Sauf l’infirmière qui venait de s’assoupir, Julius Cordea agonisait seul. Il n’était pas inquiet, mais il s’ennuyait. Depuis la veille, depuis le transport en ambulance jusqu’à sa chambre d’hôpital, il avait correctement joué le jeu du mourant. Sa maladie comme sa grande faiblesse rendaient son interprétation très crédible. Julius soupirait et comprenait mieux pourquoi il était convenu d’écrire « jusqu’à son dernier soupir ». Cette mort annoncée ne lui ressemblait pas. Lui qui s’était toujours vanté de maîtriser sa destinée, ou de savoir éviter ce qu’il ne pouvait raisonnablement contrôler, se trouvait bien veule tandis que sa fin s’annonçait. Continuer la lecture
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