Même dans ce curieux portrait d’Apollinaire « au bonnet égyptien », sans chercher bien longtemps, il y a une trace d’autoportrait. La grande exposition que consacre à Marie Laurencin le musée Marmottan, rassemble pas moins de quatre vingt dix œuvres dont quelques autoportraits officiels et beaucoup, beaucoup, d’autoportraits sous forme d’actes manqués. Une démultiplication des plus fascinantes. Continuer la lecture
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Lucius et Decimus devisaient sur les bords du Rhône en ce matin du 11 août 166. Bien mis, à l’aise dans leurs sandales carmin, ils n’avaient d’yeux que pour la marchande de fruits. Elle était encore pour l’heure un enjeu abstrait qu’ils avaient décidé de départager à pile ou face. Le gagnant aurait le droit de l’entreprendre et, si l’opération échouait, le perdant prendrait le relais. Le vent avait enfin cessé de souffler sur Arles, chacun s’apprêtait à profiter de cette journée d’été. Le plus adroit des deux était Decimus. Il s’amusa un long moment à faire voler la pièce à la verticale de ses mains. C’était un beau sesterce de bronze de 20 grammes environ et qui rendait un joli son mat lorsque par hasard il retombait sur les pavés. Mais Decimus était habile. Et la pièce à l’effigie d’Antonin le Pieux voltigeait gaiement au-dessus de ses mains. Lucius voulut troubler ce perpétuel équilibre d’une tape dans le dos de son camarade lequel fit un pas de côté, tenta un mouvement rapide pour récupérer la pièce qui lui échappa malgré tout et tomba dans le Rhône. Les deux amis s’éloignèrent en riant. Tant pis pour la marchande de fruits qui ignorait ce qui se tramait. 

