Les œuvres de Richard Prince sont loin d’être données et pour cause, l’artiste bénéficie de l’ombre tutélaire du galeriste et collectionneur Larry Gagosian lequel, comme disait Gabin dans «Le cave se rebiffe», n’a pas l’habitude «d’apporter son concours dans des fêtes de charité».
Il n’empêche, si vous faites un petit tour à l’exposition que lui offre très généreusement la BNF (juste à côté de celle dédiée à Gallimard ce qui provoque une sensible variation d’atmosphère), vous en ressortirez peut-être avec l’idée que se faire pour soi-même du Richard Prince est à la portée de votre porte-monnaie. Les Soirées de Paris ayant annoncé «l’événement» très à l’avance, il était juste qu’on aille y faire un petit tour.
Ce qui est intéressant dans cette exposition sur Gallimard à la BNF Mitterrand, c’est la trajectoire d’une idée devenue une marque centenaire et un industriel de l’édition. C’est en 1909 qu’apparaît La Nouvelle Revue Française fondée par des écrivains comme Gide et Schlumberger et c’est à partir de 1911, avec l’arrivée du jeune Gaston Gallimard comme gérant, que l’affaire va prendre tournure. Il faudra attendre 1919 pour qu’une société endosse le nom Gallimard et devienne une maison d’édition à part entière tout en restant soigneusement reliée à la revue de départ qui sera désignée plus simplement par l’acronyme NRF.






