A Nice, le palais des sons oubliés

A Nice, dans la gare SNCF «certifiée» (mais de quoi?), les obsédés des moteurs et de l’empreinte carbone se pressent pour le GPF1 de Monaco ( Grand Prix Formule I). Ils croisent sans les voir les fanatiques des images animées se rendant à Cannes pour célébrer ce qu’un écrivain italien * a surnommé, parfois imprudemment,  «le septième art». Bousculades, nervosité, impatience. Les  touristes doivent être comme les amoureux : ils sont mille et se croient seuls au monde.

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J’avais pas mon gwenn ha du

Il y avait avis de gros temps sur l’Olympia à la mi-mai. «Les Bretons montent à Paris», nous avait promis la réclame. Parole tenue. Emporté par la marée de gros coefficient, j’étais allé communier Boulevard des Capucines. La procession se déroulait sur deux soirées, Soldat Louis partait à l’abordage du vaisseau parisien. Quel rassemblement en effet, quelle transhumance organisée en bande de cars depuis le lointain pays breton !

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Le Musée du Jeu de Paume nous ouvre l’album d’Eva Besnyö

Elle arrive à Berlin en 1930. Elle a vingt ans. Son album de photographies sous le bras, Eva Besnyo grimpe les escaliers de chaque immeuble où elle a repéré un photographe professionnel susceptible de lui donner du travail. Elle a fui Budapest et son régime fascisant. Sa volonté d’émancipation trouve à s’exprimer dans une ville ouverte aux expériences artistiques. Moins connue que ses compatriotes Robert Kapa ou André Kertész, Eva Marianne Besnyö succède à Berenice Abott au  Musée du Jeu de Paume jusqu’au 23 septembre.

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Helmut Newton, voyeur professionnel

Luxe, classe et volupté, tel pourrait être l’adage de la femme newtonienne qui fait l’objet, au Grand Palais, de la première rétrospective* du photographe en France, depuis sa mort en 2004. Le regard sur les femmes du photographe de mode Helmut Newton -qui a notamment travaillé sur l’édition française de Vogue- relève du fantasme, comme en témoignent les nombreux tirages originaux ou «vintage» de l’exposition.

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Peer Gynt court toujours

Avec le personnage de Peer Gynt, créé en 1867, Henrik Ibsen nous offre un formidable récit à travers le temps et les continents, une longue course-poursuite d’un ange contre son ombre d’enfant, d’homme, puis de vieillard. Eric Ruf à la mise en scène et la troupe de la Comédie Française rendent aujourd’hui justice à cet anti-héros au Grand Palais.

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L’étudiante qui venait du froid

Elle parle. Sa voix est rauque, usée par trop de cigarettes. Je me laisse bercer par son accent polonais, par son français aussi avec ses féminins maladroits ou ses masculins incertains. La bouteille de whisky est déjà à moitié vide, le cendrier est déjà bientôt plein.  La ville dort. Une musique qui semble lointaine monte de la rue. Une voiture qui passe. Hannah, ce pourrait-être son prénom, dans ce récit certains sont vrais, d’autres non, mais peu importe. Cette histoire est sans doute vraie, peut-être pas, mais peu importe aussi.

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La Coupole est pleine

Ce n’est pas un succès mais une émeute. Ce n’est pas une ambiance mais un vacarme incantatoire à la bouffe française. L’organisation y tient de l’art militaire et pourtant nous ne sommes qu’à la Coupole, bd du Montparnasse, un banal soir de la semaine. Le monde entier s’y donne rendez-vous.

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Un sourire sur place et à emporter

 

Pas une fausse note pour un repas à onze euros, cela mérite d’être raconté, même en bref. L’endroit s’appelle «La tête dans la cuisine» un nom qui correspond bien à ce quartier «branché» et qui, de ce strict point de vue, pourrait faire peur. Le menu s’affiche en outre tous les jours sur la page Facebook du restaurant : les radicaux de la cuisine traditionnelle pourraient trouver ça rédhibitoire. Il y est par-dessus le marché, question «d’apéro sans alcool », ce qui pourrait entraîner une suspicion de secte bio. Mais nous nous sommes régalés.

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Le Champagne des profondeurs qui fait rêver

Elles dormaient au fond de la mer Baltique entre le début et le milieu du 19e siècle. Un bateau qui coule et c’est 162 bouteilles de Champagne (datées entre 1841 et 1850) qui gisaient là, à 48 mètres de profondeur, au milieu d’un archipel situé entre la Suède et la Finlande. Une température constante, un jeu de pressions favorable et l’on estime que 79 d’entre elles sont non seulement buvables mais excellentes. Elles seront progressivement dispersées aux enchères par la maison Artcurial Briest-Poulain F.Tajan, et la prochaine vente a lieu  le 8 juin à Marieham la capitale des îles Aland.

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C’est la faute à Rabelais! Pièce interdite aux vieux matagoz

  «C’est ça ce que vous appelez le théâtre ?» Oui, décidément, deux saltimbanques, quelques lumières, une douzaine d’instruments de musique, peuvent installer du théâtre partout, dans une salle des fêtes, sans estrade ni scène, dans un bastringue. Tout leur est tréteau, tout peut être musique. Quelques lumières et un rideau à roulettes servent de décor, le voyageur Eugène Durif fait irruption, le musicien Pierre-Jules Billon lui donne la réplique : je crois bien qu’on est au théâtre. Et la pièce s’appelle : « C’est la faute à Rabelais ».

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