Garnir et puis…dégarnir

Pour qui veut s’exprimer, Paris offre ses murs vides. Cet art pariétal ne dure jamais longtemps. L’expression artistique éphémère est rapidement nettoyée. Le vide des murs de la capitale est en général protégé.  

En tout cas ce mur-là se trouve place des Fêtes dans le 19e arrondissement. Et, ce jeune homme qui se soulage, était encore visible mercredi 2 février 2011 au matin. Les Soirées de Paris ont saisi sur le vif ce propos assez net.

Graffiti sur un mur de la place des Fêtes. Photo: LLalande

Et le même jour mais l’après-midi, le long de la distinguée avenue Montaigne, le tag revendicatif est devenu là aussi un fichier numérique. «Rendre à l’art la simplicité de ne pas l’être» y lit-on. La formule est obscure mais l’auteur doit se comprendre.

Graffiti avenue Montaigne à Paris. Photo: LLalande

Garnir et puis dégarnir cela s’apparente à cette formule fameuse citée par Melville dans A Bout de Souffle : «Devenir immortel et puis…mourir». (1960)

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