Après Berlin, Zurich, Gand, Rome et Melbourne, c’est à la Cinémathèque de Paris que s’installe du 23 mars au 31 juillet 2011, l’exposition dédiée à l’un des cinéastes les plus fascinants au monde, Stanley Kubrick. Photos et films de tournage, documents de recherche, correspondances, scénarios, accessoires, costumes, maquettes … L’immersion dans la Planète Kubrick est réussie et inédite en France. Les tableaux peints par sa femme, la maquette du labyrinthe de Shining, les robes et les souliers vernis des jumelles dans l’hôtel Overlook, les accessoires de Lolita, les masques vénitiens d’Eyes Wide Shut… Le souci du détail (une obsession chez Kubrick) ne peut qu’enchanter les fans du cinéaste (qui arrivent de toute façon déjà conquis). La rétrospective de la cinémathèque met en avant l’extrême diversité de sa filmographie : du film noir (L’Ultime Razzia), à la science fiction (2001 : l’Odyssée de l’espace), en passant par l’anticipation sociale (Orange mécanique), la reconstitution historique (Barry Lyndon) ou l’épouvante (Shining), jusqu’au film de guerre (Full metal jacket). Dans son œuvre, en toile de fond, Kubrick, s’interroge sur la nature humaine et sur l’avenir de l’humanité qui le fait douter. L’exposition revient même sur ses projets de films qui n’ont jamais abouti, comme Napoléon qu’il aurait dû tourner pour la MGM ou Aryan Papers, le film sur la Shoah qu’il a abandonné lorsqu’il a su que Steven Spielberg préparait la liste de Schindler. Continuer la lecture →