin dit :

          Comme d’habitude, je n’ai pas tout lu… Pourtant je disais toujours à mes élèves de bien lire le sujet délirant que j’aimais à leur concocter pendant des heures… Folie douce mais quel plaisir de lire les réponses à mes questions bonus fantaisisy!!

          Donc, excuse ma maladresse, je serai tes jambes si tu veux bien qu’elles le soient… Je marche pas trop mal et je trace même quand je suis en rage, ce qui est le cas maintenant… Profitons-en!!!
          Je t’adresse le salut d’Archimède3, de Watson et Crick, dans leur bocal à la cuisine près du fouillis de plantes qui ne sert plus de table, car je me débrouille sans depuis…

          Tschüssssssssssss

          Annnnnnnn

        • Anne Archen Bernardin dit :

          Que de fautes d’accord…Relis donc ta prose… Plus tard.!!

          Donc, corrigeons!!

          destinée!!

          • Anne Archen Bernardin dit :

            Encore des fautes… J’ai honte… Mettons ça sur le compte du manque de sucre!!!

            Annnnnnnnn

      • Anne Archen Bernardin dit :

        Avec une ou deux photos, ce serait bien. Mais je ne sais pas les mettre. Help!!

        Annnnnnnn

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