HSBC couronne la photographie comme un « art littéraire »

Selon Agnès Sire, la directrice de la Fondation Henri Cartier Bresson, «la photographie est un art littéraire» et elle ajoute qu’en conséquence, «écrire avec la lumière n’est pas simple». Il s’agit d’une très jolie façon de qualifier la photographie.

C’est aussi, de la part de celle qui vient de nominer, en tant que conseillère artistique du prix HSBC pour la photographie, les deux lauréats 2011,  une façon d’expliquer que sélectionner deux artistes parmi les 625 dossiers déposés est tout autant un travail de perception que d’analyse. Prolongeant son propos qui est tout sauf du verbiage (si courant dans ce domaine) elle souligne la nécessaire «présence d’un texte intrinsèque» dans l’image.

Le 10 février 2011, ce sont comme d’habitude, deux lauréats qui sont sortis du lot, à chacun (donc) d’y découvrir le texte «intrinsèque».

D’abord Xiao Zhang qui s’est intéressé aux bords de mer chinois. Un travail qu’Agnès Sire dépeint comme «une Chine intime et contemporaine sans aucune facilité exotique». Il est né en 1981 à Yantai, province de Shandong, et vit à Chengdu, en Chine.

Xiao Zhang. Coastline 2010. Source: HSBC

La deuxième lauréate, Alinka Echeverria, a braqué ses objectifs sur le «chemin de Tepeyac» soit le cheminement annuel de six millions de pèlerins mexicains vers la basilique de la Guadalupe près de Mexico. Pour Agnès Sire, «l’approche de Alinka Echeverria est exemplaire (…) l’accumulation de personnages, la beauté et l’étrangeté de leur harnachement, constituent une série exceptionnelle qui permet de visualiser la démesure de cette croyance». Alinka Echeverria est née en 1981 à Mexico. Elle y vit.

Alinka Echeverria. Sur le chemin de Tepeyac. 2009. Source: HSBC

Le prix HSBC pour la photographie se traduit par la publication d’une monographie aux éditions Actes Sud et l’organisation d’une exposition itinérante dans quatre lieux culturels.

Tout savoir sur le prix HSBC de la photographie.

 Post-Scriptum : Il y aura peut-être un jour, comme aux origines de la revue, un prix « Soirées de Paris » mais nul ne connaît le temps de sa gestation…

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