C’est une confiture d’oranges/Aux 5 épices et goût étrange./Achetez vos oranges bio.
Et pourquoi pas tout un cageot ?/Mettez la main sur les épices…/Plus il en est, plus c’est délice !
C’est une confiture d’oranges/Aux 5 épices et goût étrange./Achetez vos oranges bio.
Et pourquoi pas tout un cageot ?/Mettez la main sur les épices…/Plus il en est, plus c’est délice !
Un jour le petit singe Zéphir quitte Célesteville et la famille Babar. Il est en vacances. Après quelques péripéties dont le caractère palpitant est indexé sur l’âge du lecteur, il part pêcher en mer avec un bateau que le roi Babar lui a gentiment affrété. Mais voilà que la première prise qu’il mouline est une petite sirène aux seins nus ! Elle s’appelle Eléonore et le convainc qu’elle ne survivra pas en forêt s’il l’emmène. Zéphir la relâche donc moyennant une contrepartie : s’il a un jour besoin d’elle, il n’aura qu’à jeter 3 galets dans l’eau et elle réapparaîtra pour l’aider.
«Retour à Killybegs», de Sorj Chalandon. En toile de fond, la guerre aux frontières d’un même pays, l’Irlande. Une guerre fratricide que se livrent nationalistes catholiques aspirant à l’indépendance de leur Ile et unionistes protestants loyaux à la couronne britannique. «Dieu nous a fait catholiques, le fusil nous a fait égaux» justifiaient les soldats de l’IRA, l’organisation paramilitaire nationaliste avant qu’elle ne dépose les armes en 1994.
Le dernier film de Aki Kaurismäki sobrement intitulé «Le Havre» profitera-t-il à la ville longtemps mal aimée du même nom ? Ce n’est pas certain. Avec son architecture typée d’après-guerre, Le Havre est une ville étrange qui ne manque pas de charme mais pour qui la connaît au hasard d’un jour pluvieux et froid ce qui n’est quand même pas rare, elle peut difficilement se hausser du col face à maintes concurrentes européennes qui supportent mieux le mauvais temps.
Les Soirées de Paris font une pause à partir d’aujourd’hui. Les publications reprendront à partir du 2 janvier 2012. Merci à tous les lecteurs nombreux et fidèles qui nous suivent depuis la renaissance en octobre 2010 de cette revue fondée en 1912 par Guillaume Apollinaire et ses amis. En guise de carte de voeux, vous trouverez ci-dessous une vue de la Tour Magne qui surplombe les Jardins de la Fontaine à Nîmes.
Retour aux fondamentaux. Avec la reprise au Théâtre Mouffetard jusqu’au 7 janvier du Jeu de l’Amour et du hasard, pièce de Marivaux qui se voit mise en scène par Xavier Lemaire. Quand des jeunes gens de condition du début du XVIIIe siècle se piquent de vouloir aimer avant de se marier, quelle histoire ! Le scénario tient la route depuis trois siècles, il se patine agréablement au gré des représentations, et ce moteur semble bien parti pour un bon moment encore.
Son pied avait heurté quelque chose qui ne lui rendit pas le même écho tactile qu’un amas neigeux. Il comprit qu’il venait de repérer la première borne. Dans cette région périphérique des zones polaires, la nuit commençait à tomber. Il faisait aux alentours de moins quinze degrés et le vent, qui soufflait la neige par saccades, accentuait considérablement un froid qu’Eugène savait mortel s’il ne se mettait pas rapidement à l’abri.
Un jour je demandais à Teofilo Chantre, un chanteur capverdien comment il définissait la « saudade ». Il me répondit : «c’est la nostalgie du futur». Cesaria Evora s’en est allée, accompagner l’éternel futur des Iles du Cap Vert, où même ceux qui essaient de les fuir, y reviendront toujours. Où même ceux qui y sont arrivés, au gré d’un guide touristique rapidement feuilleté, y retourneront toujours.
On voudrait simplement s’asseoir quelques instants, sur le muret de pierre blanche. Promis, on ne pipera mot, on se fera tout petit. Presque invisible. Car il fait assurément si doux à l’ombre de ces odorants orangers, à l’abri des farouches rayons du soleil andalou. Nous nous rêvons déjà bercés par la douce mélodie de la petite fontaine au centre de la cour. Impossible pourtant.
Esther Granek écrit de la poésie. Elle est née à Bruxelles en 1927. Autodidacte en raison des lois antijuives, elle vit depuis 1956 en Israël. Elle nous a demandé le 10 décembre de choisir un poème sur poetica.fr et de le publier, ce que nous faisons aujourd’hui. L’écrivain Flora Groult disait d’elle «L’ombre et la lumière donnent à ces chants et contre-chants une grâce très personnelle» en préface à Portraits et chansons sans retouches. PHB