Drive, pied au plancher

Scoop en direct de Sunset Boulevard ! Quentin Tarantino et David Lynch entretiennent une relation très intime et ont même adopté pour lui donner corps un (presque) jeune réalisateur danois, Nicolas Winding Refn. Et le plus beau est que cet héritier offre aujourd’hui même en salle à ses nouveaux papas le plus beau des cadeaux, son premier film hollywoodien, «Drive». Attention, joyau du film noir. C’est tranchant, émouvant, sanguinolent, visuellement épatant, comme un Mulholland Drive auquel on comprend quelque chose ou un Pulp Fiction dépourvu de son écrasante brochette de stars et de son pince sans rire.

Pourtant, le titre et l’affiche française du film ne donnent pas envie de monter à bord. Si ce n’est ces petites palmes qui rappellent un titre de gloire, celui du prix de la mise en scène au dernier festival de Cannes. Une récompense méritée, tant le réalisateur nous offre un travail d’orfèvre, inventif et soigné dans le détail.

Le beau gosse de service Ryan Gosling campe à merveille un personnage d’anti-héros, ce «chauffeur» qui donne son nom au film, un gars presque ordinaire qui va se surpasser. Nous n’en dirons pas davantage sur l’intrigue. A ses côtés, Carey Mulligan, formidable déjà dans le charmant «Une éducation», assure le point d’accroche du versant romantique de l’affaire. Tiens, dans un second rôle tout en fille paumée surgit Christina Hendricks, la rousse incendiaire de la série Mad Men.

Et puis il y a le personnage qui écrase la ribambelle d’acteurs tous impeccables, le véritable personnage principal du film sans doute, Los Angeles. La Cité des Anges qui ici se sont brûlés les ailes. Avec eux nous survolons la ville, ses nuits, ses plages, ses gratte-ciel. Et ses rues, autoroutes urbaines parcourues pied au plancher sur fond d’une bande-son hypnotique largement électro. Du premier au dernier instant, on est en apnée.

 La bande annonce sur Allociné.

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2 réponses à Drive, pied au plancher

  1. Pierre DERENNE dit :

    Mulholland Drive, Pulp Fiction ?
    Sorti avant la fin, dégoulinant d’eau de rose et d’ennui, les références sont donc parfois trompeuses…

  2. Byam dit :

    Cher Pierre,
    Je suis désolé pour vos voisins de salle. Merci beaucoup pour cet écho négatif sur ce bijou.
    Byam, qu’importe le flacon d’eau de rose pourvu qu’on ait l’ivresse de Los Angeles

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