True Grit, le western soigné des frères Coen

Harcelé par un avocat qui tente de lui faire avouer ses méthodes pour le moins peu orthodoxes, soit un net penchant pour le tir aux pigeons au détriment des subtilités de la procédure judiciaire, le Marshall Rooster Cogburn ( Jeff Bridges) répond laconiquement, «généralement quand je recule, je vais toujours vers l’arrière». La salle du tribunal évidemment éclate de rire. Le Marshall a retourné l’audience et emporté le morceau. Continuer la lecture →

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Le poids des papillons dans l’art

Dans sa livraison de printemps, celle du mois de mars 2011, le vénérable magazine L’œil s’est livré à une enquête particulièrement intéressante en raison du résultat obtenu après le classement des 50 personnalités de l’art les plus influentes.

Cette liste donne le «vertige» à l’éditeur et rédacteur en chef de la revue, Jean-Christophe Castelain. Et pour cause, sur les 50 personnalités recensées, on ne compte que quatre femmes et très loin des premières places. Continuer la lecture →

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Les visages lacérés de John Stezaker

La Whitechapel Gallery offre à John Stezaker la première grande rétrospective de ses oeuvres. Ses fameux collages disséquant de vieilles photos et des cartes postales anciennes nous entraînent dans un univers chirurgical et esthétique troublant.

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Pour l’amour de Gérard Philippe

C’est l’histoire d’une femme dont le nom de famille est Gérard et qui appelle son fils Philippe avec l’espoir qu’il devienne Gérard Philippe, le fameux acteur disparu. Malformé à la naissance, l’enfant, interprété par le chanteur Raphaël, va s’employer à ne pas devenir ce que l’on attend de lui. Un témoignage de Carine Menou, lectrice des Soirées de Paris, qui a assisté à la couturière de la pièce au théâtre La Bruyère. PHB Continuer la lecture →

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S’amuser, boire et danser aux soirées du Candlelight Club

 Samedi soir, Londres est en pleine effervescence. La fièvre monte. Aux antipodes des grands axes, des sirènes de police et des néons agressifs des bars qui se ressemblent tous, les back streets font figure de refuges. Et il en existe une particulière dont l’une des portes cache un club qui nous transporte au temps des speakeasies et de la prohibition. Bienvenue au Candlelight Club, un secret bien gardé où l’on s’amuse, on danse et on boit, hors du temps et des stéréotypes du monde extérieur. Continuer la lecture →

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Kees Van Dongen, enchanteur et déchanteur

Fauve, anarchiste et mondain, voilà comment le musée d’Art moderne  a choisi, 20 ans après la précédente, de titrer une nouvelle exposition dont le sujet est Kees Van Dongen. Portraitiste, coloriste de l’extrême, l’artiste d’origine hollandaise n’a pas toujours fait l’unanimité.

Dans un livre paru en 1990 et dans un préambule en forme de glossaire, Gilbert Lascault rappelait que Guillaume Apollinaire avait écrit en 1908: «M. Van Dongen manifeste brutalement des appétits formidables» ce qui n’est pas encore une prise de position mais, deux ans plus tard, il le fusille par cette réflexion : «Les tableaux de M.Van Dongen sont l’expression de ce que les bourgeois souffrant d’entérite appellent aujourd’hui de l’audace. Pour ma part, j’y vois bien quelques dons de peintre, mais aussi une vulgarité que l’artiste cherche à transformer en brutalité.» Quelques vives attaques plus tard, Apollinaire adoucira quelque peu sa position pour reconnaître, en 1918 dans la revue Les Arts à Paris que Van Dongen «a le premier tiré de l’éclairage électrique un éclat et l’a ajouté aux nuances. Il en résulte une ivresse, un éblouissement, une vibration…». Continuer la lecture →

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Un bain de déprime sur les plages anglaises

 Gens heureux, prenez donc un bon bain de déprime. L’occasion est trop belle de côtoyer sans s’y attendre, la misère, celle de l’interdiction de disposer de son propre corps. Je me suis laissé tenter par ce bain, j’ai plongé d’un coup. L’eau était glacée.

Au programme, «Never let me go», film réalisé par Mark Romanek. Assurément, pour le bain, les plages anglaises du Norfolk offrent un décor parfait au film, elles sont désertes et venteuses.

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La «success story» de Jean-Louis Forain est au Petit Palais

Jean-Louis Forain s’est d’abord amusé des mœurs masculines consistant à s’abonner à l’Opéra afin d’accéder au foyer des petits rats et leur offrir un soutien financier en échange de faveurs sexuelles. Mais la détresse des jeunes filles en question lui fera changer d’avis. La réalité en coulisses est l’un des angles de sa production.

Voilà une exposition pleine de promesses qui débute au Petit Palais le 10 mars. Jean-Louis Forain (1852/1931) est devenu célèbre pour avoir publié durant près d’un demi-siècle des dessins de presse ironiques à l’encontre des bourgeois. Et ce sont des titres comme Le Figaro, Le Courrier français, The New-York Herald ou Le Rire qui l’accueillaient dans leurs pages. Continuer la lecture →

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Adieu, ma gorgette et mon sein

Ce poème a au moins 456 ans. Il a été écrit par Jacques Tahureau, né au Mans en 1527. Il a cette particularité qu’une fois lu, on a envie de le relire et même de le « forwarder ». Forwardez donc le sieur Tahureau. Attention il s’agit de l’orthographe d’origine. Précisez-le dans votre mail. Continuer la lecture →

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Un mot d’excuse est accroché pour la gêne occasionnée

 Il fait beau sur Paris ce vendredi 4 mars 2011 et pourtant le temps est singulièrement bouché sur les Tuileries. Le monde de la mode a installé ses tentes partout. Depuis l’allée qui longe la rue de Rivoli on ne voit plus le parc. Les tentes installées place de la Concorde aux abords des jardins font que seul un petit bout de l’obélisque est visible. Les salons professionnels de la mode se sont largement étalés. Du 21 février au 11 mars date du dernier jour de démontage, l’espace public est ainsi confisqué, au profit de «Paris capitale de la création». Continuer la lecture →

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