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l est toujours possible de chipoter ça et là, mais avec « Moi, Daniel Blake », Ken Loach a bien mérité sa palme d’or. A 80 ans, après avoir failli raccrocher les gants, il a finalement remis ça. Sa caméra nous met une fois de plus le nez sur ce qui ne va pas dans le « traitement » des gens pauvres et singulièrement en Angleterre. Comme toujours c’est âpre mais efficace, désespérant mais jamais mièvre. Continuer la lecture
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En choisissant finalement le surnom de « Grand voleur de fleurs » Walasse Ting n’a pas fait que suivre la tradition chinoise des surnoms poétiques. Il y a engagé sans trop de mystère toute l’énergie érotique qui détermine une large partie de son œuvre. L’exposition qui vient de débuter à son endroit au musée Cernuschi l’a d’ailleurs repris en titre. L’établissement possédait depuis 1970 une vaste collection de l’artiste. Il nous en est donné à voir plus de la moitié, jamais exposées.
On l’avait presque oublié mais la disparition de Pariscope a déclenché un effet de rappel: le cœur de l’Officiel des Spectacles bat toujours. Né après la deuxième guerre mondiale, l’hebdomadaire se permet même un rafraîchissement en enrichissant un peu sa formule. Pour un euro il nous replonge en tout cas dans l’enfance tant sa présentation est globalement immuable tandis que son contenu limite encore au strict minimum ses appréciations.
C’était ce genre de banlieue bonne pour débuter dans la vie. Un de ces coins où l’on débarque avec peu de moyens pour fonder une famille. Et d’où l’on part une fois que les finances se sont améliorées pour aller dans un environnement meilleur. Ou que l’on quitte une fois l’âge de la retraite atteint pour un de ces lieux de villégiature où tout le monde a le ventre rond et les cheveux teints. Lui y était arrivé deux jours après l’anniversaire de ses soixante deux ans. Avec l’idée qu’il avait enfin pris le maquis.
Apple n’a pas inventé grand-chose. La datation de cette tablette chinoise la situe entre 2300 et 1500 avant Jésus-Christ. Elle est restée longtemps vierge avant d’être gravée à partir de poèmes écrits par l’empereur Qianlong (1746-1754). Cet objet de vénération, transmis de génération en génération, est constitué de bois et surtout de jade, pierre composite qui fait l’objet d’une exposition particulièrement raffinée au musée Guimet.
Parisiens et visiteurs devraient se précipiter au jardin botanique des Serres d’Auteuil, où les destructions sont déjà en cours pour le dénaturer à jamais.
1966 : cinquante ans déjà, De Gaulle retire la France des organes militaires de l’OTAN et demande à l’armée américaine de quitter le territoire où elle s’était installée depuis 1950. En moins d’un an, l’Oncle Sam qui a compté jusqu’à 100.000 civils et militaires, quitte la France avec dans ses bagages un peu du rêve de l’American way of life.
Ce ne fut pas une révolte, mais ce fut certainement une petite révolution. Vers les années 1950-1960, dans le milieu bien tranquille de ce qu’on appelait encore « La Grande musique », un nouveau mouvement apparut, discrètement d’abord. Le répertoire romantique faisait alors les beaux soirs des concerts parisiens avec des orchestres de qualité, héritiers de grandes formations du 19e siècle. Et pourtant quelques frémissements, d’abord imperceptibles, se firent sentir dans certains pays, en particulier les Pays-Bas et la Belgique flamande.
Loin être une œuvre abstraite, l’image ci-contre représente un échantillon de sable argileux puisé à Versailles. Au Pavillon de l’Arsenal, il est même présenté comme une matière précieuse. Et pour cause car tout l’objet de cette manifestation est de nous démontrer que les terres excavées pour les besoins de différents chantiers pourraient se substituer au béton une fois transformées en briques de construction. Avec un impact écologique quatre fois moindre, ce qui en augmente encore l’intérêt.
Sur le parcours de la fort copieuse exposition « L’esprit du Bauhaus » se tient une carte qui figure par cercles concentriques, l’essaimage du genre. Et comme une mouche à la surface d’un verre de lait il est mentionné qu’en 1940, un certain Fritz Ertl, participa à l’élaboration du camp d’Auschwitz. Cet ancien élève du Bauhaus expliqua après la guerre sans trop convaincre qu’il n’apprit qu’en 1942 la destination des bâtiments. Ce n’est certes pas le point fort de l’exposition mais il est frappant. Ce document nous explique qu’en autres choses, on doit aussi à l’esprit du Bauhaus, le siège de l’Unesco à Paris, la station de ski située à Flaine ou encore de très nombreux bâtiments édifiés à Tel-Aviv à partir des années trente.