Sueurs froides pour une rencontre au sommet

Eté 1962, à Hollywood. Un maître du cinéma, au sommet de son art, a accordé à un jeune réalisateur français, pétri d’admiration, une série d’entretiens dans le but de disséquer son œuvre et d’en tirer un livre. Ce dernier constitue aujourd’hui encore une véritable bible pour les cinéphiles du Monde entier. Côté cour, Alfred Hitchcock, entre deux séances de travail sur Les Oiseaux, côté jardin, François Truffaut, en élève discipliné, bien loin d’oser le moindre des «Quatre cents coups».
Excellente nouvelle, pour les amateurs tant de théâtre que de cinéma, ces «Entretiens Hitchcock Truffaut» ont pris vie sur la scène du Lucernaire, luxuriant îlot culturel de la rue Notre-Dame des Champs. Et cette pièce, «Hitch», est un régal. N’y manque pas même une intrigue propre si «hitchcockienne» concoctée par deux auteurs inspirés, Alain Riou et Stéphane Boulan. Mais chut ! … sachez juste que pour Sir Alfred « la mort est le moment le plus enrichissant de l’existence».

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Gustave Courbet, l’amour de la nature

Étienne Carjat, ami de Baudelaire, journaliste, caricaturiste et photographe, (celui-là même qui réalisa le fameux portrait de Rimbaud en 1871, avant de détruire, paraît-il, en représailles, la plupart des clichés du poète parce que celui ci l’avait blessé, au cours d’un dîner orageux, d’un coup de canne-épée, arme empruntée au poète Albert Mérat ), écrivit un texte dédié à la mémoire du peintre Gustave Courbet.

Tout en saluant l’œuvre de l’auteur de «l’Atelier du peintre», Carjat rappelle à quel point Courbet est mort, en 1877, dans une grande solitude. Exilé en Suisse, condamné par la justice qui le rendait responsable de la destruction de la colonne Vendôme pendant la Commune, ses biens et œuvres saisis et dispersés en vente publique. Il est vain de dire que la IIIe République aura négligé les anciens communards. Continuer la lecture

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Le campanile qui sonne pour Les Soirées de Paris

Le carillon c’est le symétrique inverse du glas. A chaque fois que le carillon du campanile qui se situe entre l’église Saint-Germain l’Auxerrois et la mairie du premier arrondissement se met en route, le cœur s’allège et les poumons pompent l’air parisien dans la bonne humeur. Il se déclenche tous les jours à 10h, 12h, 14h, 16h, 18h et 20h. Le poids de ses 38 cloches s’élève à 10 tonnes, soustraction faite de la grosse cloche qui sert à sonner les heures.  Les Soirées de Paris vous offrent ce petit concert aérien.

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Les princesses nues du guetteur mélancolique

Il se trouve que Guillaume Apollinaire a écrit un poème titré « printemps » dont les Soirées de Paris, la revue dont il est à l’origine, a le plaisir de vous présenter un extrait.

« Et toi mon coeur pourquoi bats-tu, écrivait-il, comme un guetteur mélancolique, j’observe la nuit et la mort. » Continuer la lecture

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Si vous passez par Saint-Germain…

On aurait préféré une statue de Guillaume Apollinaire. Mais Pablo Picasso, dans sa volonté de rendre hommage à son ami disparu en 1918, a préféré donner à la ville de Paris, un buste sculpté de sa compagne Dora Maar. Il est l’emblème du square Laurent Prache dans le 6e arrondissement, juste à côté de l’église Saint-Germain-des-Prés. On peut y lire deux inscriptions : «A Guillaume Apollinaire, 1880-1918» et latéralement, «ce bronze œuvre de Pablo Picasso est dédié par lui à son ami Guillaume Apollinaire 1959». En savoir plus sur Dora Maar.

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La trace indéfectible du poinçon à Notre-Dame des Champs

Le poinçon est l’original d’un caractère d’imprimerie, avec lequel on frappait les matrices destinées à en fondre d’autres, explique le Robert.

Les tirages photographiques grand format de Dominique Sarraute, visibles en ce moment même à la paroisse Notre-Dame des Champs dans le 6e arrondissement, s’appliquent à mettre en valeur l’extrémité du poinçon qui porte la trace indéfectible d’un caractère d’écriture. Continuer la lecture

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Et si la danse m’était contée?

Le 3 mars dernier, dans le cadre d’Ardanthé -le festival de danse contemporaine de Vanves- le danseur Cédric Andrieux est venu en personne présenter son solo «Cédric Andrieux». Dans cette pièce, il pose un regard rétrospectif sur sa carrière. Avec beaucoup de sobriété, d’humour, et de grâce bien sûr, il raconte ses premiers pas à Brest, son apprentissage au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, son rôle d’interprète de Merce Cunningham à New York, et récemment au sein du Ballet de l’Opéra de Lyon. Continuer la lecture

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Le Balzar tient son rang mais…

On va dans les grandes brasseries parce que c’est bruyant, parce que c’est gai, parce que c’est bien décoré, parce que la vie y souffle. Dans ce petit club de grandes brasseries parisiennes comme le Zeyer, le Zimmer, le Wepler ou encore La Coupole, le Balzar, sis à l’angle du boulevard Saint-Michel et de la rue des écoles tient bien son rang. L’impression que l’on va bien se «mettre à table», à peine franchi le seuil de l’établissement réconforte. Continuer la lecture

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Un Spumifère et un Grand Marnier glace pilée SVP

Le PURLAINE ORGUEILLEUX «incarne le Spumifère moyen dans toute sa splendeur». Dans le domaine érotique, «ses impulsions sont conformistes et ses préoccupations sanitaires». Ah vous ne connaissez pas les Spumifères et singulièrement le livre qui vient de sortir à leur sujet «La vie amoureuse des Spumifères» ?

Alors c’est que vous ne connaissez pas Georges Hugnet, écrivain, éditeur et peintre qui, en 1948, au mitan de sa vie, s’amuse à gouacher et dans un esprit surréaliste, des cartes postales anciennes représentant des femmes plus ou moins dévêtues. Continuer la lecture

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True Grit, le western soigné des frères Coen

Harcelé par un avocat qui tente de lui faire avouer ses méthodes pour le moins peu orthodoxes, soit un net penchant pour le tir aux pigeons au détriment des subtilités de la procédure judiciaire, le Marshall Rooster Cogburn ( Jeff Bridges) répond laconiquement, «généralement quand je recule, je vais toujours vers l’arrière». La salle du tribunal évidemment éclate de rire. Le Marshall a retourné l’audience et emporté le morceau. Continuer la lecture

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