Est-ce qu’il pensait déjà à cet ouvrage lorsqu’il décida de devenir éditeur ? On serait enclin à le penser. Le « Système poétique des éléments » que Dominique Tourte (éditions Invenit) vient de publier est le résultat d’une sorte d’utopie qu’il portait en lui sans doute depuis longtemps. L’entreprise n’est pas mince. Elle vise ni plus ni moins qu’à réenchanter le monde, le poétiser, jusque dans les domaines où on s’y attend le moins. La raison – ou le prétexte : les 150 ans du Tableau périodique des éléments chimiques, conçu par le Russe Dmitri Mendeleiev (1834-1907). Véritable génie, Mendeleiev avait notamment anticipé les découvertes postérieures en laissant quelques cases de son tableau vides, réservant aux futurs découvreurs le soin de les remplir. L’Unesco décida de faire de 2019 l’Année internationale de ce tableau. Continuer la lecture
Archives
Catégories
- Anecdotique
- Apollinaire
- Architecture
- BD
- Cinéma
- Danse
- Découverte
- Documentaire
- Enchères
- Essai
- Exposition
- Gourmandises
- Histoire
- Humeur
- Jardins
- Livres
- Mode
- Musée
- Musique
- Non classé
- Nouvelle
- Peinture
- Philosophie
- Photo
- Poésie
- Politique
- Portrait
- Presse
- Publicité
- Radio
- récit
- Société
- Spectacle
- Style
- Surprises urbaines
- Télévision
- Théâtre
Recevez une alerte à chaque nouvelle parution

En face mais loin, très loin, il y a l’île grecque de Samos et une seule lumière qui sert de repère. Il faut gonfler le canot, fixer le moteur et embarquer un réservoir supplémentaire. Hakim est sur la côte turque, son très jeune garçon dans les bras. Il se prépare pour la traversée nocturne avec d’autres migrants, pour la plupart Syriens comme lui. Il a avec lui le minimum, c’est à dire ses papiers, son argent et un peu de nourriture. Hakim s’est aussi procuré un gilet de sauvetage et seulement une bouée pour son fils car les gilets de sauvetage sont trop grands. L’équipée s’annonce d’une précarité redoutable. Le pilote est un migrant comme lui et n’a jamais conduit de bateau. Comme il le dit d’ailleurs, il a quatre heures pour apprendre, c’est à dire la durée théorique de la traversée. Ingénieur dans la vie civile, Fabien Toulmé est devenu auteur de BD. Il a décidé de raconter l’itinérance d’un migrant fuyant la guerre civile. Une narration qui pique parfois les yeux.
C’est l’autre Greta du moment, non pas la petite prophétesse aux tresses, mais la scénariste-actrice-cinéaste américaine de trente-six ans nommée Greta Gerwig, qui défraye la chronique cinéma avec « Les filles du docteur March », nommé aux Oscars.
Selon une vision exprimée de Serge Trigano, les petites villes concentrent l’énergie en leur centre tandis que l’inverse se produit en périphérie pour les grandes villes. Son précepte se vérifie actuellement dans les grandes largeurs, entre Paris, Porte de Versailles et Porte de la Plaine. Nous sommes aux frontières Sud Ouest de la ville, entre le 15ème arrondissement, Vanves et Issy les Moulineaux. Là se trouve le Parc des Expositions : 7 pavillons soit 216 000 m2 de halls qui accueillent la Foire de Paris et toutes sortes de salons et de foires, un genre d’exposition universelle permanente. Avant, le Parc, c’était la zone, le règne du béton, un espace urbain délaissé, une sorte de friche urbaine qui végétait entre les salons.
Au tout début du film nous assistons à une réunion d’une bande de voleurs de motos, qui se répartissent les quartiers à opérer, clan par clan. Cela se passe dans le sous-sol d’un hôtel miteux. Une simple ampoule éclaire le lieu. Un genre de speaker explique aux participants comment chaparder un deux-roues sans se faire prendre. Parmi eux il y a Zhou Zenong (Hu Ge) qui vient lui aussi prendre sa part de gâteau. Sauf que le séminaire commercial va mal tourner et qu’il va devoir prendre la fuite parce qu’il a, sans le vouloir, tué un policier. Plus tard, le réalisateur a visiblement cherché à produire un effet de similitude, puisqu’il nous emmène dans un meeting policier où chaque policier se voit attribuer un secteur dans lequel Zhou Zenong se cache peut-être. Là aussi les murs vont du gris au verdâtre, selon leur proximité avec un éclairage blafard à souhait. La couleur de l’affiche est singulièrement trompeuse.
L’information justifiait de briser la trêve de Noël car on a retrouvé le certificat de décès de Alberto Eugenio Giovanni de Kostrowitzky, le demi-frère de Guillaume Apollinaire. On savait très peu de choses sur sa disparition en 1919 au Mexique. Il appert du certificat (ci-contre) daté du 5 juin 1919, qu’il a expiré la veille à 36 ans (à 14h45) d’une septicémie-phlébite-typhus dans un hôpital français au numéro 150 de la rue de l’hôpital. Le certificat dit aussi qu’il est agent de négoce. Selon nos recherches, il a été enterré au « Panteon Frances de la Piedad, Mexico, Mexique ». Toutes sortes d’informations que sauf erreur, les biographes d’Apollinaire ne connaissaient pas avec certitude. Récit d’une découverte avec l’aimable complicité de Gérard Goutierre pour la traduction. 

