Insurpassable

Je suis allé voir samedi 26 février un chef d’œuvre au cinéma. Un choix pas très risqué au vu du metteur en scène. Le gars qui n’offre que ça, des bons films, des scénarios au couteau, des plans diaboliques, des spectateurs menés en bateau, passagers consentants pris au cœur de la tempête. Ce n’était pas une avant-première, non, la copie n’était pas de première main, la pellicule était griffée.

Le public, bon joueur, saluait l’exploit en fin de séance par des applaudissements respectueux. Le metteur en scène allait-il surgir, micro en main, recevoir les questions béates, donner la leçon, épaulé au besoin par ses comédiens ? Que nenni, le réalisateur n’est plus, ce film est jeune de 55 ans.

Il a été tourné en 1955 et n’a pas pris une ride, mieux il en donne à nombre de ses semblables tournés depuis. Encore une fois, le risque d’être déçu était si mince. 55 ans après et quoi de neuf ? Hier, j’ai pris la 14, sans conducteur, direction Bercy, jusqu’à la Cinémathèque, qui présentait une intégrale des films d’Alfred Hitchcock. Hier, entre deux averses dehors, Grace Kelly et Cary Grant nous prenaient la Main au Collet. « If you love life, you’ll love France » nous promet le générique d’entame.

Post-scriptum : Le festival Hitchcock étant terminé à la Cinémathèque, il ne reste plus à ceux qui seraient tentés de voir le film à la suite de l’article de Byam de fouiller les bacs de DVD. PHB

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