Hong Kong, le carnet de voyage de Karine M

Le Bouddha de l’île de Lantau. Photo: Karine M.Karine M. est franco-québécoise. Elle est partie pour un périple asiatique qui devrait s’achever en février prochain. Elle se donne le temps. Les lignes qui suivent sont des extraits de son journal de voyage (c’est pourquoi elle a souhaité que je cosigne ce papier). Bruno Sillard. On embarque ? J’ai quitté Vancouver. 13heures, cinq films et 10300 kilomètres plus loin, je suis arrivée à Hong Kong. Il n’y a pas plus opposé à un douanier américain, qu’un douanier hongkongais. Zéro question! Visa sur le passeport pour un mois à Hong Kong collé en moins de 10 secondes.

Hong Kong, c’est chaud et humide. On arrive parmi des buildings gigantesques, très occidentaux. Influence britannique oblige, on y roule à gauche. Mais les piétons (et certains chauffeurs de minibus) ne semblent pas l’avoir intégré. Ils zigzaguent d’un côté à l’autre sans flux uniforme. Traverser une rue tient déjà du challenge surtout s’il n’y a pas de feux pour les piétons. Les véhicules te foncent dessus sans ralentir même si tu es déjà au milieu de la route.

A Hong Kong, ils aiment les passerelles. Photo: Karine M.

A Hong Kong, ils aiment les passerelles. Photo: Karine M.

Il y a aussi les passerelles, une horreur. Si tu veux aller de l’autre côté de la route, tu dois repérer la passerelle la plus proche. Donc tu marches jusqu’à elle, attention la bonne n’est pas forcément celle que tu crois. Enfin la voilà, tu y arrives… mais il faut que tu comprennes comment y monter. Des fois il y a un escalier caché, des fois tu dois rentrer dans un bâtiment ou pire, se retrouver dans la foule d’un centre commercial (je te rappelle que tu veux juste aller de l’autre côté de la rue!). Là, victoire, tu as trouvé l’escalier qui monte à ta passerelle. Sauf que l’escalier en colimaçon te fait perdre le sens du sud et du nord. En haut, il faut que tu repères en bas quelle rue tu veux traverser car une passerelle peut aller dans plusieurs sens et plusieurs routes. Tu y vas, traverses puis à nouveau tu as l’escalier tournicotant, le centre commercial à traverser et là tu es… quelque part dans ta rue ou dans une rue transversale. Mais de toute façon, tu ne sais plus le sens de ta rue ni même des fois quelle était ta rue, voir même pourquoi tu voulais la traverser…  A Hong Kong, ils aiment les passerelles! Un détail si on est perdu, les indications des noms de rue ne sont pas aux intersections, il faut chercher quelque part au milieu de la rue son nom.

Hong Kong offre aussi la possibilité de se retrouver au milieu de paysages magnifiques. C’est facilement, quelques kilomètres en minibus, au détail près que le chauffeur s’amuse à nous lancer dans des descentes sans les mains ni les pieds, genre on lâche tout, on verra si on arrive en bas,

Le boudha de Lantau. Photo: Karine M.

Le boudha de Lantau. Photo: Karine M.

Sur l’île de Lantau se trouve le plus grand bouddha assis du monde. Avec le billet d’entrée à l’intérieur du Bouddha, un repas est servi. Avant, il y a un rituel qui est de laver de l’ensemble des assiettes, bols et ustensiles avec le thé chaud qui est apporté. C’est étonnant mais d’un autre côté, je trouve que c’est une très bonne idée.

Donc le thé est versé puis transvasé d’un récipient à l’autre, du plus petit (on commence par les baguettes), vers le plus grand et au fur et à mesure de l’augmentation des besoins en contenance, on rajoute du thé. C’est versé au final dans un récipient fait pour cela. Tout est propre ! C’est la seconde fois que je mange dans un monastère et c’est la seconde fois où je me régale. Je me demande si certains font des cours de cuisine, parce que j’aimerais vraiment apprendre certaines techniques, comme là par exemple, les rouleaux croustillants. Les moines mangent qu’une fois par jour mais, ils mangent bien!

Sur les deux îles que j’ai visitées, plutôt des îles de pêcheurs, on trouve surtout des restaurants de fruits de mer. En devanture, il y a une multitude de petits aquariums où les animaux sont entassés. On choisit direct dans l’eau celui que l’on va manger. Comme vous vous en doutez, ce n’est pas «tiptop» pour une végétarienne.

C’était jour férié pour la fête nationale de la Chine. Je suis aussi allée sur l’ile de Lamma. C’est une jolie petite île que l’on peut traverser à pied, au milieu des plantes et animaux sauvages. Au détour d’un sentier, on tombe sur une centrale électrique qui alimente une partie d’Hong Kong. Pour la construire, on a détruit une partie de la montagne et utilisé la pierre extraite pour gagner sur la mer et y construire la centrale. Cette centrale a trois réacteurs, deux sont nécessaire mais il se trouve que le chiffre trois est plus «feng shui». Détruire une montagne n’a l’air de ne poser aucun problème par rapport au «feng shui»!

Par rapport aux chiffres, le chiffre quatre est quant à lui totalement à proscrire. Il ne faut pas le prononcer, il n’y a pas d’étage quatre dans les immeubles… et attention de ne doit pas croiser ses baguettes car ça rappelle le chiffre quatre ! Dans le même genre, éternuer est mal poli. Roter en revanche ne pose pas de problème. Cela dit, il y a des différences entre Hong Kong et le reste de la Chine, cracher n’y est pas permis et fumer très réglementé.

Pour la fête nationale, j’ai vu une manif d’opposants au régime communiste. Beaucoup de monde, très calme, plutôt des personnes âgées. Mais des banderoles, plutôt virulentes, je trouve. Je vais certainement à un autre moment reparler des aides domestiques philippines. Hier, comme tous les dimanches et les jours fériés, elles s’installent par terre dans une rue, dont elles empêchent la circulation. Elles discutent, mangent… Elles sont des milliers, c’est impressionnant et étrange.

Je suis allée courir dans Victoria Park, le matin à 6 heures, avant que la chaleur ne soit trop forte, il faisait déjà pas mal chaud. Nous étions nombreux à courir. Mais ce qui est surtout drôle c’est le jogging only, un agent y veille et vérifie que tu ne restes pas immobile. Je dois dire tout de même que certains y marchent très lentement. Je trouve inadmissible qu’on ne les expulse pas… Les dictatures, ne sont plus ce qu’elles étaient!  Autour, des groupes font du «tai chi», certaines personnes de la méditation ou des étirements. Le  «tai chi» se fait généralement en musique et j’ai vu un groupe en plein exercice se faire polluer leur univers sonore par quelqu’un décidant de s’installer juste à côté et mettant sa propre musique…

Demain, je pars pour Bangkok. Karine M.

 

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2 réponses à Hong Kong, le carnet de voyage de Karine M

  1. de FOS dit :

    Un vécu très instructif !

  2. Ping : [Sélection de la semaine] Hong Kong : c’est comme si vous y étiez ! – TheSmartShot

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