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	<title>Les Soirées de Paris</title>
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	<description>Revue fondée en 1912</description>
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		<title>Helmut Newton, voyeur professionnel</title>
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		<pubDate>Mon, 28 May 2012 10:18:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sandrine Chicaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photo]]></category>

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		<description><![CDATA[Luxe, classe et volupté, tel pourrait être l’adage de la femme newtonienne qui fait l’objet, au Grand Palais, de la première rétrospective* du photographe en France, depuis sa mort en 2004. Le regard sur les femmes du photographe de mode &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/28/helmut-newton-voyeur-professionnel/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/Vignette3.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5485" title="Yves Saint Laurent, Vogue France, Rue Aubriot, Paris 1975  © Helmut Newton Estate " src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/Vignette3.jpg" alt="" width="160" height="200" /></a>Luxe, classe et volupté, tel pourrait être l’adage de la femme newtonienne qui fait l’objet, au Grand Palais, de la première rétrospective* du photographe en France, depuis sa mort en 2004. Le regard sur les femmes du photographe de mode Helmut Newton -qui a notamment travaillé sur l’édition française de Vogue- relève du fantasme, comme en témoignent les nombreux tirages originaux ou «vintage» de l’exposition.</p>
<p><span id="more-5484"></span></p>
<p>Newton ne s’intéresse pas à celles que l’on croise tous les jours dans la rue mais à celles qui ont de l’argent, beaucoup d’argent, et qui sont infiniment belles et puissantes. Leur beauté n’est jamais pure, innocente, elle est hors-norme, les plaçant d’emblée dans le rôle de dominatrices. Ces femmes – le plus souvent des mannequins nues en talons aiguille &#8211; s’assument, s’affichent, s’exhibent dans des postures osées, sulfureuses, et érotiques.</p>
<div id="attachment_5486" class="wp-caption alignright" style="width: 308px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/hauteur1.jpg"><img class="size-full wp-image-5486" title="Yves Saint Laurent, Vogue France, Rue Aubriot, Paris 1975  © Helmut Newton Estate " src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/hauteur1.jpg" alt="" width="298" height="371" /></a><p class="wp-caption-text">Yves Saint Laurent, Vogue France, Rue Aubriot, Paris 1975  © Helmut Newton Estate </p></div>
<p> </p>
<p>Au bord de la piscine, sur le sable, dans une salle réfrigérée, dans un salon bourgeois, dans l’avenue Kléber ou George V… «<em>Le mannequin n’est pas une femme, c’est une idée avec laquelle joue le photographe comme le jongleur avec ses quilles, les disposant selon sa fantaisie</em>», disait Newton. L’artiste aime le choc des images, les éclaboussures. La femme <em>a priori</em> bien sous tout rapport -tailleur cintré et colliers de perles- a forcément des vices : elle boit, fume, provoque, séduit, est ouverte à tous les fantasmes…  La salle «du voyeur» est trash, affichant des photos de prostituées et leurs clients et des scènes sadomaso.</p>
<p>«<em>J’adore la vulgarité. Je suis très attiré par le mauvais goût, plus excitant que le prétendu bon goût qui n’est que la normalisation du regard</em>», confiait Newton en 1984.</p>
<p>Ailleurs, des femmes (nues) blessées semblent tout droit sorties du film Crash de Cronenberg qui associe souffrance et pulsions sexuelles. Elles sont abîmées, parfois dangereuses, ou en danger, croquées par un crocodile ou  cernées par un gros berger allemand.</p>
<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/chute-petite.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5487" title="Par Helmut Newton" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/chute-petite.jpg" alt="" width="200" height="133" /></a>En guise de bouquet final, le gros plan sur les mains d’une femme (riche) déchiquetant, au couteau tranchant, un poulet mort, qui montre son croupion obscène, laisse une image de l’univers d’Helmut Newton, crue, et malgré tout fascinante.</p>
<p>* <a href="http://www.rmn.fr/helmut-newton" target="_blank">Prolongation jusqu’au 30 juillet 2012</a></p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/28/helmut-newton-voyeur-professionnel/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Peer Gynt court toujours</title>
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		<pubDate>Sat, 26 May 2012 09:56:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Byam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec le personnage de Peer Gynt, créé en 1867, Henrik Ibsen nous offre un formidable récit à travers le temps et les continents, une longue course-poursuite d’un ange contre son ombre d’enfant, d’homme, puis de vieillard. Eric Ruf à la &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/26/peer-gynt-court-toujours/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/DSC08087.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5473" title="Peer Gynt, l'affiche du spectacle dans le métro. Photo: Les soirées de Paris" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/DSC08087.jpg" alt="" width="150" height="200" /></a>Avec le personnage de Peer Gynt, créé en 1867, Henrik Ibsen nous offre un formidable récit à travers le temps et les continents, une longue course-poursuite d’un ange contre son ombre d’enfant, d’homme, puis de vieillard. Eric Ruf à la mise en scène et la troupe de la Comédie Française rendent aujourd’hui justice à cet anti-héros au Grand Palais.</p>
<p><span id="more-5472"></span></p>
<p>Peer Gynt a toute sa vie menti à tout le monde, et surtout à lui-même. Tour à tour chenapan bagarreur, marchand d’esclaves, séducteur de la fille du roi des trolls, il n’a pas un instant pour reprendre son souffle. Bon gré, mal gré. Mais à quoi bon, le fondeur de boutons le harcèle finalement, et Peer Gynt, dans une scène simplement poignante, aura beau éplucher scrupuleusement l’oignon comme pour trouver un sens à la vie, il n’y trouvera nul noyau.</p>
<div id="attachment_5474" class="wp-caption alignright" style="width: 330px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/Brigitte-Enguerand-2.jpg"><img class="size-full wp-image-5474" title="Peer Gynt. Photo: Brigitte Enguérand" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/Brigitte-Enguerand-2.jpg" alt="" width="320" height="238" /></a><p class="wp-caption-text">Peer Gynt. Photo: Brigitte Enguérand</p></div>
<p>Les comédiens, faut-il le préciser sont admirables, de Catherine Samie, «<em>mère universelle pour la troupe</em>» selon Eric Ruf, à Hervé Pierre caméléon pour le rôle-titre. Mention spéciale pour Suliane Brahim en Solveig lunaire.<br />
Une vie si tourmentée ne se balaie pas rapidement, le tout dure tout de même 4h45 avec deux entractes. Si le spectateur n’échappe pas à quelques instants d’ennui, ces heures passent bien vite, grâce aussi aux costumes signés Christian Lacroix, et même si la mise en scène reste sage.</p>
<div id="attachment_5478" class="wp-caption alignleft" style="width: 223px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/peer_04081.jpeg"><img class="size-full wp-image-5478 " title="Peer Gynt. Photo: Brigitte Enguérand" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/peer_04081.jpeg" alt="" width="213" height="320" /></a><p class="wp-caption-text">Peer Gynt. Photo: Brigitte Enguérand</p></div>
<p>L’écrin choisi par la Comédie Française pour ce récit au long cours, le Salon d’Honneur du Grand Palais, est, enfin, lui aussi remarquable. La Salle Richelieu se refaisant une beauté en profondeur, la troupe sort ainsi de ses murs au-delà du très solide Théâtre Ephémère au Palais Royal. Mais la visite au vénérable Grand Palais vaut surtout pour le symbole de la réouverture du salon au public après plusieurs dizaines d’années de fermeture. Car si l’affiche est prestigieuse, à n’en pas douter, le résultat n’éblouit pas. Eric Ruf a bien utilisé au sol la grandeur de la pièce pour y installer un long décor aride et onirique, mais le plafond reste bien inutilement lointain. A vrai dire, ce n’est rien, car la verrière est occultée et les grands murs sont peints de gris taupe et de blanc, aucune dorure ne vient perturber le regard. L’attention reste fixée au sol, peut-être du fait de contraintes techniques. Les aventures de Peer Gynt nous y occupent suffisamment.<br />
L’installation des fauteuils en deux rangées de gradins qui se font face est astucieuse. Sauf si par hasard (bien sûr, par hasard) on se divertit à surprendre un spectateur endormi (bon, pendant cette longue soirée, on passe l’éponge pour ces quelques malheureux). Ou si on se surprend à chercher du regard une belle blonde. Une Norvégienne, bien sûr, pour lui causer du pays, de ses fjords et de la folle inventivité de ses auteurs dramatiques.</p>
<p><a href="http://www.comedie-francaise.fr/spectacle-comedie-francaise.php?spid=301&amp;id=517" target="_blank">Embarquement immédiat pour le récit d’une vie</a></p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/26/peer-gynt-court-toujours/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>L’étudiante qui venait du froid</title>
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		<pubDate>Fri, 25 May 2012 03:02:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Sillard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>

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		<description><![CDATA[Elle parle. Sa voix est rauque, usée par trop de cigarettes. Je me laisse bercer par son accent polonais, par son français aussi avec ses féminins maladroits ou ses masculins incertains. La bouteille de whisky est déjà à moitié vide, &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/25/l%e2%80%99etudiante-qui-venait-du-froid/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/vignette13.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5463" title="L'étudiante qui venait du froid. Photo: Bruno Sillard" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/vignette13.jpg" alt="" width="252" height="200" /></a>Elle parle. Sa voix est rauque, usée par trop de cigarettes. Je me laisse bercer par son accent polonais, par son français aussi avec ses féminins maladroits ou ses masculins incertains. La bouteille de whisky est déjà à moitié vide, le cendrier est déjà bientôt plein.  La ville dort. Une musique qui semble lointaine monte de la rue. Une voiture qui passe. Hannah, ce pourrait-être son prénom, dans ce récit certains sont vrais, d’autres non, mais peu importe. Cette histoire est sans doute vraie, peut-être pas, mais peu importe aussi.</p>
<p><span id="more-5462"></span></p>
<p>Hannah venait d’apprendre la mort de Jean, son ancien mari.  La dernière fois qu’elle s’est rendue en Pologne, c’était il y a trois mois. Elle voulait le voir une dernière fois, elle savait que la maladie avait déjà triomphé. Ils avaient un peu parlé, elle lui avait massé ses épaules douloureuses. Et puis, comme toujours, malgré la mort comme seule spectatrice, tout a dérapé. Elle n’avait pu s’empêcher de lui glisser : <em>«Tu devrais tout raconter à notre fille, à ta femme aussi». </em>Le teint cireux du visage de Jean reprit un instant vie : <em>« Dégage ! »</em> fut sa seule réponse.</p>
<p>– Tout a commencé quand je lui ai demandé le divorce.</p>
<p>– Quand était-ce?</p>
<p>– 1980. Il est entré dans une colère folle, et m’a alors tout déballé. Je sentais le monde s’échapper sous mes pieds. Je m’attendais à tout sauf à ça. Oui, il s’était servi de moi et je n’avais rien vu. Non, je ne l’avais jamais rendu amoureux. Il connaissait mon grand ami Christophe à l’université. Il lui fut facile de me rencontrer. Je traînais pas mal alors dans les milieux dissidents de Varsovie. Une fois, j’ai même été arrêtée avec celui qui deviendra, après la chute du Parti communiste, ministre de l’Intérieur !</p>
<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/3501.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-5464" title="&quot;L'étudiante qui venait du froid&quot;. Photo: Bruno Sillard" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/3501.jpg" alt="" width="350" height="233" /></a></p>
<p>Hannah sourit. Elle alluma une nouvelle cigarette.</p>
<p>– Jean s’est servi de toi ?</p>
<p>– Mes copains l’intéressaient plus que tout, et moi connement amoureuse, j’allais bientôt me faire  «inséminer» par lui pour ensuite m’enchaîner d’une bague au doigt. Bravo Hannah, le Parti me sera éternellement reconnaissant !</p>
<p>Elle reversa du whisky dans son verre à peine vidé.</p>
<p>– Et tu ne t’es doutée de rien ?</p>
<p>– Non, jusqu’au jour où j’ai voulu divorcer pour une histoire de cul. Dès le lendemain, un homme vint me voir, beau, une extraordinaire intelligence. J’étais chez moi, à Varsovie. Jean travaillait en France depuis 1974. L’homme commença par m’expliquer que si je persistais à vouloir divorcer, il déballerait tout. Mes copains seraient ravis d’apprendre que tous leurs faits et gestes étaient dûment consignés dans les archives de la police d’Etat, et tout ça, grâce à moi. Mais le pire de l’histoire fut quand l’homme m’ordonna de partir avec ma fille rejoindre Jean à Paris. Tout tournait dans ma tête : il faut prévenir mon directeur, et les papiers, je n’ai pas de passeport ! Mais à chacune de mes questions, l’homme, toujours imperturbable, me répondait que tout était réglé.</p>
<p>– Et tu es parti rejoindre ton mari à Paris.</p>
<p>– Il pouvait par sa mère prétendre à la double nationalité, polonaise mais aussi française. C’est incroyable, mais en moins d’un an, on recevait mon mari, Martha ma fille et moi nos papiers nous conférant la nationalité française !</p>
<p>– Et après, qu’as-tu fait à Paris ?</p>
<p>La nuit se faisait moins noire et les merles commençaient leur tour de chant matinal.</p>
<p>– Avec Jean, des jours on faisait l’amour, d’autres on s’étripait… dans l’ombre de l’homme qui ne m’a jamais lâché.</p>
<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/350-bis.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5465" title="&quot;L'étudiante qui venait du froid&quot;. Photo: Bruno Sillard" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/350-bis.jpg" alt="" width="350" height="278" /></a></p>
<p>– Quel était son nom ?</p>
<p>– Je n’ai jamais su, ni son nom, ni son prénom. Il apparaissait comme ça. Après il a voulu me former en une sorte d’espion dormant. Il me donnait des codes à apprendre, il a même voulu me former au tir, mais là, j’ai refusé.</p>
<p>– Et votre couple de bons Français ?</p>
<p>– J’ai vite compris mon rôle. Jean  travaillait pour un gros groupe industriel spécialisé dans l’énergie et régulièrement il partait en Grèce visiter des chantiers de centrales électriques. Pendant ce temps, on m’envoyait faire du tourisme en Roumanie ou ailleurs. Quand il revenait, il me donnait une enveloppe que je donnais à d’autres contacts.</p>
<p>– On vous payait, je suppose ?</p>
<p>–  Un jour, l’homme m’a demandé pourquoi mon appartement de Varsovie était si petit. Comme je lui ai répondu que nous n’étions pas assez riches pour en avoir un plus grand, il éclata de rire, rajoutant qu’il allait s’occuper de cela. Mais Jean avait sa part d’idéal, il refusa l’argent qu’on lui proposait. Je sais qu’aujourd’hui des amis que j’ai perdu de vue, mais toujours dans l’œil des revues «people», vivent dans des appartements géants, ont des yacht, et moi je n’arrive pas à boucler le mois… mais bon.</p>
<p>– Et cela a duré jusqu’à quand ?</p>
<p>– Je ne sais plus, 1990 avec les années Solidarność sans doute. Puis j’ai enfin divorcé, Il est reparti avec notre fille à Varsovie, j’ai voulu rester à Paris.</p>
<p>– Triste ?</p>
<p>– Non pourquoi ? Ma fille m’en veut, je ne vois pas mon petit-fils et j’ai découvert la mort de Jean par hasard. Quant à mes revenus, ils sont plus maigres qu’un jour sans pain. Mais j’ai vécu, j’ai aimé, j’aime encore…</p>
<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/bouteille-200.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-5466" title="Photo: Bruno Sillard" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/bouteille-200.jpg" alt="" width="135" height="200" /></a></p>
<p> La bouteille de whisky est presque vide, le cendrier qui a été déjà vidé, est à nouveau bientôt plein.</p>
<p>Le ciel se  tache de bleu clair. Mes rosiers sur la terrasse sont magnifiques, Hannah est sortie pour les regarder, sa cigarette au bec.  </p>
<p>Il est l’heure d’aller dormir.</p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/25/l%e2%80%99etudiante-qui-venait-du-froid/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>La Coupole est pleine</title>
		<link>http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/24/la-coupole-est-pleine/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 00:10:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Bonnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gourmandises]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce n’est pas un succès mais une émeute. Ce n’est pas une ambiance mais un vacarme incantatoire à la bouffe française. L’organisation y tient de l’art militaire et pourtant nous ne sommes qu’à la Coupole, bd du Montparnasse, un banal &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/24/la-coupole-est-pleine/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/04/vignette-11.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5213" title="Détail d'un des plafonniers de La Coupole. Photo: Les Soirées de Paris." src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/04/vignette-11.jpg" alt="" width="175" height="200" /></a>Ce n’est pas un succès mais une émeute. Ce n’est pas une ambiance mais un vacarme incantatoire à la bouffe française. L’organisation y tient de l’art militaire et pourtant nous ne sommes qu’à la Coupole, bd du Montparnasse, un banal soir de la semaine. Le monde entier s’y donne rendez-vous.</p>
<p><span id="more-5212"></span></p>
<p>Autant de gens à piloter qui débarquent pour la séance de huit heures et pourtant, en moins d’une minute, nous voilà assis à la table 77. Nos trois couverts sont là. Les assiettes viennent de Limoges comme il se doit sur toute table élégante et ces constatations sont à peine faites que l’on nous distribue trois cartes. Nous avons décidé de tout noter comme à l’école.</p>
<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/04/notes-400.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-5215" title="Notes attribuées le 20 avril 2012 à La Coupole. Table 77. Photo: Les Soirées de Paris." src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/04/notes-400.jpg" alt="" width="215" height="400" /></a></p>
<p>La faute en est à la banalité du plat traité sans maestria ni génie avec juste un peu de technique. La frisée aux lardons avec ses croûtons dorés et ses deux œufs pochés se verra attribuer la note la plus basse. L’enthousiasme a vu son niveau remonter pour le saumon norvégien (15) mais c’est le propre de ces poissons inventeurs du GPS que de remonter les niveaux et de franchir des sauts. Pareil et même mieux pour le croustillant de cabécou qui a vu la sévérité de son examinatrice flancher pour un 19 sur 20.</p>
<p>Il est utile de préciser qu’à ce stade nous avions d’une part rincé une partie de notre sphère ORL avec un champagne Baron de Rothschild et, démarré une bouteille de la Gaffelière 2007 qui exhalait le sans faute dès la première prise de nez.</p>
<p>Servi depuis 1927, le curry d’agneau nous a été servi par un indien en livrée tout droit sorti des cuisines du Taj Mahal. Un homme qui doit se faire prendre en photo un minimum de 600 fois par soirée. Quatorze sur vingt seulement ce n’était pas la faute à l’épaule mais, la responsabilité en incombait à la sauce et au riz, fonctionnels et sans inspiration particulière.</p>
<p>Choisi deux fois, le filet de dorade et risotto d’épeautre aux cèpes avec sa sauce au beurre et riesling a réussi à décrocher un 16 sur 20. Belle réalisation, belles textures, nombreuses nuances, la note aurait peut-être pu faire mieux mais trop d’enthousiasme tait la bonne critique et étouffe la lucidité.</p>
<div id="attachment_5217" class="wp-caption alignleft" style="width: 283px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/04/lustre-500-h1.jpg"><img class="size-full wp-image-5217" title="Détail d'un des plafonniers de La Coupole. Photo: Les Soirées de Paris." src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/04/lustre-500-h1.jpg" alt="" width="273" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Détail d&#39;un des plafonniers de La Coupole. Photo: Les Soirées de Paris.</p></div>
<p>Nous n’avons pas tenu jusqu’au dessert. Si une fusée Ariane avait décollé du centre de la salle, là où nous nous trouvions, à une extrémité Nord, nous ne l’aurions pas entendue. Aussi lorsque l’un de nous trois a suggéré d’aller prendre un dessert ailleurs, après lui avoir fait répéter deux fois et finalement compris ce qu’il voulait dire en lisant sur ses lèvres, nous avons opiné du chef et demandé l’addition. Nous avons d’abord payé celle de nos voisins, 188 euros au lieu de 198, et le serveur confus de son erreur n’a pas osé nous réclamer la différence que nous lui avons pourtant donnée.</p>
<p>Bref la Coupole, c’est comme la séismothérapie (le terme élégant pour électrochoc) ça secoue pendant mais après faut avouer que ça va mieux.</p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/24/la-coupole-est-pleine/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Un sourire sur place et à emporter</title>
		<link>http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/23/un-sourire-sur-place-et-a-emporter/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2012 17:28:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Bonnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gourmandises]]></category>

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		<description><![CDATA[  Pas une fausse note pour un repas à onze euros, cela mérite d’être raconté, même en bref. L’endroit s’appelle «La tête dans la cuisine» un nom qui correspond bien à ce quartier «branché» et qui, de ce strict point &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/23/un-sourire-sur-place-et-a-emporter/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/Vignette2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5453" title="Quiches sur le présentoir de &quot;La tête dans la cuisine&quot;. Photo: Les Soirées de Paris." src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/Vignette2.jpg" alt="" width="239" height="200" /></a>Pas une fausse note pour un repas à onze euros, cela mérite d’être raconté, même en bref. L’endroit s’appelle «La tête dans la cuisine» un nom qui correspond bien à ce quartier «branché» et qui, de ce strict point de vue, pourrait faire peur. Le menu s’affiche en outre tous les jours sur la page Facebook du restaurant : les radicaux de la cuisine traditionnelle pourraient trouver ça rédhibitoire. Il y est par-dessus le marché, question «d’apéro sans alcool », ce qui pourrait entraîner une suspicion de secte bio. Mais nous nous sommes régalés.</p>
<p><span id="more-5452"></span></p>
<p>D’abord une salade d’endives, pommes, mimolette et noix, à l’équilibre si réussi que l’on se surprend à se passer de pain ce qui est tout à la fois rare et très bon signe. Ensuite une quiche aux champignons, mozzarella et coppa qui était simplement savoureuse au sens où ses différents parfums (attention on décolle) s’exhalaient sur toute la surface palatiale du client tout en laissant dans la bouche une bonne persistance après déglutition. Avec un riz au lait bon (sans être parfait) pour conclure et le tout pour 11 euros, il y a là de quoi hésiter à faire connaître l’adresse. D’autant que la «tête» qui se trouve dans la cuisine sourit sans discontinuer dès qu&#8217;elle apparaît derrière son comptoir.</p>
<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/menu-3001.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-5457" title="Le menu du 23 mai. (Capture d'écran)." src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/menu-3001.jpg" alt="" width="300" height="286" /></a></p>
<p>C’est tout petit, c’est au 29 rue Jean-Pierre Timbaud, métro Oberkampf ou République et le menu est affiché tous les jours (donc) sur leur <a href="http://www.facebook.com/Latetedanslacuisine/timeline">page Facebook</a>.</p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/23/un-sourire-sur-place-et-a-emporter/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Le Champagne des profondeurs qui fait rêver</title>
		<link>http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/23/le-champagne-des-profondeurs-qui-fait-rever/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2012 00:40:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louise Lalande</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gourmandises]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[Elles dormaient au fond de la mer Baltique entre le début et le milieu du 19e siècle. Un bateau qui coule et c’est 162 bouteilles de Champagne (datées entre 1841 et 1850) qui gisaient là, à 48 mètres de profondeur, &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/23/le-champagne-des-profondeurs-qui-fait-rever/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/vignette9.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5408" title="La découverte des bouteilles à l'été 2010. Source Artcurial Briest-Poulain F.Tajan" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/vignette9.jpg" alt="" width="227" height="200" /></a>Elles dormaient au fond de la mer Baltique entre le début et le milieu du 19<sup>e</sup> siècle. Un bateau qui coule et c’est 162 bouteilles de Champagne (datées entre 1841 et 1850) qui gisaient là, à 48 mètres de profondeur, au milieu d’un archipel situé entre la Suède et la Finlande. Une température constante, un jeu de pressions favorable et l’on estime que 79 d’entre elles sont non seulement buvables mais excellentes. Elles seront progressivement dispersées aux enchères par la maison Artcurial Briest-Poulain F.Tajan, et la prochaine vente a lieu  le 8 juin à Marieham la capitale des îles Aland.</p>
<p><span id="more-5407"></span></p>
<p>Voici la note de l’expert relative au lot numéro 10 : «<em>Le bouchon a sauté à l’ouverture de la bouteille. Couleur fantastique. Légère fizzinness. Haute élégance. La bouteille a eu une légère fuite avant d’être rebouchée, mais n’a pas été abîmée</em>». Son estimation, entre 10.000 et 15.000 euros peut nous conduire à sacrifier une partie de l’argent mis de côté pour les études des enfants. Un prix plancher qui peut être facilement dépassé. L’une des deux bouteilles mises en vente l’année dernière a été adjugée 30.000 euros.</p>
<div id="attachment_5412" class="wp-caption alignright" style="width: 277px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/5362.jpg"><img class="size-full wp-image-5412" title="L'une des bouteilles récupérées. Source: Artcurial Briest-Poulain F.Tajan." src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/5362.jpg" alt="" width="267" height="536" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;une des bouteilles récupérées. Source: Artcurial Briest-Poulain F.Tajan.</p></div>
<p> </p>
<p>L’expert Richard Juhlin a laissé pour l&#8217;occasion libre cours à un certain enthousiasme: «<em>Les bouteilles trouvées au fond de la mer dans la Baltique près des îles Åland sont la preuve que le Champagne possède des qualités indéniables pour vieillir en beauté. Aucun autre vin n’aurait pu survivre dans ces conditions et développer de tels arômes. J’ai eu l’occasion de déguster des champagnes plus élégants et plus frais, mais ici la concentration aromatique est très impressionnante, son intensité est la plus puissante que j’ai goûté à ce jour et d’une persistance incroyablement longue</em>.»</p>
<p> L’ambiance Rackham le Rouge fait rêver. C’est durant l’été 2010 qu’un certain Anders Näsman et son équipe de plongeurs ont fait cette découverte sortant de l’ordinaire. Le nom de l’épave et sa destination précise sont à ce jour, toujours inconnus. Anders Näsman raconte sa rencontre avec la goélette commerciale, «<em>avec sa cargaison, une cuisinière en briques intacte</em>». Et de préciser que «<em>c’est seulement à la fin de la plongée que nous avons regardé plus au fond du bateau, à l’emplacement initial de la poupe effondrée</em>». La découverte des fameuses bouteilles, immobilisées sous une pression idéale de 5 bars, se fit alors, pour la grande satisfaction du gouvernement des îles Aland qui en devenait propriétaire. Une aubaine pour la notoriété toute relative des 6.500 îles de l’archipel des Aland, une des six régions de la Finlande.</p>
<p>Pour le débouchage et le rebouchage il a été fait appel à un bouchonnier du Portugal afin de créer des bouchons à la bonne taille. A noter que ce sont les bouchons de Madame Clicquot qui se sont révélés les plus résistants aux années. Bizarre par ailleurs qu’un ayant-droit avec le bon de commande soigneusement conservé de son aïeul n’ait pas encore fait valoir sa priorité. Qu’importe, on adore cette histoire et rêver à la «<em>jolie couleur</em>»  du lot A14 (Veuve Clicquot Ponsardin ) au bouquet comportant des traces de citron vert et à l&#8217;ensemble comparé à un «Chardonnay riche». A l’abordage mille sabords.</p>
<div id="attachment_5413" class="wp-caption aligncenter" style="width: 360px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/350.jpg"><img class="size-full wp-image-5413" title="Vue des bouteilles au fond de l'eau. Source: Artcurial Briest-Poulain F.Tajan." src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/350.jpg" alt="" width="350" height="255" /></a><p class="wp-caption-text">Vue des bouteilles au fond de l&#39;eau. Source: Artcurial Briest-Poulain F.Tajan.</p></div>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/23/le-champagne-des-profondeurs-qui-fait-rever/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>C’est la faute à Rabelais! Pièce interdite aux vieux matagoz</title>
		<link>http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/22/c%e2%80%99est-la-faute-a-rabelais-piece-interdite-aux-vieux-matagoz/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 00:17:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabel Violante</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[  «C’est ça ce que vous appelez le théâtre ?» Oui, décidément, deux saltimbanques, quelques lumières, une douzaine d’instruments de musique, peuvent installer du théâtre partout, dans une salle des fêtes, sans estrade ni scène, dans un bastringue. Tout leur est tréteau, &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/22/c%e2%80%99est-la-faute-a-rabelais-piece-interdite-aux-vieux-matagoz/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/vignette12.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5436" title="C'est la Faute à Rabelais. Illustration de l'affiche (Capture d'écran)" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/vignette12.jpg" alt="" width="141" height="200" /></a> «<em>C’est ça ce que vous appelez le théâtre</em> ?» Oui, décidément, deux saltimbanques, quelques lumières, une douzaine d’instruments de musique, peuvent installer du théâtre partout, dans une salle des fêtes, sans estrade ni scène, dans un bastringue. Tout leur est tréteau, tout peut être musique. Quelques lumières et un rideau à roulettes servent de décor, le voyageur Eugène Durif fait irruption, le musicien Pierre-Jules Billon lui donne la réplique : je crois bien qu’on est au théâtre. Et la pièce s’appelle : « C’est la faute à Rabelais ».</p>
<p><span id="more-5433"></span></p>
<p>C’est ce fatras bancal que le théâtre du Cloître de Bellac a promené pendant une semaine en février 2012 en Haute-Vienne. A Saint-Bonnet de Bellac, cent habitants, soixante personnes composaient le public. A Blond, quatre cents habitants, la salle était pleine de cent personnes. On rêverait ailleurs d’un tel taux d’occupation du sol culturel, et d’une telle capillarité de la féerie. Cela viendra bientôt à Châteauroux et dans les environs, à partir du 23 mai sur la scène nationale Equinoxe.</p>
<p>Ce petit théâtre portatif accompagné de xylophone, vielle à roue, banjo, percussions et trompette, fait entendre, chanter, découvrir des mots, grossiers et savoureux, désuets et capiteux. Le public est prévenu que le bateau tanguera : «<em>Cy n&#8217;entrez pas, hypocrites, bigotz, vieux matagotz, marmiteux borsouflés, torcoulx, badaux, plus que n&#8217;estoient les Gots, ny Ostrogotz, precurseurs des magotz : haires, cagotz, cafars empantouflés, gueux mitouflés, frapparts escorniflés</em>», selon l’avertissement de Rabelais – car ce spectacle les ferait sourciller et sursauter.</p>
<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/Rabman.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-5439" title="François Rabelais. Gravue de 1630. Source: Wikipédia" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/Rabman.jpg" alt="" width="350" height="511" /></a></p>
<p>Depuis les «pronostications» initiales jusqu’aux paroles gelées de la fin du <em>Quart Livre</em>, Rabelais est le grand responsable de cette subversion langagière, qui s’incarne aussi en proverbes de François Villon, blasons de Daniels Arms d’Arras, séductions de Clément Marot, bouts rimés d’Alphonse Allais, mots croisés de Tristan Tzara, chansons à boire, parodies de music-hall. Citations et déformations ricochent entre le clown triste et l’Auguste, entre ces Wladimir et Estragon qui n’attendent rien ni personne.</p>
<p>La mécanique joueuse et joyeuse des mots et des sons ne fait pas que révéler une fibre égrillarde et charnue à laquelle la langue française renonce souvent au nom du bon goût et de la juste mesure ; et ce mélange de fatrasies n’est pas simplement consolant et rafraîchissant parce que les insultes du capitaine Haddock et les blagues sur les blondes y côtoient les grands de la littérature. C’est toute une vision du monde qui s’ouvre et se met en branle, où grouillent les détails, les petits, les déchus, les oubliés – hommes ou mots, qui occupent et débordent la scène, détournent le mince filet narratif, mettent sur la sellette les «atrophiés de l’humain».</p>
<p>Les blagues vieillottes («<em>T’as vu Montecarlo</em> ? <em>J’ai vu monter personne</em>») et les «<em>je me souviens</em>» fanés qui n’ont pas la délicatesse d’un Perec mais remontent rudement depuis des friches de silence et d’ateliers d’écriture, témoignent au même titre d’une oralité diffuse et perdue, inventive et simple, où le public de Saint-Bonnet de Bellac et de Blond se reconnaissait en riant aux éclats, en reprenant les refrains.</p>
<p>Peu à peu le détail physiologique fout le camp, «<em>la rate qui s’dilate</em>» répond à l’énonciation grave des parties du corps chez Rabelais, le plaisir de lister tourne au délitement. La mort rôde dans ce spectacle où le corps se fait plaisir – les compères débouchent une bouteille et partagent un verre avec le public. Ça fini par un «Calanche blues» de Durif lui-même, où avant d’endosser la «<em>tenue de sapin</em>» on espère vivre encore un peu et, sans changer le monde, le regarder avec plus d’attention : «<em>Avant je parlais pour changer le monde, maintenant je parle pour que le monde ne me change pas</em>», clame Durif, l’homme de théâtre qui est aussi bien baladin que philosophe et romancier.</p>
<p>Et c’est enfin le corps social tout entier qui étale sa gangrène. De même que si Gavroche meurt, c’est la faute à Voltaire, la poignante «Berceuse pour un Pas-de-chance» de Jehan Rictus qui meurt sur les boulevards de cette belle Paris, c’est «la faute à Rabelais» toujours recommencée :</p>
<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/Texte.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5446" title="Texte" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/Texte.jpg" alt="" width="334" height="196" /></a></p>
<p> On ne saurait parler plus justement que ce symboliste anarchiste du début du XXème siècle, exhumé par Durif, l’homme aux mille tours, accompagné par Billon, l’homme aux mille sons.</p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong><em>C’est la faute à Rabelais/</em>Théâtre Equinoxe, Châteauroux</strong></p>
<p> <strong>Eugène Durif, </strong><em><strong>C’est la faute à Rabelais</strong></em></p>
<p>Mise en scène Jean-Louis Hourdin/Avec Eugène Durif et Pierre-Jules Billon/Musique Pierre-Jules Billon</p>
<p><strong>Mercredi 23 mai | 20h30 </strong>salle multi-activités d&#8217;<strong>Arthon &#8211; </strong>Rue du stade<strong><br />
</strong>Renseignements et billetterie auprès de la mairie au<strong> 02 54 36 14 09</strong><strong></strong>salle des fêtes de <strong>Martizay</strong> &#8211; Place du champ de foire<strong><br />
</strong>Renseignements et billetterie auprès de Michel Navion au<strong> 06 20 92 17 75</strong></p>
<p><strong>jeudi 24 mai | 20h30 </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>vendredi 25 mai | 20H30</strong> salle des fêtes de <strong>Sacierges-Saint-Martin</strong>(près de Saint-Benoît-du-Sault) &#8211; A côté de la mairie &#8211; Renseignements et billetterie auprès de Danièle Axisa au 02 54 47 57 95</p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/22/c%e2%80%99est-la-faute-a-rabelais-piece-interdite-aux-vieux-matagoz/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>L&#8217;épopée de la presse écrite se scénographie à la BnF</title>
		<link>http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/20/lepopee-de-la-presse-ecrite-se-scenographie-a-la-bnf/</link>
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		<pubDate>Sun, 20 May 2012 10:07:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Bonnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>

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		<description><![CDATA[De nos jours, si Emile Zola n’avait eu d’autres moyens pour publier son «J’accuse», il aurait dû le faire en très exactement 180 tweets. Ainsi va la presse pourrait-on se dire au sortir de la convaincante exposition organisée autour de &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/20/lepopee-de-la-presse-ecrite-se-scenographie-a-la-bnf/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/Vignette1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5395" title="L'affiche de l'exposition sur la presse à la BnF. Source: BnF" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/Vignette1.jpg" alt="" width="133" height="200" /></a>De nos jours, si Emile Zola n’avait eu d’autres moyens pour publier son «J’accuse», il aurait dû le faire en très exactement 180 tweets. Ainsi va la presse pourrait-on se dire au sortir de la convaincante exposition organisée autour de l’histoire des journaux par la BnF. Convaincante dans le sens où la grande galerie de la Bibliothèque Mitterrand dans le 13<sup>e</sup> arrondissement se donne du coup des allures de département paléontologique. La presse papier ne compte plus ses morts mais son histoire, telle qu’organisée par la bibliothèque en charge du dépôt légal des publications jusqu’au 15 juillet, nous étreint.</p>
<p><span id="more-5394"></span></p>
<p>Peu de gens le savent et sur ce point, sauf erreur, cette exposition ne renseigne pas le visiteur, la presse française était à la fin du 19<sup>e</sup> siècle, avec 80 quotidiens nationaux et 180 quotidiens régionaux,  la première au monde, sans doute à égalité avec les Etats-Unis. Sa décadence est venue lentement avec la multiplication des moyens d’information dont Internet est pour l’instant le dernier avatar.</p>
<div id="attachment_5397" class="wp-caption alignright" style="width: 319px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/Archives-Le-Parisien-Photographes1.jpg"><img class="size-full wp-image-5397 " title="L'équipe des photographes du Parisien Libéré en 1951. Archives Le Parisien Aujourd'hui en France" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/Archives-Le-Parisien-Photographes1.jpg" alt="" width="309" height="430" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;équipe des photographes du Parisien Libéré en 1951. Archives Le Parisien Aujourd&#39;hui en France</p></div>
<p>Allez-y ! Cette fresque organisée par la BnF vaut bien Lascaux. Mais comme il s’agit surtout du 20e siècle, on a conservé quelques courtes vidéos de l’homme de papier. Ainsi cette séquence introduisant le visiteur au milieu d’une conférence de rédaction du quotidien la Croix, Roger Thérond jeune et feu directeur de Paris Match expliquant à ses journalistes avec quelle méthode le magazine américain Look remplit ses pages ou encore le regretté Serge July (que l’on n’entend plus qu’à RTL désormais) détaillant l’idée originelle de Sartre sur le langage écrit pour lancer Libération.</p>
<p>Un jour, lorsqu’il sera dépassé, l’iPhone intégrera ce genre de Panthéon des différents matériels utilisés par les journalistes pour couvrir l’actualité. En attendant, voici un bélinographe qui permettait de transmettre une photo à distance, voilà un appareil photo avec son flash si gros que le tout ne tiendrait pas dans une boîte à chaussures et surtout des journaux, beaucoup de journaux dont quatre dépliés et assemblés suffiraient à faire une nappe de pique-nique. Leur superficie, voilà ce qu’Internet ne peut pas leur enlever et qui contribue à faire que la lecture de Courrier International par exemple, est un plaisir non transposable sur écran.</p>
<div id="attachment_5398" class="wp-caption alignleft" style="width: 273px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/rotos.jpg"><img class="size-full wp-image-5398 " title="Vue des rotatives en action, 29 mars 1927. Fonds L'Aurore/Le Journal BnF, département des estampes et de la photographie." src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/rotos.jpg" alt="" width="263" height="350" /></a><p class="wp-caption-text">Vue des rotatives en action, 29 mars 1927. Fonds L&#39;Aurore/Le Journal BnF, département des estampes et de la photographie.</p></div>
<p>Du papier, voilà ce qu’il fallait, avec des rotatives pour l’imprimer, des rotativistes justement, des linotypistes, des ficeleurs, des correcteurs, des secrétaires de rédaction, des journalistes avec leur hiérarchie, des livreurs à vélo et des marchands de journaux tout au bout de la chaîne. Cette exposition trace avec précision comment fonctionne un journal (oui on peut encore utiliser le présent) depuis une information quelconque jusqu’au moment où le lecteur peut la lire, attablé à la terrasse d’un café. Une organisation qui nécessitait de multiples corps de métiers. La scénographie de la BnF fait preuve de pédagogie par l’exemple et c’est tant mieux pour le visiteur qui souvent ne connaît que le produit fini.</p>
<p>«La Presse à la Une, de la gazette  à Internet», voilà comment ses concepteurs ont baptisé ce parcours historique. Assez logiquement, c’est Internet (et son i majuscule que n’ont jamais eu le mot presse ou encore radio et télévision) qui l’achève. Piteusement du reste car il n’y pas grand chose à montrer. Et ce n’est pas grave car il s’agit ici d’abord de l‘histoire de la presse papier et non l’histoire de l’information même si la confusion se fait naturellement.</p>
<p>Il faut aller voir cette exposition intéressante sans s’encombrer de nostalgie. L’information n’est pas constituée par son support, peu importe la façon dont elle se transmet (1). Internet s’est installé dans le paysage sans provoquer jusqu’à présent l’hécatombe promise. Il est toujours plaisant de lire son journal à l’ombre du mûrier blanc du jardin du Luxembourg sans craindre une coupure réseau, sans qu’un signal ne vous alerte sur le niveau de votre batterie ou qu’un vilain « pop up » ne vous saute au visage en plein milieu d’une brillante analyse sur la situation internationale.</p>
<div id="attachment_5399" class="wp-caption aligncenter" style="width: 500px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/LAurore-porteurs-à-vélos.jpg"><img class="size-full wp-image-5399" title="Photo retouchée. Groupe de porteurs  à vélo dans Paris, pour la diffusion de L'Aurore, Paris-Soir etc... BnF, département des estampes et de la photographie." src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/LAurore-porteurs-à-vélos.jpg" alt="" width="490" height="375" /></a><p class="wp-caption-text">Photo retouchée. Groupe de porteurs à vélo dans Paris, pour la diffusion de L&#39;Aurore, Paris-Soir etc... BnF, département des estampes et de la photographie.</p></div>
<p>Post-scriptum : il se trouve que la BnF s’est associée avec 7 institutions installées comme elle dans le 13<sup>e</sup> arrondissement, pour une opération portes ouvertes (La semaine du nouveau quartier latin) qui permettra à ceux que cela intéresse de découvrir l’université René Diderot (Les Grands Moulins), la fondation Maison des sciences de l’homme, la Bibliothèque univesitaire des langues et civilisations ou encore l’Ecole nationale supérieure d’architecture Paris-Val de Marne. L’opération se déroule du 21 mai au 3 juin. Renseignements. <a href="http://www.nql13.fr">www.nql13.fr</a></p>
<p>(1) C’est bien grâce à Internet du reste que Les Soirées de Paris ont pu reparaître et toiser aujourd&#8217;hui les 100 années d’existence.</p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/20/lepopee-de-la-presse-ecrite-se-scenographie-a-la-bnf/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Les P4 planantes se font rares</title>
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		<pubDate>Sat, 19 May 2012 15:58:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Bonnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enchères]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Style]]></category>

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		<description><![CDATA[Il en reste encore deux à l’intérieur et au prix où s’adjuge désormais tout ce qui est rare, il devient envisageable de les confier à une maison de vente. Imaginons qu’un prince très riche se lève un matin avec une &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/19/les-p4-planantes-se-font-rares/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/Sans-titre-1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5419" title="Détail d'un paquet de P4. Photo: Les Soirées de Paris" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/Sans-titre-1.jpg" alt="" width="291" height="200" /></a>Il en reste encore deux à l’intérieur et au prix où s’adjuge désormais tout ce qui est rare, il devient envisageable de les confier à une maison de vente. Imaginons qu’un prince très riche se lève un matin avec une lubie qui consisterait à vouloir rapidement fumer une P4 ou encore une de celles que l’on appelait aussi les Parisiennes, il aurait, malgré sa fortune, un peu de mal à en trouver.</p>
<p><span id="more-5418"></span>Paradoxe, en cas d’enchère inattendue, ces P4 que l’on trouvait encore en vente chez les buralistes dans les années 70 étaient des cigarettes pour fumeurs fauchés, pour consommateurs n’ayant même pas les moyens de se payer un paquet de Gauloises, lesquelles étaient déjà bien moins chères que les blondes.</p>
<div id="attachment_5422" class="wp-caption alignright" style="width: 360px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/P4.jpg"><img class="size-full wp-image-5422" title="Paquet de Parisiennes dites P4. Photo: Les Soirées de Paris" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/P4.jpg" alt="" width="350" height="404" /></a><p class="wp-caption-text">Paquet de Parisiennes dites P4. Photo: Les Soirées de Paris</p></div>
<p> </p>
<p>Oh oh et qu’éprouverait-il alors notre prince après avoir délicatement tourné la molette de son briquet Benson <em>deep vintage </em>afin d’allumer son rarissime fumigène ? Il aurait sûrement quelques visions comme une mobylette bleue ou orange, un jeans patte d’éléphant, un sac en en bandoulière soi-disant sorti des surplus de l’armée américaine et en tout cas estampillé d’un signe de paix avec au moins un flipper «Amazon hunt» en perspective. Images auxquelles s’ajouteraient quelques odeurs comme un patchouli entêtant et des effluves très louches de résine exotique. Par dessus tout ça il entendrait des sons de guitares aussi distordus qu’aériens et plus globalement de la musique certifiée planante parce que garantie spatiale.</p>
<p>Autant la pourtant banale Marlboro <em>light</em> peut de nos jours tuer gravement son consommateur en trois bouffées par ailleurs spermicides, avec effets collatéraux sur l’entourage immédiat, autant la vieille P4 que de mémoire on achetait vingt cinq centimes est toujours à même , rien qu’en la regardant, de déclencher tout un film sans nuire aux artères. Déconcertant, non ?</p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/19/les-p4-planantes-se-font-rares/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Noir c’est noir</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 00:52:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Byam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[1665, la Grande Peste a jeté son ombre nauséabonde sur Londres. Les époux Snelgrave, qui tuent le temps dans leur maison bourgeoise, subissent un prolongement de leur quarantaine du fait de l’irruption intempestive d’un  couple de gueux. Voilà brossée à &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/18/noir-c%e2%80%99est-noir/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/vignette8.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5387" title="L'enseigne de la Comédie Française sur le théâtre éphémère. Photo: Les Soirées de Paris." src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/vignette8.jpg" alt="" width="171" height="200" /></a>1665, la Grande Peste a jeté son ombre nauséabonde sur Londres. Les époux Snelgrave, qui tuent le temps dans leur maison bourgeoise, subissent un prolongement de leur quarantaine du fait de l’irruption intempestive d’un  couple de gueux. Voilà brossée à gros traits la sombre, très sombre ambiance à l’entame d’<em>Une puce, épargnez-la</em>, la pièce de l’américaine Naomi Wallace présentée en alternance jusqu’au 12 juin au Théâtre Ephémère de la Comédie Française.</p>
<p><span id="more-5386"></span></p>
<p>Une pièce contemporaine, créée à Londres en 1995, qui nous offre, par la magie de l’interprétation, du cadre et de la mise en scène, une expérience déroutante. On pense à des films admirablement angoissants comme <em>The Servant</em> de Joseph Losey pour la confrontation du maître et du valet, ou <em>Les Oiseaux</em> d’Alfred Hitchcock pour l’écrasant symbole des corbeaux qui envahissent la scène. Ou à Bob Wilson pour le minimalisme, les gants rouges ou la lumière stroboscopique qui éblouit le public entre chaque scène.</p>
<div id="attachment_5388" class="wp-caption alignright" style="width: 355px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/345.jpg"><img class="size-full wp-image-5388" title="&quot;Une puce, épargnez-la&quot;, la pièce de l’américaine Naomi Wallace. Photo: Christophe Raynaud de Lage." src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/345.jpg" alt="" width="345" height="231" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;Une puce, épargnez-la&quot;, la pièce de l’américaine Naomi Wallace. Photo: Christophe Raynaud de Lage.</p></div>
<p>Ce huis clos réserve quelques moments d’ennui, mais on soupçonne qu’ils sont là justement pour nous faire partager plus sensiblement le désespoir des quatre personnages cloitrés, renseignés sur le monde extérieur ou ce qu’il en reste (des cadavres, toujours plus de cadavres) uniquement par un gardien qui a tout du vautour. Dans cet espace confiné, qui sent le renfermé et le vinaigre répandu pour raisons sanitaires, la maladie gagne les esprits avant les corps. La supériorité du bourgeois bien sûr ne fait pas longtemps illusion, elle ne tient finalement qu’à une paire de souliers comme nous le montre une scène remarquable.</p>
<p>Alors que les prisonniers n’ont plus que quelques mètres carrés pour survivre, les récits de grand large du marin intrus résonnent comme le souvenir d’un monde à jamais perdu.</p>
<div id="attachment_5389" class="wp-caption alignleft" style="width: 360px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/400-H.jpg"><img class="size-full wp-image-5389" title="L'entrée du Théâtre éphémère dans le jardin du Palais Royal. Photo: PHB/Les Soirées de Paris" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2012/05/400-H.jpg" alt="" width="350" height="467" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;entrée du Théâtre éphémère dans le jardin du Palais Royal. Photo: PHB/Les Soirées de Paris</p></div>
<p> </p>
<p><a href="http://www.comedie-francaise.fr/spectacle-comedie-francaise.php?spid=297&amp;id=517">La porte d’entrée du Théâtre Ephémère</a></p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/05/18/noir-c%e2%80%99est-noir/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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