C’est un auto-collant acquis aux enchères et venu des États-Unis. Avec le transport, cela faisait une somme. Mais la transaction était à même de calmer l’obsessionnelle recherche d’éléments nouveaux liés à ce que fut Baty, le dernier marchand de vin selon Apollinaire. Le style est Art-déco, loin de la pochade de Moïse Kisling (1), mais il représente bien un ensemble dont l’épure architecturale est toujours la même. La dernière fois que nous sommes passés devant, en juillet 2026, le local était fermé, les vitres occultées. Si on en reparle aujourd’hui, c’est non seulement parce qu’une fois de plus l’enseigne va de nouveau changer, en « Bonbonnière » selon nos infos, mais aussi en raison de quelques images retrouvées comme ce rare auto-collant de l’hôtel Raspail qui jouxtait les murs de Baty. Là où l’artiste Alberto Savinio (1891-1952), racontait dans son livre « Scritti dispersi », que c’est à cet endroit qu’Apollinaire avait corrigé les épreuves de son « Poète assassiné ». Il disait en outre qu’il y avait dîné avec lui vers 1914, en précisant « chez la veuve Baty » (e che dal nome della proprietaria si chiamava Chez la Veuve Baty), mais il s’agissait sans doute d’une boutade à l’égard du mâle-propriétaire. Continuer la lecture
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