Je m’appelle Sévère Barilleau. Ce soir je suis mort. Mais point la peine d’aller réveiller vos pompiers, votre police, vos hôpitaux. Je suis mort au début du siècle, enfin de l’autre siècle. Un peu jeune, à mon goût, enfin, c’est comme ça. Je me sens un peu comme une bouteille d’un bon vin que l’on aurait débouchée trop tôt. «Il peut encore vieillir», dirait l’un. «Pour sûr qu’il a de la bouche !» répondrait l’autre. Mais voilà la bouteille est débouchée, et le vin ne vieillira plus.
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