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	<title>Les Soirées de Paris</title>
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	<description>Revue fondée en 1912</description>
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		<title>Un siège, un siège pour notre âme au Musée Dapper</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2013 02:04:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Bonnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Style]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans certains pays d’Afrique mais en l’occurrence dans la région de Sinkat au Soudan, on utilise un petit support en bois que l’on pose à même le sol pour reposer sa tête au moment de la sieste.  Cet oreiller en &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/24/un-siege-un-siege-pour-notre-ame-au-musee-dapper/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/vignette-affiche.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8414" title="L'affiche de l'exposition" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/vignette-affiche.jpg" alt="" width="148" height="220" /></a>Dans certains pays d’Afrique mais en l’occurrence dans la région de Sinkat au Soudan, on utilise un petit support en bois que l’on pose à même le sol pour reposer sa tête au moment de la sieste.  Cet oreiller en dur est de surcroît fourré de « charmes » destiné à protéger des maléfices un dormeur par définition vulnérable. Cela fait partie des informations intéressantes que l’on glane à l’épatant Musée Dapper dans le cadre de l’exposition « Design en Afrique, s’asseoir, se coucher et rêver ».<span id="more-8413"></span></p>
<p>Epatant mais trop discret. Qui le savait? Cette exposition a ouvert ses portes  en octobre 2012 et se termine heureusement le 14 juillet car cela laisse encore un peu de temps pour en profiter, à deux pas de la place de l’Etoile. La scénographie confronte intelligemment le passé et le futur de l’Afrique. On y voit ainsi un lit funéraire ancien, très beau, mais qui ne donne pas brrr… envie de s’y étendre et aussi un meuble de rangement « moderne », superbe, réalisé par Ousmane Mbaye avec des tubes galvanisés et des éléments de fûts de pétrole dans leur couleur d’origine. Le génie de l’épure dans le premier cas le dispute à l’inspiration née de la récupération de déchets dans le second. Le talent africain se manifeste également dans cette bibliothèque que de loin on confond avec un grand masque.</p>
<div id="attachment_8415" class="wp-caption alignright" style="width: 283px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/400.jpg"><img class="size-full wp-image-8415" title="Hemba/RDC Siège. Archives Musée Dapper et Hughes Dubois" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/400.jpg" alt="" width="273" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Hemba/RDC Siège. Archives Musée Dapper et Hughes Dubois</p></div>
<p>En Afrique, démontre cette exposition, le siège n’est pas qu’un support pour les fesses. Chez les Asante (Ghana), il est dit qu’il « n’est pas de secret entre un homme » et son fauteuil. Car le siège est censé celer une part de l’âme de son utilisateur.</p>
<p>Pour les chefs, rois et sultans, c’est évidemment une autre paire de manches et même toute une affaire. L’entrée de l’exposition présente à ce sujet une série de photos prises par Daniel Lainé et montrant différents dirigeants sur ce qui ressemble à des trônes avec une mention spéciale pour le palanquin en forme de Mercedes utilisé au Ghana par Nana Philip Kodjo Gorkelu, Asafoatse Gorkelu IV, pour ses déplacements.</p>
<p>Intelligente, cette exposition qui se parcourt classiquement debout,  donne à réfléchir sur le siège sans âme du métro qui vous emmène ailleurs et vous force à reconsidérer votre siège de bureau ou votre canapé du salon. D’ailleurs lorsque par facétie on s’assoit dans le fauteuil  de son chef on ressent forcément quelque chose entre un sentiment d’usurpation et de confort satisfait. C’est l’âme du manager qui prend alors possession de votre esprit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.dapper.fr/" target="_blank">Musée Dapper</a></p>
<p>35 bis, rue Paul Valéry. Métro Etoile, Victor Hugo ou Boissière</p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/24/un-siege-un-siege-pour-notre-ame-au-musee-dapper/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Ces déchets qui nous interpellent</title>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 02:09:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louise Lalande</dc:creator>
				<category><![CDATA[Surprises urbaines]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette télé a dû connaître Catherine Langeais, cette femme qui personnifia à l’écran les débuts de la télévision française. A coup sûr, lorsque l’on tombe sur un objet de ce genre abandonné sur un trottoir, c’est que quelqu’un a vidé &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/23/ces-dechets-qui-nous-interpellent/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/03/vignette13.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7983" title="La télévision abandonnée. Photo: Les Soirées de Paris" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/03/vignette13.jpg" alt="" width="280" height="230" /></a>Cette télé a dû connaître Catherine Langeais, cette femme qui personnifia à l’écran les débuts de la télévision française. A coup sûr, lorsque l’on tombe sur un objet de ce genre abandonné sur un trottoir, c’est que quelqu’un a vidé l’appartement ou la cave d’un papi ou d’une mamie ayant définitivement quitté son appartement. Bien souvent c’est assez crasseux, car cela vient de la cave justement et on y voit en plus quelques vieux outils, tubes de cirage ou vieux journaux.<span id="more-7982"></span></p>
<p>Mais ce meuble de télévision avait encore une certaine gueule et son écran arborait comme des couleurs de lagon dans un au-delà cathodique ou d&rsquo;oeil de chat crevé comme l&rsquo;on voudra. Un inconnu avait en outre abandonné sur un étage intermédiaire une bouteille de vodka. Une benne municipale emporterait bientôt l&rsquo;ensemble avec les détritus qui gisaient autour, soit un peu de paille et quelques bouteilles vides aux étiquettes fameuses. Tous ces lambeaux irrécupérables étaient destinés à l&rsquo;incinérateur, au broyeur ou au recycleur. Une histoire s’était arrêtée.</p>
<div id="attachment_8346" class="wp-caption alignright" style="width: 293px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/nouvelle-hauteur1.jpg"><img class="size-full wp-image-8346" title="Rue Pixérécourt. Photo: Les Soirées de Paris" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/nouvelle-hauteur1.jpg" alt="" width="283" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Rue Pixérécourt. Photo: Les Soirées de Paris</p></div>
<p>D’autres fois il y a des choses que l’on ne peut s’empêcher de sauver. Il en est ainsi de cette photo noir et blanc aux bords dentelés. On y voit une petite fille brune accroupie dans la mer et fixant l’objectif. Nulle légende ne précise qui elle était. Son propriétaire la gardait comme un souvenir. C’était peut-être la petite fille en question, l’un de ses proches ou un parent de Catherine Langeais.</p>
<p>C’est triste de se dire en tout cas que ce petit bout de joie saisi durant les vacances va lui aussi partir aux ordures.</p>
<p>Alors on l’a glissé dans un dictionnaire qui se trouvait dans le tas. Un petit Larousse dont une mention au crayon sur une page intérieure précise qu’il a été acheté en 1930. Son état est presque impeccable. Il servait peut-être à faire des mots croisés. Il contient du vocabulaire que l’on ne trouve plus dans les dictionnaires les plus récents. C’est important un dictionnaire et plus encore un vieux dico puisque cela explique tout et notamment des choses qui n’ont plus cours.</p>
<p>L’idée qu’un chien pourrait pisser sur cette photo ou sur ce dictionnaire, que la pluie pourrait les transformer en déchets minables et spongieux a quelque chose de triste. La procédure d&rsquo;interpellation peut se mettre en branle.</p>
<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/fff.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8347" title="Photo: Les Soirées de Paris" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/fff.jpg" alt="" width="350" height="229" /></a>Les voilà donc qui font signe au passant qui n’y voit pas une tranche d&rsquo;immondice mais une aubaine. Ils sont désormais protégés pour encore un moment. Quelque part quelqu&rsquo;un nous en saura gré.</p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/23/ces-dechets-qui-nous-interpellent/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Blaise Cendrars en pack de trois</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 03:39:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Bonnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Photo]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[De nos jours elle fait un peu tas de ferraille mais à l’époque, entre 1927 et 1930 précise la légende, le mufle de l’Alfa Romeo appartenant à Blaise Cendrars devait un peu parler aux tripes et griser conducteur et passager. &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/22/blaise-cendrars-en-pack-de-trois/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/vignette-23.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8390" title="Cendrars en devanture d'une librairie du 15e arrondissement. Photo: LSDP" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/vignette-23.jpg" alt="" width="236" height="220" /></a>De nos jours elle fait un peu tas de ferraille mais à l’époque, entre 1927 et 1930 précise la légende, le mufle de l’Alfa Romeo appartenant à Blaise Cendrars devait un peu parler aux tripes et griser conducteur et passager. Cette photo apparaît dans l’album qui fait partie de la parution ce mois-ci à la Pléiade des œuvres autobiographiques complètes de Blaise Cendrars. L’iconographie a été choisie et commentée par Laurence Campa. <span id="more-8389"></span></p>
<p>C’est presque un album de voyages du reste, tant l’écrivain a pu bourlinguer, souvent pour de vrai et parfois pour de faux. Il nous est également donné de voir la Ford que Cendrars utilisa au Brésil en 1927. Un modèle « plein air » dont l’archaïsme la rapproche davantage du tracteur que du coupé belle époque. Comme ce volume est aussi l’histoire de l’écrivain, Laurence Campa nous débarque le 12 août 1927 à Rio et nous installe dans une chambre du Copacabana Palace. C’est la magie des livres d’images que de donner à voir et à imaginer. Le sens de la narration de la commentatrice et son inclination finement contenue pour le sujet font que l’on ne s’ennuie pas une seconde à découvrir l’auteur de « L’homme foudroyé » ou de l’anthologique « Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France » illustré par le peintre Sonia Delaunay.</p>
<div id="attachment_8391" class="wp-caption alignright" style="width: 370px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/bloc.jpg"><img class="size-full wp-image-8391" title="Cendrars en devanture d'une librairie du 15e arrondissement. Photo: LSDP" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/bloc.jpg" alt="" width="360" height="213" /></a><p class="wp-caption-text">Cendrars en devanture d&rsquo;une librairie du 15e arrondissement. Photo: LSDP</p></div>
<p>Quelle belle gueule quand même que ce Blaise Cendrars, du moins sur une large partie de sa vie. La photo du coffret, prise en 1911 est déjà tout un portrait d’un homme qui n’a pas trente ans et encore ses deux bras puisqu’il en perdra un sur le Front. Son visage exsude le charme, une certaine intelligence, un élan créatif qui allait le porter bien loin. Page 155, on le voit encore en 1932 à Bordeaux derrière Igor Stravinsky. Blaise Cendrars a de l&rsquo;allure il se sent bien en costume de journaliste. « <em>Avec la confiance de Lazareff et Prouvost à Paris-Soir</em>, écrit Laurence Campa, <em>de Laffitte et Brossolette à Excelsior, Cendrars se jette dans le reportage</em> ». Il porte beau donc, et sa tête cinématographique de reporter haute époque attire les médias.</p>
<p>D’ailleurs, lors de la conférence de presse de présentation de son arrivée dans la Pléïade à la Maison de l’Amérique Latine boulevard Saint-Germain, la scène alentour pouvait prêter à confusion. Des cars de CRS, des camionnettes équipées de paraboles satellite, des officiers de police en civil, des badauds de part et d’autre du boulevard, il était permis de penser que l’importance de Blaise Cendrars dans le public avait été grandement sous-évaluée. Mais renseignements pris, c’était le président de la république et les parlementaires PS qui s’exprimaient à deux pas. La concurrence était inégale.</p>
<p>Il n’empêche que l’écrivain avait quand même réussi à faire salle comble de son côté sous les ors de ce bel hôtel germanopratin qu&rsquo;est la Maison de l&rsquo;Amérique Latine. Sa légende et même ses légendes qu’il avait exprès échafaudées, sont désormais entrées dans cette sorte de Panthéon de la littérature qu’est la collection de la Pléiade, avec cette édition dédiée dirigée par Claude Leroy. Elle permet de faire plus ample connaissance avec l’écrivain, le poète et aussi l’artiste. « <em>Un univers étonnant</em>, écrit encore à son propos Laurence Campa, <em>polychrome et varié comme la vie même </em>» que l’on peut désormais découvrir d’un seul tenant. En vente depuis le 15 mai.</p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/22/blaise-cendrars-en-pack-de-trois/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Gentil Rousseau, je te salue</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 02:24:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gérard H. Goutierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Peinture]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon cher Henri, cela fait bien longtemps que nous n&#8217;avons eu de tes nouvelles, mon bon Douanier ! Maintenant que tu as rejoint le pays de tes rêves en couleurs, je profite du jour de ton anniversaire (tu es né &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/21/gentil-rousseau-je-te-salue/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/Vignette-12.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8379" title="Effigie du peintre Rousseau sur sa tombe à Laval. Photo: Gérard Goutierre" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/Vignette-12.jpg" alt="" width="165" height="220" /></a>Mon cher Henri, cela fait bien longtemps que nous n&rsquo;avons eu de tes nouvelles, mon bon Douanier ! Maintenant que tu as rejoint le pays de tes rêves en couleurs, je profite du jour de ton anniversaire (tu es né un 21mai) pour te dire un peu ce qui s&rsquo;est passé ici depuis ton départ.  Peut être as-tu été un peu déçu de voir aussi peu de monde à ton enterrement ; sept personnes seulement ont accompagné le convoi. Ne te formalise pas ; c&rsquo;est que l&rsquo;avis de tes obsèques est arrivé trop tard. <span id="more-8377"></span></p>
<p>Il y avait quand même ceux qui t&rsquo;estimaient le plus et qui t&rsquo;aimaient : Robert Delaunay, le peintre qui t&rsquo;a toujours défendu, ton bon ami Guillaume Apollinaire, que tu as si bien représenté en compagnie de sa muse Marie Laurencin, et M. Quéval, le propriétaire de ton atelier. Et puis tu sais que Delaunay a fait un beau geste : il t&rsquo;a acheté une concession de trente ans au cimetière de Bagneux. Guillaume ne t&rsquo;a pas oublié. Il t&rsquo;a écrit un joli poème, celui là même que le sculpteur Brancusi  a gravé sur la tombe où tu reposes aujourd&rsquo;hui.</p>
<p>Eh bien, depuis que tu es parmi les étoiles, on peut dire  que  ta célébrité n&rsquo;a pas cessé de grandir. Figure-toi que l&rsquo;on trouve tes tableaux dans les grands musées du monde, au Louvre, mais aussi à  Prague, à Bâle, à  Saint-Petersbourg  et même à New York ! C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs en Amérique que l&rsquo;on trouve aujourd&rsquo;hui ta &laquo;&nbsp;Bohémienne endormie&nbsp;&raquo; que la ville de Laval n&rsquo;avait pas voulu acheter. Quand je pense qu&rsquo;à ce moment là, tu tirais le diable par la queue et que tu devais ta survie financière aux quelques cours d&rsquo;art que tu donnais&#8230;</p>
<p>Il faut que tu saches que ta ville natale a fini par reconnaître ton talent. Tu vas peut-être rire quand je te dirai qu&rsquo;il existe maintenant le &laquo;&nbsp;Lycée Henri Rousseau&nbsp;&raquo; ; mais ton copain de Laval, Alfred Jarry (qui s&rsquo;y connaissait en blagues) se bidonnerait  encore plus d&rsquo;apprendre qu&rsquo;on a donné son nom à une école !</p>
<div id="attachment_8385" class="wp-caption alignright" style="width: 359px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/6202.jpg"><img class="size-full wp-image-8385" title="Tombe du peintre Rousseau à Laval. Photo: Gérard Goutierre" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/6202.jpg" alt="" width="349" height="620" /></a><p class="wp-caption-text">Tombe du peintre Rousseau à Laval. Photo: Gérard Goutierre</p></div>
<p>Tu serais bien heureux si tu revenais ici. D&rsquo;abord, on a mis une grande plaque de bronze à la porte Beucheresse sur la façade de ta maison. On lit : &nbsp;&raquo; <em>Ici naquit le 21 mai 1844 Henri Rousseau dit Le Douanier, peintre populaire par son candide génie porté au rang des maîtres d &lsquo;art français</em>&laquo;&nbsp;. Pas mal! Et que trouve-t-on juste à côté de cette plaque ? La boutique des supporters de l&rsquo;équipe de football. Cela t&rsquo;aurait certainement enchanté, puisque l&rsquo;un de tes plus beaux tableaux, c&rsquo;est précisément &laquo;&nbsp;Les Joueurs de football&nbsp;&raquo;  .</p>
<p>Tel que je te connais, les compliments, ça ne t&rsquo;aurait pas surpris.  On raconte que tu aurais dit à Picasso (un autre de tes admirateurs) qu&rsquo;il y avait deux grands peintres de l&rsquo;époque : lui &laquo;&nbsp;<em>dans le genre égyptien</em> &laquo;&nbsp;, toi &laquo;&nbsp;<em>dans le genre moderne</em>&laquo;&nbsp;.  On n&rsquo;a jamais su précisément ce que tu voulais dire par le &nbsp;&raquo; genre égyptien&nbsp;&raquo;… Ni même si tu as vraiment prononcé cette phrase. Mais ça ne fait rien. Pablo en a certainement été très content.</p>
<p>En tout cas, depuis que tu es parti, les visiteurs de Laval peuvent découvrir un musée dans lequel tu figures en bonne place. Ce n&rsquo;est pas trop loin de ta maison. Tu y es en bonne compagnie,  avec d&rsquo;autres artistes qui, comme toi, se sont fiés à  leur instinct. On appelle ça l&rsquo;art naïf.  Mais je te rassure, c&rsquo;est toi, mon bon Rousseau, qui reste le plus aimé. Et c&rsquo;est pour toi, pour voir ta tombe, que des visiteurs se rendent spécialement à Laval. Parce que depuis 1947, c&rsquo;est dans la ville de ton enfance que tu reposes, au sein d&rsquo;un joli parc fleuri et arboré,  qui doit te rappeler le Jardin des Plantes où tu trouvais ton inspiration.</p>
<p>Certes, il manque les bêtes sauvages, dans ce Jardin de la Perrine, avec ses parcs à la française, ses parterres joliment colorés,  auprès desquels ta tombe est discrètement installée. Pas facile à dénicher d&rsquo;ailleurs, malgré les petites pancartes fléchées.  Sur ta tombe, on trouve le poème dont je te parlais tout à l&rsquo;heure, que Guillaume Apollinaire a composé pour toi dès 1911. Il l&rsquo;a publié deux ans plus tard dans Les Soirées de Paris, il y juste cent ans, en avril 1913 :</p>
<p><em>Gentil Rousseau tu nous entends/Nous te saluons/Delaunay, sa femme, Monsieur Queval et moi</em><br />
<em>Laisse passer nos bagages en franchise à la porte du ciel/Nous t&rsquo;apporterons des pinceaux des couleur des toiles/Afin que tes loisirs sacrés dans la lumière réelle<br />
Tu les consacres à peindre comme tu tiras mon portrait/La face des étoiles</em>.</p>
<p>Gravé dans la pierre par le sculpteur Brancusi (que Guillaume écrivait Brancusy) et le peintre chilien Ortiz de Zárate, ce poème n&rsquo;a été que très légèrement modifié,  et ainsi, en venant te rendre visite, on retrouvera la belle écriture et la signature du poète qui a rapidement pris ta défense, même s&rsquo;il se faisait tirer l&rsquo;oreille pour acquitter ses dettes à ton égard, comme pour ce fameux portrait où il est représenté avec sa muse.</p>
<div id="attachment_8383" class="wp-caption alignleft" style="width: 198px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/Bracke.jpg"><img class="size-full wp-image-8383" title="Photo: Gérard Goutierre" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/Bracke.jpg" alt="" width="188" height="250" /></a><p class="wp-caption-text">Photo: Gérard Goutierre</p></div>
<p>Au dessus de l&rsquo;épitaphe, on a laissé  le médaillon où tu es représenté de profil. Je me demande bien qui est ce Bracke qui signe :  &laquo;&nbsp;<em>A l&rsquo;ami Rousseau,  Bracke, 1890</em>.&nbsp;&raquo; On ne t&rsquo;y reconnait pas tellement, tu parais  si jeune : il est vrai qu&rsquo;en 1890,  tu n&rsquo;avais que 46 ans. Mais pour nous, tu n&rsquo;as pas d&rsquo;âge…</p>
<p>Oh bien sûr, elle demanderait un peu de nettoyage, ta tombe; lors de notre visite, les  grains de sable, les poussières de terre et les feuilles mortes ne permettaient pas de lire aisément le texte de Guillaume. Mais ça ne fait rien. Depuis ce Jardin qui domine la ville, tu dois te régaler les soirs de fête, lorsque les Lavallois participent aux réjouissances du Festival que l&rsquo;on a nommé, tout simplement &laquo;&nbsp;La face des étoiles&nbsp;&raquo;.  Comme sur ta tombe.</p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/21/gentil-rousseau-je-te-salue/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Baulois jusqu’à l’extase</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 03:17:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Bonnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gourmandises]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsque l’on tient à sa ligne, c’est forcément avec beaucoup de désinvolture que l’on se présente dans un point de vente qui distribue le « Fondant Baulois », dernière découverte des Soirées de Paris. A cette désinvolture doit succéder un certain sang &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/17/baulois-jusqua-lextase/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/vignette5.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8369" title="Le Fondant Baulois. Photo: Les Soirées de Paris" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/vignette5.jpg" alt="" width="293" height="220" /></a>Lorsque l’on tient à sa ligne, c’est forcément avec beaucoup de désinvolture que l’on se présente dans un point de vente qui distribue le « Fondant Baulois », dernière découverte des Soirées de Paris. A cette désinvolture doit succéder un certain sang froid avant de plonger les canines dans la texture particulière de cette spécialité relativement récente, car le produit semble riche. Mais alors après…<span id="more-8368"></span></p>
<p>…c ’est comme une onde de jouissance qui part directement au cerveau corollairement à l’embrasement des papilles. C’est ainsi que le palais devient une zone hautement érogène sous les à-coups de ce mélange de cacao, d’œufs frais, de beurre à la fleur de sel de Guérande, de la farine de froment et du sucre de canne. Cette friandise relève d’un djihad gourmand.</p>
<p>Il ne s’agit pas seulement du savant mélange des ingrédients et de la cuisson mais de leur résultat. Un texture parfaite que la présence de beurre frais rend adipeuse à souhait, faisant de chaque bouchée un plaisir pouvant durer plus d’une minute. D’autant que l’effet se prolonge bien après la déglutition.</p>
<div id="attachment_8370" class="wp-caption alignright" style="width: 275px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/700.jpg"><img class="size-full wp-image-8370" title="Détail du Fondant Baulois. Photo: Les Soirées de Paris" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/700.jpg" alt="" width="265" height="700" /></a><p class="wp-caption-text">Détail du Fondant Baulois. Photo: Les Soirées de Paris</p></div>
<p>La longueur en bouche du Fondant Baulois en effet, se transforme en sillage chocolaté qui descend jusqu’à la plante des pieds avant de rebondir jusqu’au pertuis de l’œsophage et exploser enfin en saccades aromatiques sur la surface de la voûte palatale tout engourdie encore du premier passage. C’est le fameux effet voiture balai.</p>
<p>Vous voilà devenu une bête pantelante de désir ayant abandonné toute espèce de dignité et vous ne pensez plus qu’à une chose, en manger encore. Honnêtement, il est dur ne pas tout avaler dans la foulée de la première bouchée. Le signal de satiété a beau sonner l’olifant à pleine trompe une fois la première moitié dévorée, à ce stade il n’y a plus de ligne qui tienne, plus de morale qui vaut et pas plus d’amis qui comptent pour lesquels on sacrifierait une part de ce cake méphistophélique.</p>
<p>Bref, le Fondant Baulois est un bon gâteau si je me suis bien fait comprendre. Il a été inventé dans les années 80 à La Baule. La recette a été rachetée dans les années 2000. Enquête faite on peut le commander par Internet, aller le chercher dans différents points de vente parisiens ou carrément se rendre au Comptoir Baulois, 34 rue Godot de Moroy à Paris (9<sup>e</sup>), établissement apparemment cosy que nous n’avons cependant pas testé. Le mieux étant sûrement de se rendre à La Baule, à la source même du Baulois au chocolat qui jaillit à même le sol, au creux de cette station balnéaire au charme et à l’azur très sûrs.</p>
<p><a href="http://www.lefondantbaulois.com/" target="_blank">Sur Internet</a></p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/17/baulois-jusqua-lextase/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Marek Halter dans les traces des Justes</title>
		<link>http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/16/marek-halter-dans-les-traces-des-justes/</link>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 03:13:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno Sillard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[Dire, rappeler, écouter. Ecouter  quand il en est encore temps. Ecouter ceux qui inévitablement devront partir un jour et leur mémoire avec. En 1994, les pas de Marek Halter l’ont conduit dans les traces des chemins maudits de l’Europe où &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/16/marek-halter-dans-les-traces-des-justes/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/vignette-22.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8356" title="Les Justes, un film documentaire signé Marek Halter. Photo: dr" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/vignette-22.jpg" alt="" width="220" height="220" /></a>Dire, rappeler, écouter. Ecouter  quand il en est encore temps. Ecouter ceux qui inévitablement devront partir un jour et leur mémoire avec. En 1994, les pas de Marek Halter l’ont conduit dans les traces des chemins maudits de l’Europe où errent à jamais les ombres de six millions  de juifs exterminés par la folie Nazi. Bientôt en DVD.<span id="more-8355"></span></p>
<p>« <em>Je me souviens de Varsovie sous les bombes ce jour du Kippour, jour du  Grand Pardon de l’an 1939. Un an plus tard, les juifs de Varsovie et des environs, près de 600.000 personnes sont transférées et enfermées dans l’espace de quelques rues. Le  Ghetto de Varsovie est né. Coupé du monde par un mur d’hostilité et la menace de la mort, les juifs continuaient d’espérer. Certains attendaient Dieu, d’autres attendaient l’aide des hommes. Nous ayant donné la connaissance du bien et du mal ainsi qu’une conscience avec laquelle nous devons nous arranger, Dieu n’avait pas à se manifester. Le désespoir en revanche, est bel et bien venu de l’absence des hommes. Pas un mot de soutien. Seuls. Les juifs étaient seuls. Jamais pour ma part je n’ai pu admettre cette idée-là</em>. »</p>
<p>Marek Halter, l’écrivain engagé pour la cause des droits de l’homme glisse sur un mur sans fin. Aucune aspérité pour l’arrêter. Le mouvement inéluctable du temps que l’on ne peut remonter. « <em>Le monde repose sur trente-six Justes, dit rabbi Abayé dans le Thalmud, sur dix-huit mille dit rabbi Raba, sur neuf mille, corrige Pascal</em>. »</p>
<div id="attachment_8357" class="wp-caption alignright" style="width: 318px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/détail-700.jpg"><img class="size-full wp-image-8357" title="Détail d'un wagon de déportation visible à la gare de Compiègne. Photo: PHB" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/détail-700.jpg" alt="" width="308" height="700" /></a><p class="wp-caption-text">Détail d&rsquo;un wagon de déportation visible à la gare de Compiègne. Photo: PHB</p></div>
<p>Cinquante ans déjà, nous sommes en 1994, les derniers feux de la mémoire brûlaient encore. 500.000 juifs furent sauvés par des hommes ou des femmes, de simples citoyens, souvent chrétiens. Marek Halter plonge dans la nuit et le brouillard à la recherche de ces « Justes ».</p>
<p>Varsovie, Rome, Paris, Copenhague, Berlin, Amsterdam…Ils  ont caché, aidé, fait fuir des juifs. Pourquoi ont-ils pris tant de risques pour sauver des voisins peut-être, des amis parfois, des inconnus souvent ? Ils racontent leurs histoires, simplement évidentes, tandis que Marek Halter cherche une logique qui n’existe évidemment pas, où l’héroïsme de quelques-uns ne fut pas le courage de tous.</p>
<p> « <em>Je remarque sans me l’expliquer, que dans leur majorité ces gens n’étaient pas des intellectuels. Ils ont agi spontanément sans se poser de questions, sans même envisager de faire un autre choix. Pourtant leur propre vie était souvent en jeu </em>», s’interroge l’écrivain.</p>
<p>La peur, le mot revient souvent, sans cette fichue peur combien d’autres juifs auraient pu être sauvé.  Le temps ne se remonte guère plus que l’indicible horreur ne peut se raconter.</p>
<p>Les Justes De Marek Halter (1994)/DVD disponible à la vente le 4 juin 2013/</p>
<p>Ed. Montparnasse</p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/16/marek-halter-dans-les-traces-des-justes/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Ouvert jusqu’à la fermeture</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 02:28:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Bonnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Essai]]></category>
		<category><![CDATA[Surprises urbaines]]></category>

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		<description><![CDATA[Le visiteur se demandait à combien se montait la population de l’aquarium qu’il fixait depuis 20 minutes sans se douter que le poisson qui lui faisait face se posait exactement la même question. La pose géostationnaire face à l’un des &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/15/ouvert-jusqua-la-fermeture/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/vignette3.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8316" title="Hôte de l'aquarium de la Porte Dorée. Photo: Les Soirées de Paris" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/vignette3.jpg" alt="" width="225" height="220" /></a>Le visiteur se demandait à combien se montait la population de l’aquarium qu’il fixait depuis 20 minutes sans se douter que le poisson qui lui faisait face se posait exactement la même question. La pose géostationnaire face à l’un des aquariums de la Porte Dorée peut conduire à méditer sur la notion d’espace clos et à son symétrique inverse, <em>l’open space</em>, soit la structure organisationnelle courante des bureaux d’une société.<span id="more-8315"></span></p>
<p>La grosse différence avec l’open space c’est l’absence relative d’issue. Dans l’absolu bien sûr, il est toujours loisible au poisson scie de se faire la malle en tentant littéralement une percée avec ses moyens naturels, mais c’est une façon de se raconter des histoires car ce poisson n’est pas plus habité par l’idée d’évasion qu’il n’a l’esprit bricoleur. Tous, du poisson au crocodile en passant par la tortue terrestre ignorent probablement qu’ils sont dans le beau palais de la Porte Dorée tout  comme ils méconnaissent l’usage du Pass Navigo qui leur permettrait pourtant d’aller voir les copains dans les aquariums du Trocadéro. L’apparence close de leur domaine leur convient très bien et même elle les rassure.</p>
<div id="attachment_8317" class="wp-caption alignright" style="width: 360px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/3502.jpg"><img class="size-full wp-image-8317" title="Hôte de l'aquarium de la Porte Dorée. Photo: Les Soirées de Paris" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/3502.jpg" alt="" width="350" height="263" /></a><p class="wp-caption-text">Hôte de l&rsquo;aquarium de la Porte Dorée. Photo: Les Soirées de Paris</p></div>
<p>Alors que le visiteur lui, rassasié de cette distraction inusable, finit par tourner les talons, franchir les portes de <em>l’open</em> Palais et se retrouver enfin dans son monde libre. Mais tel un rongeur, un insidieux raisonnement se met en route. Car enfin cette porte Dorée, si l’on y réfléchit, sur quoi ouvre-t-elle, sur quoi se referme-telle ? Eh bien sur tout un monde d’entrées et de sorties justement, des bretelles du périphérique jusqu’au double battant de la brasserie qui fait l’angle.</p>
<p>Brutalement accablé, le visiteur constate alors, l‘immensité de son monde clos et forclos. Quand même se dit-il, un coup de Carte Bleue et demain je suis en Amazonie. Qui pourrait l’en empêcher en effet puisque les parois délimitant son espace ne sont pas là. Elles sont…aux limites de l’atmosphère, très très au dessus de lui. Ce qui lui laisse une certaine marge que seuls quelques cosmonautes ont pu dépasser avant de se trouver derechef dans un espace tellement grand qu’il est convenu d’évoquer l’aventure spatiale pour ceux qui s’avisent à grand frais d’y faire une incursion.</p>
<p><em>L’Open space</em> dans lequel nous travaillons on l’aura compris n’est qu’un huis clos dans une construction superposée d’autres huis clos. La seule bonne nouvelle c’est qu&rsquo;à l&rsquo;instar de l&rsquo;univers dont il est partie intégrante, le toutim est encore en expansion, tous les astrophysiciens le confirment. La mauvaise nouvelle on le devine c’est quand le monde commencera à se comprimer dans un second spasme. Les poissons du bel aquarium de la Porte Dorée sont à l’abri de ces angoisses. Que ne nous en doutions nous lorsque nous vaquions in utero.</p>
<div id="attachment_8319" class="wp-caption alignleft" style="width: 340px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/330.jpg"><img class=" wp-image-8319" title="Un aquarium créé en 1931. Photo: Les Soirées de Paris" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/330.jpg" alt="" width="330" height="248" /></a><p class="wp-caption-text">Un aquarium créé en 1931. Photo: Les Soirées de Paris</p></div>
<p><a href="http://www.aquarium-portedoree.fr/" target="_blank">L&rsquo;aquarium tropical de la Porte Dorée</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/15/ouvert-jusqua-la-fermeture/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Jusque dans le lit de Picasso</title>
		<link>http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/14/jusque-dans-le-lit-de-picasso/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 02:17:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Bonnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques tendances lourdes dans la série de bande dessinée consacrée à Picasso. Sur les trois albums désormais sortis, le poète Max Jacob est omniprésent. Il l’est au moins autant qu’Apollinaire dans le deuxième album sous-titré « Apollinaire » et &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/14/jusque-dans-le-lit-de-picasso/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/vignette2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8303" title="Troisième album de &quot;Pablo&quot; publié chez Dargaud. Photo: Les Soirées de Paris" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/vignette2.jpg" alt="" width="151" height="220" /></a>Il y a quelques tendances lourdes dans la série de bande dessinée consacrée à Picasso. Sur les trois albums désormais sortis, le poète Max Jacob est omniprésent. Il l’est au moins autant qu’Apollinaire dans le deuxième album sous-titré « Apollinaire » et aussi dans le troisième album qui vient de sortir en librairie. Les deux amis (ce qui fait trois avec Picasso) apparaissent généreusement sur pratiquement toutes les pages et ceci bien que le dernier opus s’intitule « Matisse ».<span id="more-8301"></span></p>
<p>Cette série de « Pablo » signée Julie Birmant et Clément Oubrerie a le gros avantage de nous transporter dans cette époque formidable, de nous inviter à leur table, de nous mettre dans leurs pas et quelquefois dans leur lit…</p>
<p>Oui dans leur lit avec Fernande Olivier, modèle et amante de Picasso, ce dont on ne saurait se plaindre tant elle est joliment dessinée.  C’est une série vraiment bien racontée avec une mise en images qui nous fait basculer dans l’action. Nous y sommes lorsqu’un après-midi d’hiver, Picasso et Fernande Olivier croisent Apollinaire au volant d’une voiture avec sa mère à ses côtés.</p>
<div id="attachment_8305" class="wp-caption alignright" style="width: 320px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/21.jpg"><img class="size-full wp-image-8305" title="Extrait du troisième album &quot;Pablo&quot;. Photo: LSDP" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/21.jpg" alt="" width="310" height="233" /></a><p class="wp-caption-text">Extrait du troisième album &laquo;&nbsp;Pablo&nbsp;&raquo;. Photo: LSDP</p></div>
<p>« <em>Montez les enfants</em> » leur dit Apollinaire qui les emmène alors dans cette villa du Vésinet aujourd’hui disparue. Sa mère faisait partie de ces marquises, comtesses et autres baronnes plus ou moins authentiques qui pullulaient à cette époque fantasque et rigolote. Dotée d’un fort caractère « <em>c’est vrai, ta mère te mets encore des baffes</em> ? » demande Picasso à Apollinaire, elle faisait tourner son monde à la baguette et impressionnait jusqu’à l’inhibition les amis de son fils.</p>
<p>Encore une fois c’est tout l’intérêt de ce dernier album que de nous emmener par exemple dans cette maison du Vésinet (presque un palais) recréée à la plume et à au pinceau mais aussi de nous faire débarquer à dos de mule dans un village perdu d’Espagne où Picasso et Fernande Olivier s’étaient retirés un temps. Lorsqu&rsquo;ils y sont à table, le talent des auteurs fait que nous jouons les convives invisibles.</p>
<p>L’ensemble des personnages est très réussi avec une mention spéciale évidemment pour le protagoniste dans ses années de jeunesse, affamé de nourriture, de sexe et de peinture. Son génie indiscutable, bête insatiable, est parfaitement restitué avec ce regard à part qui lui fait dire « <em>je vois tout</em> » tandis qu’en légende les deux auteurs ont inscrit : « <em>Picasso se sentait devenir chaman</em> ».</p>
<div id="attachment_8306" class="wp-caption alignleft" style="width: 289px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/chute.jpg"><img class="size-full wp-image-8306" title="La série des trois &quot;Pablo&quot; en vitrine d'une librairie. Photo: LSDP" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/chute.jpg" alt="" width="279" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La série des trois &laquo;&nbsp;Pablo&nbsp;&raquo; en vitrine d&rsquo;une librairie. Photo: LSDP</p></div>
<p>Finement calculé à seize euros et quatre vingt quinze centimes, ce troisième volet est presque meilleur que les deux premiers car l’on sent que l’histoire va bientôt atteindre sa vitesse de croisière. Il serait d’ailleurs temps que hôtesse et stewart nous apportent un petit plateau car toutes ces aventures, y compris les nuits d’amour, ça creuse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Chez Dargaud. <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2012/02/14/picasso-fait-ses-debuts-chez-dargaud/" target="_blank">Relire l&rsquo;article sur le numéro un</a>.</p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/14/jusque-dans-le-lit-de-picasso/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>High Line, voir New York d’en haut</title>
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		<pubDate>Sun, 12 May 2013 17:15:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lottie Brickert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Surprises urbaines]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous rêvez de voir New York d’en haut et d’avoir les poumons à l’air ? Alors foncez sur la High Line. Certes, la vue sur Manhattan ne sera pas aussi vertigineuse que celle qu’offrent les terrasses panoramiques de l’Empire State Building &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/12/high-line-voir-new-york-den-haut/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/Vignette-1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8334" title="Aspect de la &quot;high line&quot; à New York. Photo: Lottie Brickert" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/Vignette-1.jpg" alt="" width="293" height="220" /></a>Vous rêvez de voir New York d’en haut et d’avoir les poumons à l’air ? Alors foncez sur la High Line.<br />
Certes, la vue sur Manhattan ne sera pas aussi vertigineuse que celle qu’offrent les terrasses panoramiques de l’Empire State Building ou du Rockefeller Center (25 $ l’entrée). <span id="more-8333"></span></p>
<p>Mais pour accéder à la High Line, pas de $ à débourser ni de queue à faire ! Et en parcourant les 2,5 kilomètres de la promenade plantée newyorkaise, vous serez tout aussi « retourné ». Emotions et prises de vue réussies, garanties à 9 mètres de hauteur!</p>
<p>Située dans l’Ouest de Manhattan, dans l’ancien quartier des abattoirs &#8211; le Meatpacking District devenu la Mecque des galeries d’art trendy &#8211; la High Line se situe entre la 10e et la 11e avenue. De nombreux escaliers et escalators permettent de la rejoindre sur tout son trajet qui démarre à Gansevoort Street et aboutit à la 34e rue.</p>
<div id="attachment_8335" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/hauteur-1.jpg"><img class="size-full wp-image-8335" title="Aspect de la &quot;High Line&quot; à New York. Photo: Lottie Brickert" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/hauteur-1.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Aspect de la &laquo;&nbsp;High Line&nbsp;&raquo; à New York. Photo: Lottie Brickert</p></div>
<p>Cette ancienne voie de chemin de fer a été construite à 9 mètres de hauteur dans les années 30 pour alléger la circulation sur la 10e avenue. Le trafic y était devenu si dense et les accidents mortels si fréquents lorsque les trains de marchandises entraient en collision avec des chevaux, voitures ou charrettes, que la 10e avenue était plus connue sous le nom d’ « avenue de la Mort ».<br />
Des trains ont circulé sur la High Line de 1934 à 1980, année où les derniers voyageurs ont été une cargaison de dindes surgelées. Puis la voie est restée à l’abandon, menacée à différentes reprises de destruction jusqu’à ce que le maire de New York, Michael Bloomberg, se range en 2002 aux côtés des militants des « Amis de la High Line » pour décider de la préserver et d’en faire une promenade plantée. Le premier tronçon a ouvert en 2009, le second en 2011, le troisième, un grand parc au-dessus des voies de garage des trains de Pen Station, est en cours d’achèvement.</p>
<p>A 9 mètres de haut, pas besoin de plan ni d’imagination débordante pour vibrer tout au long des 2,5 kms. Il suffit d’aller son bonhomme de chemin (de fer) et d’ouvrir les yeux pour faire le plein de sensations visuelles et émotionnelles. Tout est possible, tout est question d’attitude.</p>
<p>Attitude sportive ? Chaussez vos Nike, enshortez vos jambes, vissez votre casquette de baseball sur votre tête et alignez vos foulées sur celles des autres joggeurs.</p>
<div id="attachment_8336" class="wp-caption alignleft" style="width: 348px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/hauteur-2.jpg"><img class="size-full wp-image-8336" title="Aspect de la &quot;High Line&quot; à New York. Photo: Lottie Brickert" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/hauteur-2.jpg" alt="" width="338" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">Aspect de la &laquo;&nbsp;High Line&nbsp;&raquo; à New York. Photo: Lottie Brickert</p></div>
<p>« Clic attitude » ? Accros de Banksy, sur la High Line vous pourrez vous en donner à cœur joie pour capter sur votre écran un tag inédit coincé entre deux tours titanesques ou les fresques surprenantes qui ornent les arrière-cours de Manhattan. Si vous n’avez pas l’œil photographique ne paniquez pas, Les Amis de la High Line ont tout prévu. Ils y organisent régulièrement des expositions d’œuvres d’art qui satisferont votre goût arty.<br />
Besoin de vous dépenser tout en faisant vibrer votre fibre verte ? Jouez à l’apprenti jardinier en vous portant bénévole pour aider à entretenir les 300 espèces de plantes et d’arbres de la promenade. Vous n’avez pas la main verte ? Les Amis de la High Line ont réponse à tout : il suffit d’envoyer un email aux jardiniers pour leur poser votre question.<br />
Tout est possible, on peut aussi pratiquer la High Line en version « plus cool la vie ».<br />
Musarder, admirer la vue sur la rivière Hudson, profiter du petit vent délicieux qui balaie les miasmes et le stress de la grande ville et emporte nos rêves au loin.<br />
Paresser sur un banc en regardant les promeneurs passer. Lire, fermer les yeux, les rouvrir et goûter ce moment de béatitude. A moins que vous ne préfériez, à l’instar des milliers de cœurs solitaires qui peuplent New York, vous endormir dans un transat au soleil en attendant le prince charmant qui d’un baiser viendra vous réveiller.</p>
<p><a href="http://www.thehighline.org" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/12/high-line-voir-new-york-den-haut/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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		<title>Boum, boum et re-boum</title>
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		<pubDate>Thu, 09 May 2013 16:35:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Bonnet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Par « moments », Charles Trenet se trouvait « mauve ». C’était la couleur qu’à l’occasion il conférait à sa tristesse, un mélange de rose et de bleu donc, qu’il comparait au simple bleu du blues. Mais pour le reste, quelle joie trimballait-il, que &#8230; <a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/09/boum-boum-et-re-boum/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/vignette.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8275" title="Trenet par lui-même sur une affiche. Photo: Les Soirées de Paris" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/vignette.jpg" alt="" width="183" height="230" /></a>Par « <em>moments</em> », Charles Trenet se trouvait « <em>mauve</em> ». C’était la couleur qu’à l’occasion il conférait à sa tristesse, un mélange de rose et de bleu donc, qu’il comparait au simple bleu du blues. Mais pour le reste, quelle joie trimballait-il, que de baume au cœur aura-t-il étalé à travers ses chansons ! Le voilà de retour parmi nous jusqu’au 30 juin, en textes et en chansons, à la Galerie des bibliothèques. Inévitablement on ressort de là en chantonnant « boum ! » etc…<span id="more-8274"></span></p>
<p>Le visage de Charles Trenet exprime très souvent la gaieté, comme un choix revendiqué. Qu’il soit photographié, dessiné ou en autoportrait, Charles Trenet sourit. Il y a chez cet homme une foi, ou une volonté de foi dans la vie. Même lorsqu’il évoque sa mort il dit qu’il ne s’éteindra pas mais qu’il s’envolera. C’est peut-être pour cette raison qu’un jour Jean Cocteau l’a représenté avec des ailes.</p>
<p>C’est à Perpignan, après une période d’internat à Béziers, qu’il rencontre Albert Bausil, poète et directeur de la revue satirique le Coq Catalan. Grâce à cet homme, il s’initie à l’écriture. Dès ses 17 ans il rejoint Paris. C’est en quelque sorte son premier vrai décollage.</p>
<div id="attachment_8276" class="wp-caption alignright" style="width: 183px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/max.jpg"><img class="size-full wp-image-8276" title="Max Jacob dessiné par Charles Trenet. Photo: LSDP" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/max.jpg" alt="" width="173" height="230" /></a><p class="wp-caption-text">Max Jacob dessiné par Charles Trenet. Photo: LSDP</p></div>
<p>Dans le Paris des années trente c’est la fête et Charles Trenet fait la connaissance et sûrement séduit  tout un tas de monde, de Picasso à Dali en passant par Vlaminck, Henry Miller et jusqu’au poète Max Jacob qui disait de Charles Trenet qu’il « <em>a donné la vie à la poésie par sa voix et sa voix à la vie de la poésie </em>». C’est un expert attentif qui parle dont Charles Trenet se souviendra plus tard: « <em>mes dix huit ans buvaient aux sources de son génie…il était bon, fantasque, irréel, comme les personnages qu’il peignait…Cher ange</em> ! ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avec « Y’a de la joie » (créé par Maurice Chevalier ) en 1937 et l’incroyable « Je chante » en 1938, chapeau sur la tête et œillet à la boutonnière, Charles Trenet enchante les Français « du soir au matin », il les enchante « sur les chemins ». La poésie de Charles Trenet pénètre facilement les cœurs et les esprits. D’abord parce qu’elle prend pour sésame le mode rassurant de la variété et ensuite parce qu’elle est portée par une musique en apparence facile. D’ailleurs quand on ne chante pas du Trenet on le siffle. Il y a dedans de quoi repasser du mauve au bleu ou au rose et inversement.</p>
<div id="attachment_8277" class="wp-caption alignleft" style="width: 356px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/affiche.jpg"><img class="size-full wp-image-8277" title="L'affiche d'un récital avec autoportrait. Visible à l'exposition. Photo: Les Soirées de Paris" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/affiche.jpg" alt="" width="346" height="430" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;affiche d&rsquo;un récital avec autoportrait. Visible à l&rsquo;exposition. Photo: Les Soirées de Paris</p></div>
<p>En 1939, le cœur de Trenet fait boum, boum, boum, soit une chanson encore qui déconcerte par sa capacité entraînante, sans états d’âme pour la plomber. Mobilisé, le chanteur devient caporal et remonte inévitablement le moral de ses pairs en obtenant de ses supérieurs d’organiser sur le front, le « théâtre des ailes ». La guerre n’est drôle pour personne y compris pour Trenet. En 1941 il est dénoncé comme juif. En 1943, la gestapo l’oblige (sous la menace d’une arme !) à venir chanter à Berlin où il réussit cependant à faire annuler deux spectacles. Chanter de force ce n’est quand même pas simple.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’exposition relate et illustre assez bien la conquête des Etats-Unis que Trenet entreprend à partir de 1945. Une Amérique qu’il charme facilement avec ses si beaux titres (traduits en l’occurrence) que sont « la mer » ou « que reste-t-il de nos amours ». Une photo le montre sur le bord d’un building new-yorkais, New York, dites donc, c’est tout de même quelque chose.</p>
<p>En 1951, Trenet rejoint sa « douce France », autre carton majeur et, reconquiert Paris. Durant la période Yé yé (oh oui) il s’échappe, multiplie les tournées à l’étranger. Au Japon, certaines stations de radio adoptent ses airs les plus connus comme générique. Mais Paris lui tient à cœur et voici ce qu’il écrivait au début de la cinquantaine &laquo;&nbsp;<em>Je garde de ce temps</em> (de Montparnasse) <em>le goût de la vie nocturne dans les villes, des discussions sans fin sur le trottoir et l&rsquo;indéfinissable saveur de l&rsquo;existence vue de son vrai commencement. Au moment où je signe ces lignes, j&rsquo;ai 51 ans, du feu dans l&rsquo;oeil droit, du rêve dans le gauche, et bon pied pour gambader</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<div id="attachment_8278" class="wp-caption alignright" style="width: 185px"><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/vignette-2.jpg"><img class="size-full wp-image-8278" title="L'affiche de l'exposition. Photo: Les Soirées de Paris" src="http://www.lessoireesdeparis.com/wp-content/uploads/2013/05/vignette-2.jpg" alt="" width="175" height="230" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;affiche de l&rsquo;exposition. Photo: Les Soirées de Paris</p></div>
<p>Jusqu’à 80 ans il arpentera la scène en chantant avant de mourir et sûrement s’envoler comme il l’avait prédit. Ses chansons sont en nous pour très longtemps. Ce n’est pas la plus connue mais une des plus emblématiques parce que gaie et émouvante, voilà « fidèle » repêchée sur le web. Attention au net risque d’accoutumance. Une vraie fumerie que cette expo qui fait boum.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=3vMI7xJQ7rQ" target="_blank">Fidèle</a></p>
<p>Galerie des bibliothèques, 22 rue Mahler (IVe)</p>
<p>&nbsp;</p>
<div style="text-align:left; margin: 0px 0px 0px 0px;" ><a href="http://www.lessoireesdeparis.com/2013/05/09/boum-boum-et-re-boum/?pfstyle=wp" style="text-decoration: none; outline: none; color: #55750C;"><img class="printfriendly" style="border:none; padding:0;" src="http://cdn.printfriendly.com/pf-print-icon.gif" alt="Print Friendly"/><span class="printandpdf" style="font-size:14; margin-left:3px; color:#55750C;"> Print <img style="border:none;"  src="http://cdn.printfriendly.com/pf-pdf-icon.gif" alt="Get a PDF version of this webpage" /> PDF </span></a></div>]]></content:encoded>
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