Cahiers de doléances et grands débats

Deux personnes, un homme et une femme conversent. Derrière eux des écrans où défilent en boucle des manifestations de « gilets-jaunes » et des voitures incendiées dans les rues de Paris, Bordeaux ou Toulouse. Images en boucle d’une révolution qui se cherche. Sur d’autres écrans, des extraits de films comme « la Terreur et la Vertu », la « Révolution » « Si Versailles m’était conté ». Images en boucle d’une révolution classée et répertoriée… trop, peut-être.

Lui
En ce début d’année, le peuple des villes, la petite bourgeoisie locale, avait le sentiment d’être pris en étau entre les errements de ministres qu’elle jugeait incapables, d’une aristocratie corrompus d’un côté, et de l’autre le peuple des champs écrasé par l’impôt, celui des paysans affamés.

Elle
On ne pouvait se déplacer qu’en voiture dans ces villes tentaculaires où les marchés étaient devenus des entrepôts gigantesques dévorant progressivement les terres agricoles qui entouraient encore les villes. Jusqu’à tard le soir, on y venait remplir les coffres des voitures. On y trouvait de tout et surtout de trop dans ces magasins qui donnent le « la » aux prix agricoles. Juste de quoi couler une profession déjà étouffée par une Europe tatillonne ; une profession déjà malmenée par la crise environnementale, inondations, incendies, avalanches ou grandes sécheresses. Quant à ce qui restait de produits frais invendus, longtemps ils furent jetés, arrosés d’eau de Javel, vision insupportable dans une société où la subsistance de chacun ne pouvait plus être assurée, vision intolérable alors que les miséreux jetés à la rue fouillaient dans les poubelles des villes, le souvenir de leur repas d’avant.

Lui
Les récriminations montaient de partout alors que sur les maigres étals des marchés seules quelques racines se disputaient la préséance. En ce début de 1789, c’est vers Marie-Antoinette que convergent toutes les haines, il est vrai entretenues par une partie de l’aristocratie. L’affaire du collier de la Reine éclata en 1785, on vit un Prince de l’église, le cardinal de Rohan arrêté publiquement dans la galerie des glaces. Il avait servi d’entremetteur, victime lui-aussi de cette escroquerie. Tous les regards se sont alors tournés vers Marie Antoinette qui servit d’exutoire dans une affaire où elle était totalement innocente. Dans Paris le bois manquait pour se chauffer ou cuisiner, ce qui n’était pas le cas pour les grands hôtels particuliers dont les cheminées crachaient leur fumée. « L’Autrichienne » voulut remettre à la mode les traîneaux, magnifiques objets décorés à la feuille d’or, mais critiqués de toutes parts, ils furent rapidement remisés. Tout propos devenait plainte. En particulier, bien sûr, l’augmentation perpétuelle des impôts qui finissant par rendre impossible tout négoce, revenait en boucle. «Votre tiers ordre me semble contenir en son sein des gens non moins égoïstes que les courtisans. Avec un air tout dévoué au bien public, ils cherchent à tirer en parti» rapportait des propos tenus à un délégué sur le départ sachant qu’il n’avait pas de blanc-seing pour sa mission.

Elle
Qui aurait dit que nous allions passer quatorze samedis où plus encore à arpenter les rues pour revendiquer, pour revendiquer quoi d’ailleurs ? Un référendum pour vivre mieux sans ne rien réclamer d’autre que le droit d’exister tout en vivant sa jeunesse; le droit d’avoir les moyens de vivre vieux ; tous vêtus de ce gilet jaune symbole du droit de rouler sans être taxé. Pourtant l’élection présidentielle qui avait porté Emmanuel Macron au pouvoir était porteuse d’espoir. La vieille garde politique, les partis, tout fut balayé. Mais le carnet de bal, n’annonçait pas les mêmes danses, comme cet impôt sur la fortune que l’on supprima, comme ces taxes pétrolières qui renchérissaient le prix de l’essence, clef de voûte de notre société automobile. Et puis il y eut cette histoire à épisode du conseiller du Président qui s’en allait faire le coup de main lors de la manifestation du Premier mai 2018 et que l’on retrouvera jouant à la « Françafrique » d’une autre mémoire. C’est la France des retraités qui voient fondre leurs revenus, des chômeurs en fin de droits, des familles nombreuses qui s’en vont bloquer les ronds-points. Mais la planète sait aussi offrir son meilleur aux dirigeants dont les fortunes égoïstes, immorales, s’étalent à l’ombre des indices boursiers.

Lui
Les rouages sont gelés jusqu’au plus haut de l’État. La retraite de De Brienne et le rappel de Necker ont donné aux États généraux de nouvelles urgences. Ils furent convoqués par Louis XVI, le 24 janvier 1789. Le Roi déclara : « Nous avons besoin du concours de nos fidèles sujets pour nous aider à surmonter toutes les difficultés où nous nous trouvons, relativement à l’état de nos finances, et pour établir, suivant nos vœux, un ordre constant et invariable dans toutes les parties du gouvernement qui intéressent le bonheur de nos sujets et la prospérité de notre royaume. » Et puis (surtout), « sa Majesté désire que, jusque sur les terres les plus éloignées de son royaume, et dans les plus modestes habitations, soit donné à chacun le moyen de Lui faire parvenir ses vœux et recommandations. » À sa manière, Louis XVI commence, avec sagesse, à prendre le pouls du pays. Jusque dans les paroisses les plus isolées de France, on entreprend avec soin la rédaction de doléances et de recommandations pour le pays. Assemblées et résumées, elles deviendront « les Cahiers de doléances » que les représentants de chaque région emportent avec eux à Versailles lors de la réunion des États. Dans ces 60.000 cahiers, on reste fidèle au roi mais on exige de limiter son pouvoir, on réclame l’égalité devant l’impôt, devant la justice et une nouvelle constitution garante des libertés individuelles.

Elle
On se rappellera de ce 1er décembre 2018. Partie sur une question de taxe pétrolière, depuis octobre dernier, la mauvaise humeur se généralisait dans la population. En province les nombreux ronds-points étaient pris d’assaut, provoquant des embouteillages alors que les magasins abordaient la dernière ligne droite avant les fêtes. La limitation de la vitesse à 80 kilomètres heure n’avait pas arrangé les choses. À Paris, ce premier samedi de décembre des heurts ont éclaté, en marge du mouvement des « gilets jaunes ». L’Arc de Triomphe est plongé dans un nuage de lacrymogène, au milieu des jets de projectiles. Autour de la flamme du soldat inconnu, des manifestants casqués et encagoulés ont entonné la Marseillaise dans un climat extrêmement tendu. De nombreuses voitures ont été incendiées.

Lui
Chaque ordre propose des recommandations qui lui sont propres ; le clergé dénonce l’influence de Rome en France, la noblesse se plaint de l’absolutisme royal, et le Tiers État réclame le droit de chasse, la suppression de la dîme ou encore celle des droits féodaux. Tous se tiennent prêts et se préparent à intervenir. En mai 1789, les États généraux se réunissent à Versailles. Une synthèse – apparemment assez fidèle – des cahiers de doléances de chaque ordre et de chaque bailli ou sénéchaussée du territoire des trois ordres, et regroupée par thèmes et têtes de chapitre, fut remise à chaque député des trois ordres, avec mention de l’origine des doléances retenues, et, en préambule, les noms et adresses de villégiature à Versailles des députés des trois ordres. On peut imaginer qu’ainsi les députés – lesquels pour la plupart ne se connaissaient pas – ont pu ainsi se visiter, se regrouper et faire converger leurs revendications.

Elle
Le président avait provoqué lors de la Présidentielle de 2017, un tsunami politique, la totalité des partis se sont retrouvés ainsi balayés, sans leader, obligés même de vendre leur siège historique comme le Parti socialiste dont en cette fin d’année la popularité s’approche du crash. Les Français sont moroses, les « gilets-jaunes » plus motivés que jamais, les commerçants voient les fêtes de Noël leurs échapper. L’histoire des gilets jaunes commence sur les réseaux sociaux. Au départ, des Français qui ne se revendiquent d’aucun parti politique ni d’aucun syndicat protestent contre la hausse des taxes sur les carburants annoncée à partir de janvier 2019. Ils se retrouvent donc autour d’un même symbole : le gilet jaune fluo obligatoire dans chaque voiture. Eric Drouet, chauffeur routier, lance le premier appel à la mobilisation début octobre sur Facebook. Les Français sont invités à manifester leur mécontentement en plaçant un gilet jaune sur leur tableau de bord avant une première journée mobilisation nationale le 17 novembre. Le mouvement prend très vite de l’ampleur sur internet. Une pétition en ligne contre la hausse des prix des carburants lancée en mai 2018 par une jeune auto-entrepreneuse, Priscillia Ludosky, passe de 10 000 signatures à plus de 200 000 signatures en quelques jours. Parmi les autres figures des gilets jaunes : une hypnothérapeute bretonne, Jacline Mouraud. Elle interpelle le Président via une vidéo publiée sur Facebook le 18 octobre : « Mais qu’est ce que vous faites du pognon des Français ? », « Où va la France, monsieur Macron ? » La vidéo a été regardée plus de six millions de fois. Sur Facebook, ils sont alors des milliers à rejoindre des dizaines de groupes pour organiser la mobilisation nationale du 17 novembre. Appels à barrer les ronds-points, les routes ou encore les centres commerciaux, le mouvement des « gilets jaunes » est à la fois une réalité qui s’appuyant sur les réseaux sociaux du net est capable d’entretenir la flamme des manifestations du samedi.
Emmanuel Macron épuisé semble perdre la main. Il lance alors l’idée du « Grand débat » dont le coup d’envoi a été donné le 15 janvier. Le flou demeure sur le niveau de participation et les conséquences possibles sur la politique du gouvernement et ses chances de mettre fin au mouvement de protestation. Mais ce « Grand débat » à la surprise de plus d’un, va intéresser les Français. On croyait Emmanuel Macron en perdition, le voilà qui renaît devant un public de maires, de représentants d’associations, de jeunes, un one man show durant parfois sept heures. Il est clair, précis, intéressant. Mais les réunions se multiplient, les ronds-points menacent toujours les voitures et les craintes du samedi laissent les consommateurs chez eux.

Lui
Touchants ces Cahiers de doléances, on a envie de tous les lire. Les paysans de Culmont écrivent : « Sire, nous sommes accablés d’impôts de toutes sortes ; nous vous avons donné jusqu’à présent une partie de notre pain, et il va bientôt nous manquer si cela continue. Si vous voyiez les pauvres chaumières que nous habitons, la pauvre nourriture que nous prenons, vous en seriez touché. Cela vous dirait mieux que nos paroles que nous n’en pouvons plus et qu’il faut nous diminuer nos impôts. Ce qui nous fait bien de la peine, c’est que ceux qui ont le plus de bien paient le moins. Nous payons la taille, et le clergé et la noblesse rien de tout cela. Pourquoi donc est-ce que ce sont les riches qui paient le moins et les pauvres qui paient le plus ? » Les villageois de La Caure (Marne) écrivent : « Les impôts nous surchargent, la répartition en est mal faite ; ceux qui ont les plus grands biens ne paient presque rien ; le peuple paie tout et plus qu’il ne doit. […] ». Ils poursuivent: « nos campagnes inondent de mendiants de tout âge, de tout sexe et de toute condition ; c’est le plus grand et le plus dangereux de tous les abus. […] Nous demandons donc que chaque pauvre demeure dans sa paroisse et qu’on établisse un bureau de charité pour les vrais pauvres. » Les doléances de 1789 sont souvent très hostiles à l’industrie, parce qu’elle est prédatrice de ressources, mais aussi parce qu’elle offense les sens et s’avère un danger pour la santé publique. En Lorraine, dans le cahier de doléances de Daspich et Ebange, les habitants se plaignent de la forte pollution du ruisseau de Fenche, chargé des résidus des forges, des moulins et du lavage du minerai de cuivre.

Le Monde daté 12 janvier

Elle
Les Français ont élu un président jeune. Ils ont incontestablement un président innovant. Selon les propres termes d’Emmanuel Macron, l’initiative du « Grand débat » national est inédite. Aucun Président de la République avant lui n’avait convoqué les citoyens en cours de mandat pour leur demander leur avis sur les politiques à suivre. En 2019, à la mi-février, plus de 6.500 réunions publiques ont eu lieu où sont déjà organisées, on compte environ 800 000 contributions en ligne et plus de 9.000 cahiers de doléances, le « Grand débat » national a suscité l’intérêt des Français. Critiqué pour son manque d’indépendance, boycotté par une partie des Gilets jaunes et des partis d’opposition, des syndicats aussi, ce débat enregistre à la mi-février une participation qui démontre un fort engouement. Les Français ont soif de débat et ils jouent le jeu. C’est impressionnant. On croule littéralement sous les contributions, qu’elles soient faites lors des débats dans les communes ou déposées en ligne sur la plateforme, constate-t-on. Même dans les prisons, même dans les églises.
Mais le mouvement est retors, anti-parlementariste, les menaces de mort frappent quiconque semble avoir des velléités de communiquer. Ingrid Levavasseur, qui fut un temps tête de liste (gilets-jaunes) pour les européennes fut prise à parti lors de la manifestation du dimanche 17 février et c’est la police qui dut l’exfiltrer.

Lui
1789-1790, furent les belles années de notre Révolution, ce sera la Bastille , l’abolition des privilèges , la déclaration des droits de l’homme, l’assemblée constituante, les départements, la vente des biens de l’église. L’œuvre de réforme fut énorme, peut-être même unique dans l’histoire ? Mais nous sommes au printemps 1789, et tout est encore à faire.

Elle
Bien malin qui pourra prédire comment se sortir de ce mouvement nihiliste qui menace tout leader s’il se maintenait comme interlocuteur des médias. On ne sait pas où l’on va, ni comment seront épluchés les dizaines où les centaines de milliers d’interventions. Certains sortent le sésame magique : Vive le référendum d’initiative citoyenne (RIC), présenté comme la solution pour redonner la parole au peuple alors même qu’il va nous falloir intégrer la donnée européenne. Élection oblige. On rentre dans l’enfer des manipulations.
Nous sommes au printemps 2019, et tout est encore à faire.

Bruno Sillard

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4 réponses à Cahiers de doléances et grands débats

  1. philippe person dit :

    Bravo Bruno de vous y être collé…
    il y a quelques semaines, est sorti un très très beau film sur la Révolution française (avec un prêtre défroqué, une Marianne noire et quelques habitants de la belle vallée du Rolla, celle de Cédric Herrou, celle qui déplaît à Eric Ciotti). Personne ne l’a vu et évidemment pas les empereurs du cinéma français (pardon, les Césars).
    ça s’appelle : « Un violent désir de bonheur ». Le réalisateur s’appelle Clément Schneider. Vous entendez son nom pour la première fois et je crois que, lui, il fera parler de lui plus que les faiseurs du moment, genre Xavier Legrand et son épouvantable « Jusqu’à la garde » qui va ramasser les Césars… Un film anxiogène, donc du côté du Pouvoir… Celui de Clément Schneider, lui, montre que croire à un monde futur, ç’est justement le contraire. On est du côté des sens et de la nature…
    Si vous avez quelques secondes, vous trouverez éventuellement mon article du Diplo dessus (Le Monde Diplomatique, février 2019)

    Bruno, j’aime beaucoup votre formule :  » On rentre dans l’enfer des manipulations ».
    Quand on écrit ça, on peut se faire traiter de complotiste… par les manipulateurs !
    mille bonnes choses à vous

    • BRUNO SILLARD dit :

      Pas évident de conter une histoire avec comme toile de fond la Révolution et je pars en chasse pour retrouver « un violent désir de bonheur » le film de Clément Schneiders . Heureusement que le « Danton » de Wajda ainsi que « la nuit de Varennes» marquent leur temps. Pour le reste genre Epinal, on doit pouvoir mettre les gosses devant la « Révolution » de Robert Enrico, personnellement j’adore « la Terreur et la Vertu » certes pas mal amochée par le temps de la série télé « la Caméra explore le temps. Mais surtout côté livre, je me dois de vous conseiller la somme des quatre tomes écrits par Robert Margerit sur la Révolution, le premier s’appelle « L’amour et le temps ». En 1963, il reçut le grand prix de l’Académie française. C’est l’histoire de trois limougeauds qui vont de trouver embarqué (au bon endroit), dans cette révolution. Je viens de relire les pages sur les cahiers de doléances. Une histoire désabusée…
      .

  2. Nathalie Decorde dit :

    Bonjour
    Beaucoup de scepticisme dans votre article que je viens de lire avec intérêt.
    Beau travail de « comparaison » mais les situations ne sont pas comparables.
    Un seul exemple: le système financier est opaque, l’argent voyage plus vite que les nuages soufflés par le vent, de banque en banque, sautillant au gré des angoisses des porteurs d’ordre. « On ne sait d’où il vient, on ne sait où il va » Tout le monde devrait se le rappeler.
    « Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va: ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit. » (Evangile selon Saint-Jean)
    Et le flou facile qui s’inscrit sur les photos du site illustre bien les pensées du monde.

  3. olivier Chastenet dit :

    Intéressant parallèle entre les évènements de la révolution française et les manifestations des gilets jaunes….mais il ne faudrait pas tomber dans les extrêmes,la grande différence c’est un Louis XVI,faible,influençable, totalement en dehors des réalités de la misère de son pays,la vraie misére dans les provinces les plus reculées et cela au 17ème siècle, Vauban,grand voyageur de notre beau pays, l’avait déjà noté dans ses carnets,de même qu’un Saint Simon,pourtant le plus aristocrate des ducs de France (sa « lettre à Louis XIV » dans ses mémoires), la haine du peuple contre une Marie-Antoinette,la plus stupide des femmes qui se voulait politique, (« Le peuple veut du pain…Donnez leur de la brioche! »)arrivant même à se liguer la noblesse contre elle et puis,…. »Notre grand réformateur zélé: Emmanuel Macron,lui aussi en dehors de certaines réalités accablant de taxes la petite bourgeoisie,les classes moyennes au nom du remboursement de notre dette,colossale,abyssale au nom de l’Europe,le technocrate impitoyable,jeune,cassant et méprisant,sans chaleur,sans humanité,au regard en acier trempè,le coach sans tendresse,le bulldozer écrasant tout états d’âmes au nom du résultat,de la courbe (des résultats économiques) descendante qu’il veut infléchir et redresser, qui prend le peuple comme une masse gélatineuse,inconsistante et malléable à souhait,bref le vrai réformateur..Qu’y-a-t-il donc de si frustré et de si blessé chez cet homme pour vouloir,cet idéal de perfection économique parfaitement équilibré? Cet absolutisme forcené,ces prises de partis en faveur de tel ou tel communauté blessé qui ne sont que de purs opportunismes et maintenant cette diabolisation des gilets jaunes,cette manipulation grossière d’un mouvement incontrolable qui ne veut pas mourir,cette psycho-rigidité dont aurait été bien incapable un Louis XVI,la grande différence,c’est cette atroce misére morale dans laquelle nous sommes ,où dans notre société,avant,tout n’était dédié qu’au Dieu du résultat et de la performance,du crédit,du loisir facile et du « consomme et tu seras! » et l’on s’est perdu… »Le médicament que l’on veut vous faire avaler,c’est pour vous soigner,cela a un goût amer mais vous verrez,cela vous guérira! »,disent-ils maintenant,en haut,tout en haut,les spécialistes,les analystes,économistes,grands prêtres et ordonnateurs.On avait pas lu la notice..on les avait cru…mais les effets secondaires??demandons-nous, »C’est pour votre bien! »,disent-ils et maintenant on a tout vomi et on regarde en haut ,tout en haut de la pyramide car la faute elle vient d’en haut…

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