C’est à un drôle de voyage que nous convie l’association « Seconde Nature » dans l’espace de la Fondation Vasarely d’Aix en Provence. Un voyage entre science fiction et dérives de l’intelligence artificielle. Une réflexion sur l’écrit et le texte à l’ère du numérique et de l’hyper communication que les réseaux rendent possible désormais. Ce faisant ils nous questionnent sur un sujet qui nous concerne directement nous tous, gens de lettres, et qui est la place de l’auteur. Car les mots échangés le sont maintenant de façon tellement plus rapide, éphémère au fur et à mesure que notre espace temps s’accélère. Et dorénavant nos écrits sont aussi ceux des machines que nous utilisons pour communiquer. Continuer la lecture
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L’exposition célébrant au Grand Palais le centenaire de la naissance du grand photographe américain Irving Penn nous vient tout droit, comme il se doit, du MOMA (Museum of Modern Art de New York). Et c’est le photographe lui-même qui nous accueille, avec cet autoportrait où il se montre accoudé à sa chambre noire avec une désinvolture follement élégante, cette élégance de forme et d’âme qui caractérise toute son œuvre.
Lorsque les médias ont annoncé à grand renfort d’images et de pages la mort de Pierre Bergé, le 8 septembre dernier, je me suis livrée à une petite expérience, en demandant à quelques jeunes si ce nom leur disait quelque chose. Rien du tout. Alors j’ai parlé d’Yves Saint-Laurent, évoquant leur vie et leur œuvre communes. «Ah ! Saint-Laurent ! LA MARQUE !», se sont écriés ces jeunes. Parions que si je leur demandais qui était cette Callas dont on célèbre le quarantième anniversaire de la mort, comme ce n’est pas «une marque»… Quoique, à certains égards, elle le soit devenue, tant on a exploité «le mythe Callas», opposant l’immense chanteuse à la femme malheureuse.
Dans son dernier ouvrage, “Civilisation. Comment nous sommes devenus américains”, en tout point captivant et paru ce printemps aux éditions Gallimard, l’écrivain et philosophe Régis Debray nous met face à notre américanité. “Le XXe siècle fut américain” nous dit-il. A travers un récit factuel des plus passionnants, sans émettre aucun jugement, il ravive notre mémoire et reprend le déroulement de l’emprise que l’Amérique exerça sur notre civilisation au cours des ans, de l’empreinte qu’elle y laissa, qu’il s’agisse de notre politique à l’international, de notre langage truffé d’anglicismes, de notre mode de consommation, des films et séries que nous regardons, de la musique que nous écoutons, des artistes qui firent l’histoire de l’art du XXème siècle … Soyons réalistes : l’Amérique donne le “la” et nous suivons.
La visite des chantiers de restauration de l’École des beaux-arts est un voyage au long cours qui s’étend d’Alexandre Lenoir à Jean-Marc Bustamante. Déjà 200 ans que la vénérable institution (n’en déplaise aux élèves) règne entre Seine et Saint-Germain des Prés. Ça valait bien un brin de toilette. D’autant plus que sur deux hectares se concentrent bâtiments, cours et jardins datant des XVIIe au XXe siècles. Une densité assez rare de chef-d’œuvres architecturaux qui lui a valu d’être classée Monument historique en 1972. Cette diversité et une histoire en permanente évolution font dire à François Chatillon, architecte en chef des Monuments historiques et maître d’œuvre de la restauration que si «l’école était un livre ce serait une encyclopédie dont les volumes continuent à s’écrire chaque jour».