Pas de Polichinelle dans le Terroir Parisien

Le pot-au-feu du Terroir Parisien. Photo: Les Soirées de ParisRien de tel qu’un second avis pour confirmer une impression première, le pot-au-feu du Terroir Parisien (le nouveau restaurant logé sous l’ancienne Bourse de Paris) a été qualifié de « tuerie » par un deuxième témoin, lequel, en utilisant cette expression à la mode, signifiait précisément que ses papilles en avaient capitulé de plaisir.

Il est vrai que s’il peut être mis à part une réservation qui avait été oubliée par l’ordinateur, nous reléguant à la plus mauvaise place près des vestiaires, la saveur des plats et la gentillesse du service nous ont fait oublier l’impair : pas de Polichinelle dans le Terroir.

Il faut savoir que cette adresse sise sous le Palais Brongniart, transformé en maison objectivement close depuis le départ idiot de la Bourse de Paris, n’est qu’une succursale d’une affaire répandue non seulement en France mais aussi dans le monde sous la houlette de Yannick Alléno qui déclare néanmoins sur la page Wikipédia le concernant: « Ma cuisine c’est comme ma ville, et ma ville c’est Paris ». Un fils de bistrotiers est-il écrit, qui a obtenu des médailles à la guerre des chefs, dont une deuxième étoile au Michelin.

Le danger lorsque l’on fédère plusieurs établissements à la fois c’est la perte de contrôle. Rien de tel pour le trop neuf Terroir Parisien place de la Bourse, secteur qui avait bien besoin d’un petit coup de fouet concurrentiel.

La mousse de Saint-Jacques au Terroir Parisien. Photo: LSDP

La mousse de Saint-Jacques au Terroir Parisien. Photo: LSDP

Outre le pot-au-feu tueur, le plat du jour était ce midi-là une mousse de Saint-Jacques servie sous la forme d’une grosse quenelle. Dans la présentation, le volume et l’association des saveurs, cette mousse à elle seule autorisait l’expression « cuisine généreuse ». A première vue l’on se dit « non c’est trop » mais on en sort le palais (Brongniart) parfaitement comblé.

D’autant que pour accompagner l’ensemble nous avions d’une part choisi un Côte-de-Nuits avec beaucoup de nez et un peu moins de goût (mais il était quand même très bon) et d’autre part un blanc Saint-Bris qui avait moins de nez et beaucoup de goût (mais il était quand même très bon).

On entre souvent au restaurant avec l’idée que cette-fois-pas-d’histoires-et-taratata on ne prendra pas de dessert, l’idée s’était, Dieu sait pourquoi, dissipée en cours de route. Ce qui fait que nous nous sommes partagé d’une part le fameux Paris Brest et d’autre part une tarte fine au chocolat pour laquelle nous n’avons pas recueilli d’autres témoignages mais dont ont peut quand même affirmer qu’elle était un concentré de saveurs, de finesse et de légèreté.

Avec tout ça, le déjeuner nous est revenu à 88 euros, un montant acceptable compte tenu de ce repas sans faute, bien que pris sur la touche. L’avantage de cette mise à l’écart est que nous avons pu photographier tranquillement nos plats, pratique qui énerve les chefs si l’on en croit un article récent du Parisien. Et ce chef-là épargnons-le, car son pot-au-feu met tout le monde d’accord.

Le Terroir Paisien se trouve dans le sous-sol du Palais Brongniart, côté rue du Quatre septembre et face à l'AFP. Photo: LSDP

Le Terroir Paisien se trouve dans le sous-sol du Palais Brongniart, côté rue du Quatre septembre et face à l’AFP. Photo: LSDP

 

 

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2 réponses à Pas de Polichinelle dans le Terroir Parisien

  1. jmcedro dit :

    Cela donne envie même au petit-déjeuner…

  2. de FOS dit :

    Belles photos, très appétissantes…

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