Ansel Adams et l’eau, l’eau, l’eau, au bout de ses objectifs

Les paysages grandioses du photographe américain Ansel Adams remplissent et ravissent les murs du National Maritime Museum à Greenwich. Une exposition grand format où l’oeil se perd dans l’immensité des parcs naturels américains : des montagnes aux rivières, de cascades en rochers jusqu’aux côtes escarpées, aux longues plages et finalement, à l’océan. Un voyage tout en noir et blanc, et en profondeur de champ.

Ansel Adams (1902-1984) a passé 70 années de sa vie à photographier des paysages de son pays, les Etats-Unis d’Amérique. Des paysages sans âme qui vive, et pour la plupart d’entre eux, sans signe d’humanité. Des paysages avec un point commun, une seule majeure, sous tous états physiques : l’eau.

L’exposition nous embarque au coeur des plus beaux paysages des parcs naturels américains comme le Yosemite National Park en Californie à travers Clearing Winter Storm (1937).

Photographie d’Ansel Adams. Source: National Maritime Museum

L’eau est omniprésente, dans la tempête, la neige, les rivières, le brouillard, la brume, l’eau dans tous ses états : liquide, solide, gazeux … Pourtant rien de flou dans ses paysages. Au contraire, l’oeil se perd dans une précision incroyable, comme si le photographe ne lui offrait aucun point de fuite, aucun répit.

Pour la petite (ou la grande) histoire, Ansel Adams avait créé avec d’autres photographes le “f/64 group”. Une référence à la plus petite ouverture possible de diaphragme sur un appareil photo qui correspond à la plus grande profondeur de champ possible. D’où la netteté incroyable des images d’Ansel Adams. Une netteté qui va jusqu’à déranger puisque l’oeil nu n’aurait jamais pu capter tant de détails si éloignés, si espacés.

Photographie d’Ansel Adams. Source: National Maritime Museum

Pourtant les images d’Ansel Adams invitent au voyage photographique : on veut en savoir plus sur l’homme derrière la caméra, sur sa technique, le choix de ses cadrages, sa démarche. On s’attend à découvrir un homme solitaire, un marcheur invétéré, aventurier, capable de passer des heures à la recherche du “spot” idéal… C’est un tout autre homme que l’on rencontre à travers l’exposition : un homme social, jovial, bon vivant et qui prenait la plupart de ses photos, du bord de la route, à peine descendu de son véhicule ! Mais quel oeil et quelle leçon de photographie !

“From the mountains to the sea” est une exposition qui vous illumine et vous éclabousse. Elle vous pousse aux aventures photographiques, à la conquête du Far West ou tout simplement au coin de la rue !

Photographie: Ansel Adams. Source: National Maritime Museum

From the mountains to the sea : Les paysages d’Ansel Adams au National Maritime Museum de Greenwich jusqu’au 28 avril.

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2 réponses à Ansel Adams et l’eau, l’eau, l’eau, au bout de ses objectifs

  1. Philippe Bonnet dit :

    Il avait bien de la chance cet homme de pouvoir voyager avec ses 3 pieds métalliques. On l’imagine bien tranquille pausant et se reposant tandis que le canyon pose. PHB

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