Lucien Jerphagnon aussi convaincant le soir qu’il se levait le matin

 

Comment ne pas être attiré par un auteur dont le nom évoque la saga des Hommes de bonne volonté, et dont la première citation résonne comme un coup de trompette:  «les gens qui ont des certitudes sont sûrs de se coucher le soir aussi cons qu’ils se sont levés le matin» ?

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Chapeau, Bob !

Ce titre ne colle pas. J’ai failli le remplacer par «La vieillesse est un naufrage», qui, s’il colle davantage au propos, est sans nul doute trop brutal. Alors soit, gardons le «Chapeau, Bob !», jeu de mots pas très fin que j’avais étalé là tout en haut de la page avant même d’avoir vu le spectacle en question.

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Tu veux ou tu veux pas ?

A l’énoncé de la pièce de William Shakespeare et du lieu de représentation, il fallait déjà s’en douter, tout n’est que faux-semblants. Aller voir – avec quel plaisir !!! – «Beaucoup de bruit pour rien» au Théâtre de la Tempête c’est un peu déroutant. Comme dirait Brigitte Bardot (mais que fait Brigitte Bardot ici ?), tu veux ou tu veux pas, c’est noir ou blanc, mais ce n’est pas noir et blanc. Si c’est une tempête, elle fait beaucoup de bruit, mais ce n’est pas pour rien. Une tempête se déchaîne et dévaste tout.

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Andromaque, quel cirque !

Quatre comédiens virevoltants sur la scène du Vingtième Théâtre. Cette scène qui est comme la piste d’un cirque, avec pour tout décor, au sol et en cercle, quelques caisses de bois clair et une guirlande d’ampoules. Ces quatre personnages sont en effet tour à tour clowns blancs et augustes, fauves et dompteurs, pour nous présenter une adaptation tonique d’Andromaque.

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Aurélie Filippetti, une souffrance au fond de la poche

Dans l’organigramme de campagne de François Hollande, c’est à Aurélie Filippetti, députée de Moselle, qu’a échu le rôle de s’occuper de la culture et des médias. De là à la voir un jour succéder à Frédéric Mitterrand au ministère de la culture en cas de victoire de la gauche en 2012, l’hypothèse semble naturelle. Si c’était le cas, l’ancien et la nouvelle partageraient au moins un point commun : celui d’avoir écrit chacun un livre sur la douleur provoquée par la rupture sentimentale.

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Les restitutions « puissantes et moelleuses » de la machine parlante Thomson

« Le phonographe 1933, le phonographe électrique, basé sur une technique entièrement différente de celle qui a prévalu pendant quarante ans, n’a plus, en effet, aucun rapport avec les petits engins stridents et criards qui vous ont si prodigieusement agacé et sur lesquels vous fondiez jusqu’ici vos justes préventions. »

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Les Wyeths, un certain goût de l’Amérique à la Mona Bismarck Foundation

Une exposition dynastique, voilà ce que propose depuis le début du mois de novembre la  Mona Bismarck Foundation avenue de New York à Paris. Pour qu’elle fût dynastique, il fallait qu’ils fussent au moins trois, ce qui est le cas de la famille Wyeth qui peut aligner trois générations de peintres sous le même patronyme, Newell Convers, Andrew et Jamie. Le premier est né en 1882, le deuxième en 1917 et le troisième en 1946.

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Jean-Louis Trintignant récite la vie, l’amour, la mort

Le meilleur pour la fin. Disons plutôt, entame égoïste, le meilleur de l’émotion pour faire chavirer le cœur du Brestois qui vous cause. « Barbara » de Jacques Prévert. «Rappelle-toi Barbara / il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là», et voilà le spectateur d’emblée brusquement plongé dans la rade et au milieu des ruines, des cendres de la guerre et de l’amour détruit. «Il ne reste rien», telle est la chute de ce poème écrit au lendemain de la Seconde guerre mondiale. Un poème offert en rappel au public de l’Odéon au terme d’un rare moment de grâce.

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Omar Sy, fidèle au pote

Une carrure d’athlète (1,90 mètre), un rire gargantuesque et communicatif en  provenance  d’une bouche à fréquenter les bars à sourire, une décontraction à décrisper les plus coincés, Omar Sy vient avec « Intouchables » de franchir un cap : passer d’humoriste estampillé banlieue à star de ciné en voie de « césarisation ».

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Sempé se tire d’embarras à l’Hôtel de Ville

Plonger dans une exposition de dessins de Sempé, c’est plonger dans un univers enchanteur à triple bande, comme seul il peut en créer. Sous les lambris de l’Hôtel de Ville où sont accrochés jusqu’au 12 février ses dessins et aquarelles, on pourrait voir surgir le petit Nicolas et sa meute de copains au coin d’un couloir, qu’on ne serait pas étonné. Le visiteur ne sait plus s’il est devant un dessin, ou dedans ! Sempé attire une foule dense de Parisiens, de ces badauds qu’il croque depuis 60 ans, et qui tous l’adorent.

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