Les méduses par dessous tout à Macparis

La provenance des dessous collectés par Pascaline Rey relève du secret professionnel. C’est en effet avec de la lingerie usagée que cette artiste -qui expose du 25 au 28 novembre au Macparis- confectionne des méduses que l’on pourrait confondre, de loin, avec des suspensions lumineuses.

« Et il m’en faut beaucoup parce que je jette ce que je n’utilise pas » avoue Pascaline Rey en vantant au passage la tolérance de son mari pour ces livraisons postales hors normes.

Ces méduses représentent des femmes, la mariée avec le filet de sang central qui symbolise la perte de l’hymen, la bourgeoise ou encore l’affranchie. « Cette admiratrice de Dorothea Tanning, de Chiho Aoshima et d’Aya Takano, cette fervente lectrice de Beauvoir et Bataille, a un goût prononcé pour l’érotisme et du pouvoir qu’il confère aux femmes, qu’elles choisissent d’être désirantes ou désirées » commente à son propos Sophie Bramly, la fondatrice de SecondSexe.com.

www.pascalinerey.fr

 Il y avait d’autres surprises à glaner sur cette édition de Macparis dont voici un vrac non exhaustif. (Cartes de visites collectées ou œuvres photographiées):

 Isabelle De Luca qui peint, d’après photo, des enfants en maillot de bain, dans les eaux troubles de la baie du Mont Saint-Michel.

Elissa Marchal qui fait partie, dit-elle, des quelque mille artistes abrités par la ville de Montreuil en Seine Saint-Denis. www.latelierdelissa.com

Aleksandar Petrovic qui conçoit des sculptures étranges, comme des jouets inutiles, mais très tentants. www.petroland.org

Frank Jons, un peintre luxembourgeois qui sait donner une perspective à ses dégoulinures. www.nosbaumreding.lu

Adrien Belgrand et ses paysages modernes à l’hyperréalisme très lissé.

www.adrien-belgrand.com

Sandrine Blondel qui reprend le monde industriel avec des couleurs particulièrement vives. www.sandrineblondel.com

Judith Marin qui retravaille (griffures, peinture…) de très belles photos noir et blanc. www.judith-marin.com

Et encore l’australienne Julianne Rose qui juxtapose des photos de poupées et d’êtres humains en jouant sur l’ambiguïté du réel et de l’irréel. A voir à partir du 12 décembre et jusqu’au 6 février à la New Square Gallery (Lille). 

 

Et enfin Francesca di  Bonito et ses photographies aussi délicates que troublantes. www.francescadibonito.com

A signaler pour finir à ceux qui se décideraient « et ils auraient raison » de se rendre à Parismac 2000, les artistes Cécile Harrisson et l’étonnant « photograff compositeur » Yves Krief. C’est à la porte de Champerret, espace Champerret.

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