La surprise est venue au détour d’un documentaire présenté sur France 3, le vendredi 28 avril. Il s’agissait d’un long portrait de Jean Gabin, acteur qui n’avait pas son pareil pour emballer les plus belles actrices. Et voilà qu’au milieu des 110 minutes, était montré un extrait de « La minute de vérité », film de Jean Delannoy sorti en 1952. Dans une scène où un couple règle ses comptes, Gabin dit à Michèle Morgan: « d’autant plus que je n’ai pas de charme moi, je ne dessine pas de chevaux moi, je ne suis pas intelligent moi, je ne me casse pas la tête contre Apollinaire moi, je suis un pauvre con moi!. » Anecdotique? Pas vraiment. Trois fois au moins sur ses 95 films, Jean Gabin citera Apollinaire. Continuer la lecture
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L’appel du muezzin vient déchirer le ciel à la tombée de la nuit. Bruits de rue sous mes fenêtres. Des passants s’apostrophent, des enfants piaillent joyeusement. Leurs rires disparaissent sous le vrombissement poussif des dernières voitures. Petit à petit la circulation tarit. Claquement rythmé des talons qui martèlent le trottoir, les piétons accélèrent le pas, pressés de rentrer avant le couvre-feu.
inalement, celui qui s’en sort le mieux, c’est celui qui joue l’imbécile. Il vient de reprendre un restaurant et « briefe » son équipe de serveuses avec des principes de management débiles. L’une des serveuses, Aurore, est interprétée par Agnès Jaoui avec ce jeu si particulier dont elle ne se départit plus quel que soit le rôle qui lui est attribué. À vrai dire presque rien ne fonctionne correctement dans ce film qui additionne pourtant moult talents.
C’est que l’on appelle un (beau) changement de destination. L’ancienne maison d’arrêt de Coulommiers (Seine-et-Marne) a été transformée en bibliothèque municipale et fonctionne en tant que telle depuis juillet 2003. Une transformation d’autant plus réussie que le cabinet d’architecte (Béatrice Julien et Pierre Gory) chargé de l’opération a non seulement su préserver l’histoire du bâtiment (classé il est vrai) mais en a remarquablement tiré parti. Elle avait été construite en 1851 sur le même modèle que celles de Meaux ou de Fontainebleau. Elle fait 28 mètres de long sur 16 de large sur une hauteur de quatre niveaux. Sa structure interne en double abside rappelant l’architecture religieuse était censée favoriser la rédemption des prisonniers. Ses locataires ne s’y attardaient pas puisque les grandes peines étaient transférées sur Meaux. Les derniers détenus sont partis en 1958. L’ensemble a brièvement servi à accueillir des jeunes délinquants en déshérence avant que les cinéastes et autres réalisateurs de clips n’y exploitent un décor idéal. Et puis la municipalité, aidée par les collectivités territoriales et l’État, a finalement décidé d’en faire un lieu culturel.
Les gens du coin l’appelait « Pépin » parce qu’il fixait toujours un parapluie à son chevalet. Dans la réalité son patronyme était Hector, Pierre Hector. Il s’était établi pour l’été dans ce coin de Normandie. En cette année 1938, il prenait sa voiture tous les jours afin de mieux saisir la pointe du Hoc qu’il s’acharnait -selon lui- à rater. Sa myopie faisait qu’il peignait comme Cézanne, du moins c’est ce qu’on lui disait à Paris.
C’est en découvrant « Cinq années dans les pattes de Gérard Depardieu » que beaucoup de lecteurs ont pris note de l’existence d’un précédent album concernant François Hollande. À la fois auteur de bande dessinée et reporter, Mathieu Sapin a en effet inauguré la formule lors des primaires socialistes de 2011. Il a suivi le candidat jusqu’à son élection durant six mois. Surtout dans le contexte actuel, cette BD se révèle aussi attachante que la seconde.
En prenant de l’altitude pour cadrer la ville de Flint, dans le Michigan, Philippe Chancel a obtenu une photo artistique. Comme on peut le voir sur la vue partielle ci-contre, le site rasé de General Motors évoque désormais une de ces œuvres géométriques qui faisaient le bonheur des amateurs d’art dans les années soixante. Ce tirage laser est l’un des plus attachants parmi toutes les photos exposées à la Fondation Cartier dont le thème est, jusqu’à saturation, la bagnole.
Au moment où la nature renaît et nous offre des explosions de couleurs et de fragrances, alors que la douceur printanière (relative) nous invite à prendre l’air, le Grand Palais nous propose lui aussi sa part de nature, mais muséale. Sobrement intitulée « Jardins », cette exposition explore tous azimuts ces univers tour à tour rustiques et précieux qui n’en finissent pas d’inspirer les artistes qu’ils soient peintres, photographes, cinéastes, céramistes, joailliers… ou bien sûr jardiniers et paysagistes. Bien que limitée dans l’espace à l’Europe de l’ouest et dans le temps, à la période qui va de la Renaissance à nos jours, l’exposition insiste sur la dimension infinie des jardins en commençant sous les auspices de Gilles Clément « Pour faire un jardin il faut un peu de terre et l’éternité » et en se poursuivant avec Michel Foucault « Le jardin c’est la plus petite parcelle du monde et puis c’est la totalité du monde ».
C’est l’une de ces ritournelles auxquelles on ne prête pas forcément attention, mais qui entrent dans l’oreille et ne vous lâchent plus pendant toute une journée. Comme tous les succès populaires, on en ignore souvent le titre, on n’en connaît pas l’auteur, et ce sont des bribes approximatives des paroles qu’on chantonne presque malgré soi. Cette chansonnette qui connut ses jours de gloire il y a vingt ans était fort reconnaissable par l’accent anglo-américain de l’interprète, accent qui contribua sans doute au succès. Il s’agissait de China Forbes et du groupe « Pink Martini » dont le titre « Je ne veux pas travailler » dans l’album « Sympathique », gagna une victoire de la Musique en 1997 et fit à peu près le tour du monde, se vendant à près d’un million d’exemplaires.
Après “Britannicus”, mis en scène par Stéphane Braunschweig la saison passée Salle Richelieu (1), voici Racine (1639-1699) de nouveau dans la Maison de Molière, au Vieux-Colombier cette fois-ci, avec “Bajazet”.