La trace indéfectible du poinçon à Notre-Dame des Champs

Le poinçon est l’original d’un caractère d’imprimerie, avec lequel on frappait les matrices destinées à en fondre d’autres, explique le Robert.

Les tirages photographiques grand format de Dominique Sarraute, visibles en ce moment même à la paroisse Notre-Dame des Champs dans le 6e arrondissement, s’appliquent à mettre en valeur l’extrémité du poinçon qui porte la trace indéfectible d’un caractère d’écriture. Continuer la lecture

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Et si la danse m’était contée?

Le 3 mars dernier, dans le cadre d’Ardanthé -le festival de danse contemporaine de Vanves- le danseur Cédric Andrieux est venu en personne présenter son solo «Cédric Andrieux». Dans cette pièce, il pose un regard rétrospectif sur sa carrière. Avec beaucoup de sobriété, d’humour, et de grâce bien sûr, il raconte ses premiers pas à Brest, son apprentissage au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, son rôle d’interprète de Merce Cunningham à New York, et récemment au sein du Ballet de l’Opéra de Lyon. Continuer la lecture

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Le Balzar tient son rang mais…

On va dans les grandes brasseries parce que c’est bruyant, parce que c’est gai, parce que c’est bien décoré, parce que la vie y souffle. Dans ce petit club de grandes brasseries parisiennes comme le Zeyer, le Zimmer, le Wepler ou encore La Coupole, le Balzar, sis à l’angle du boulevard Saint-Michel et de la rue des écoles tient bien son rang. L’impression que l’on va bien se «mettre à table», à peine franchi le seuil de l’établissement réconforte. Continuer la lecture

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Un Spumifère et un Grand Marnier glace pilée SVP

Le PURLAINE ORGUEILLEUX «incarne le Spumifère moyen dans toute sa splendeur». Dans le domaine érotique, «ses impulsions sont conformistes et ses préoccupations sanitaires». Ah vous ne connaissez pas les Spumifères et singulièrement le livre qui vient de sortir à leur sujet «La vie amoureuse des Spumifères» ?

Alors c’est que vous ne connaissez pas Georges Hugnet, écrivain, éditeur et peintre qui, en 1948, au mitan de sa vie, s’amuse à gouacher et dans un esprit surréaliste, des cartes postales anciennes représentant des femmes plus ou moins dévêtues. Continuer la lecture

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True Grit, le western soigné des frères Coen

Harcelé par un avocat qui tente de lui faire avouer ses méthodes pour le moins peu orthodoxes, soit un net penchant pour le tir aux pigeons au détriment des subtilités de la procédure judiciaire, le Marshall Rooster Cogburn ( Jeff Bridges) répond laconiquement, «généralement quand je recule, je vais toujours vers l’arrière». La salle du tribunal évidemment éclate de rire. Le Marshall a retourné l’audience et emporté le morceau. Continuer la lecture

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Le poids des papillons dans l’art

Dans sa livraison de printemps, celle du mois de mars 2011, le vénérable magazine L’œil s’est livré à une enquête particulièrement intéressante en raison du résultat obtenu après le classement des 50 personnalités de l’art les plus influentes.

Cette liste donne le «vertige» à l’éditeur et rédacteur en chef de la revue, Jean-Christophe Castelain. Et pour cause, sur les 50 personnalités recensées, on ne compte que quatre femmes et très loin des premières places. Continuer la lecture

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Les visages lacérés de John Stezaker

La Whitechapel Gallery offre à John Stezaker la première grande rétrospective de ses oeuvres. Ses fameux collages disséquant de vieilles photos et des cartes postales anciennes nous entraînent dans un univers chirurgical et esthétique troublant.

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Pour l’amour de Gérard Philippe

C’est l’histoire d’une femme dont le nom de famille est Gérard et qui appelle son fils Philippe avec l’espoir qu’il devienne Gérard Philippe, le fameux acteur disparu. Malformé à la naissance, l’enfant, interprété par le chanteur Raphaël, va s’employer à ne pas devenir ce que l’on attend de lui. Un témoignage de Carine Menou, lectrice des Soirées de Paris, qui a assisté à la couturière de la pièce au théâtre La Bruyère. PHB Continuer la lecture

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S’amuser, boire et danser aux soirées du Candlelight Club

 Samedi soir, Londres est en pleine effervescence. La fièvre monte. Aux antipodes des grands axes, des sirènes de police et des néons agressifs des bars qui se ressemblent tous, les back streets font figure de refuges. Et il en existe une particulière dont l’une des portes cache un club qui nous transporte au temps des speakeasies et de la prohibition. Bienvenue au Candlelight Club, un secret bien gardé où l’on s’amuse, on danse et on boit, hors du temps et des stéréotypes du monde extérieur. Continuer la lecture

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Kees Van Dongen, enchanteur et déchanteur

Fauve, anarchiste et mondain, voilà comment le musée d’Art moderne  a choisi, 20 ans après la précédente, de titrer une nouvelle exposition dont le sujet est Kees Van Dongen. Portraitiste, coloriste de l’extrême, l’artiste d’origine hollandaise n’a pas toujours fait l’unanimité.

Dans un livre paru en 1990 et dans un préambule en forme de glossaire, Gilbert Lascault rappelait que Guillaume Apollinaire avait écrit en 1908: «M. Van Dongen manifeste brutalement des appétits formidables» ce qui n’est pas encore une prise de position mais, deux ans plus tard, il le fusille par cette réflexion : «Les tableaux de M.Van Dongen sont l’expression de ce que les bourgeois souffrant d’entérite appellent aujourd’hui de l’audace. Pour ma part, j’y vois bien quelques dons de peintre, mais aussi une vulgarité que l’artiste cherche à transformer en brutalité.» Quelques vives attaques plus tard, Apollinaire adoucira quelque peu sa position pour reconnaître, en 1918 dans la revue Les Arts à Paris que Van Dongen «a le premier tiré de l’éclairage électrique un éclat et l’a ajouté aux nuances. Il en résulte une ivresse, un éblouissement, une vibration…». Continuer la lecture

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