Les exploits documentaires de Prisse d’Avennes en Egypte

C’est la passionnante histoire d’un monsieur né en 1807 à Avesnes-sur-Helpe dans le Nord (1), que nous raconte la BNF Richelieu depuis le 1er mars, avec son exposition intitulée «Visions d’Egypte». L’Egyptologue Prisse d’Avennes n’était même pas oublié, il était ignoré du grand public. Mais la BNF nous restitue sa mémoire à travers l’œuvre de celui qui s’appelait en long Achille Emile Prisse d’Avennes (et encore il manque deux prénoms).

Voilà un homme qui à peine sorti des Arts et Métiers avec son diplôme en poche s’en va faire la guerre en Grèce, séjourne aux Indes, décide d’un bref arrêt en Palestine et finit par débarquer en Egypte en 1827 où il travaillera d’abord comme ingénieur pour le gouvernement égyptien.

En 1836, alors qu’il parle désormais couramment l’arabe, il se change en égyptologue, archéologue, ethnologue et explore le pays. Continuer la lecture

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Connaissance des Arts aère sa formule

Ceux qui ont acheté les premiers numéros de Connaissance des Arts dans les années 50 sont habitués aux évolutions de formule de leur mensuel favori. Ceux qui se demandaient pourquoi le numéro de février était un peu faible sur le fond comprendront mieux pourquoi : une nouvelle formule était en gestation pour le mois de mars.

Toucher à la structure d’un journal relève d’un exercice des plus délicats. Les lecteurs ont leurs habitudes et leurs repères, ils n’aiment pas trop les révolutions. Cette nouvelle mouture est, disons le d’emblée, assez réussie. Dans son éditorial, le directeur de la rédaction Guy Boyer, indique que le mensuel va passer de la posture «un peu stricte de revue», pour une allure «résolument magazine»… Continuer la lecture

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Insurpassable

Je suis allé voir samedi 26 février un chef d’œuvre au cinéma. Un choix pas très risqué au vu du metteur en scène. Le gars qui n’offre que ça, des bons films, des scénarios au couteau, des plans diaboliques, des spectateurs menés en bateau, passagers consentants pris au cœur de la tempête. Ce n’était pas une avant-première, non, la copie n’était pas de première main, la pellicule était griffée. Continuer la lecture

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Eléphant non autorisé

Il y a un jour probablement, quelqu’un est passé rue Louis Blanc, a vu la mention «défense d’afficher» sur les murs et il s’est dit qu’à la place, il verrait mieux la mention «défense d’éléphant». Et sans doute qu’un autre jour, ou plutôt une autre nuit, ce quelqu’un est revenu dans cette rue du 10e arrondissement et il a accompli son dessein. Depuis il y a les passants qui ne voient rien, ceux qui s’étonnent, ceux qui s’offusquent, ceux qui sourient, ceux à qui ça donne des idées. Paris, février 2011 Continuer la lecture

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Des gaufres Meert au coeur de Paris

Pour goûter une gaufre de chez Méert, il y a deux écoles. Et depuis près de trois mois il y a deux endroits. L’école orthodoxe d’abord, recommandée par la maison lilloise : la gaufre doit se déguster à la température de la pièce. Mais il y a de vieux amateurs, dont fait partie l’auteur de ces lignes, qui ont choisi de la déguster rafraîchie au réfrigérateur. C’est une méthode savante et recommandable. L’attaque gustative est comme le début d’un baiser. Et puis au fur et mesure qu’elle se réchauffe entre le palais et la langue, la gaufre libère tous ses parfums tandis que les dents écrasent délicatement sa texture consentante. Une merveille. Continuer la lecture

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Le coeur du Louxor bat encore

La rénovation du cinéma Le Louxor est en cours et ceux qui s’en occupent ont eu la bonne idée de mettre en place une jolie palissade dans les tons de l’époque avec des photos instructives sur ce qu’était le Louxor lors de sa création en 1921 et, surtout, ce qu’il va devenir.

Pour un peu plus de 13 millions d’euros, le nouveau Louxor disposera, au premier semestre 2013 de 3 salles (300, 150 et 80 places). L’ensemble sera exploité par une société privée via une délégation de service public.

Cette résurrection, sous la houlette de l’architecte Philippe Pumain, fait pièce à tous ces cinémas de quartier disparus dont il ne reste plus que la façade et qui supportent plus qu’ils ne portent une enseigne de distribution alimentaire il faut bien le dire un peu dégradante. Le Louxor a bien failli s’appeler Tati en 1983 vant de devenir une boîte de nuit. Continuer la lecture

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Quand le New York Times évoque les Soirées de Paris

A l’origine, la notoriété des Soirées de Paris avait franchi l’Atlantique. C’est encore le cas ! Dans son édition du 10 février, le New York Times, sous la plume du critique d’art Holland Cotter, raconte comment une guitare sculptée en carton par Picasso avait fait scandale en mars 1913. La publication de cette guitare dans Les Soirées de Paris avait scandalisé des lecteurs, entraînant «lettres outragées» désabonnements…Cet article est lisible en français dans l’édition du 25 février du Figaro qui comprend quelques articles traduits extraits du New York Times. Pour les anglophones, suivez le guide. C’est en page 2.

Post-Scriptum: Les archives en ligne du New York Times, consultables depuis 1851 jusqu’à nos jours, affichent 850 occurences à partir du mot « Apollinaire ». Exemple…

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Le vent de l’art brut mélange les étiquettes

Il y a quelque chose d’agaçant dans la dénomination «arts premiers» comme s’il fallait mettre dans un camp à part des gens qui seraient un peu primates, des simplets, des très naïfs et d’autres qui seraient fous. L’exposition qui se déroule à la Halle Saint Pierre a beau s’intituler «sous le vent de l’art brut», le mal est dit sinon fait. Si des œuvres valent la peine d’être exposées à quoi bon les affubler d’un voile dont l’aspect réducteur à défaut d’être pudique, gêne. Continuer la lecture

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HSBC couronne la photographie comme un « art littéraire »

Selon Agnès Sire, la directrice de la Fondation Henri Cartier Bresson, «la photographie est un art littéraire» et elle ajoute qu’en conséquence, «écrire avec la lumière n’est pas simple». Il s’agit d’une très jolie façon de qualifier la photographie.

C’est aussi, de la part de celle qui vient de nominer, en tant que conseillère artistique du prix HSBC pour la photographie, les deux lauréats 2011,  une façon d’expliquer que sélectionner deux artistes parmi les 625 dossiers déposés est tout autant un travail de perception que d’analyse. Prolongeant son propos qui est tout sauf du verbiage (si courant dans ce domaine) elle souligne la nécessaire «présence d’un texte intrinsèque» dans l’image. Continuer la lecture

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Le virus était dans l’expo

Bizarre, un peu dérangeante, curieuse sûrement, l’exposition «General Idea» qui vient de démarrer au Musée d’Art moderne, intrigue. Le visiteur fait face à une rétrospective (1969/1994) dédiée à un collectif canadien  «General Idea», adepte de l’autodérision et de la parodie, dont le précepte était de se «libérer de la tyrannie du génie individuel». Continuer la lecture

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