Dans les Fleurs du mal de Baudelaire « les parfums, les couleurs et les sons se répondent ». Appelées aussi « Synesthésies » ou équivalences sensorielles, les Correspondances désignent les rapports entre le monde matériel et le monde spirituel. D’après Baudelaire, seuls les artistes savent déchiffrer le sens des analogies qui permettent de passer du monde des perceptions à celui des idées.
« Darius », c’est d’abord un texte, un très beau texte signé Jean-Benoit Patricot (lauréat du prix Durance Beaumarchais SACD 2014), un dialogue épistolaire, une correspondance à deux voix. Continuer la lecture
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Il faut dire qu’en 1740 on ne se posait sans doute pas les mêmes questions qu’aujourd’hui. Toujours est-il que l’on peut se surprendre à faire un parallèle interrogatif entre cette sanguine réalisée par François Boucher (1703-1770) laquelle sert d’étendard à la collection Horvitz actuellement exposée au Petit Palais et, la publicité Yves Saint-Laurent qui a été il y a peu retirée des réseaux d’affichage. Dans un cas comme dans l’autre, la femme est exhibée comme un objet de consommation.
A condition, bien sûr, qu’ils aient déjà un certain âge, les auditeurs de France-Culture se souviennent de son rire, qui illuminait le rendez-vous dominical « Des papous dans la tête ». Un rire franc et massif, un rire de bonne santé, un rire gourmand qui montre que l’on est bien décidé à croquer la vie à pleines dents.
Parfaitement étanches au qu’en-dira-t-on les Barakis s’épanouissent du côté de Charleroi, en Belgique, débordant un peu la frontière avec la France. De l’art de « vivre en jogging en buvant de la bière », la formule de l’auteur résume assez bien assez bien le sens général du livre. Mais elle ne prévient pas les âmes sensibles auxquelles on ne saurait trop déconseiller cette lecture sortie cette année aux Éditions Points.
Au cœur du Marais, un peu à l’écart des foules dans la tranquille rue Elzévir, Ernest Cognacq et son épouse Louise Jay, fondateurs de la Samaritaine (effarés sans aucun doute de ce qu’on fait subir à leur chef d’œuvre Art nouveau !) nous reçoivent en leur hôtel particulier à l’élégante façade de pierre blanche du XVIème siècle. Entre cour et jardin, ils nous invitent à admirer leurs collections XVIIIème léguées à la Ville de Paris en 1928. Au deuxième et troisième niveaux, on peut admirer des peintures de Boucher, Chardin et Fragonard, des dessins de Watteau, des sculptures, des meubles estampillés et autres objets précieux (bijoux, tabatières, porcelaines de Saxe…).
L’ex-peu avenant boulevard Macdonald a fait peau neuve. A l’austère paysage industriel a succédé un bling-bling contemporain que l’on peut découvrir sans peine par le RER E, station Rosa Parks ou le tramway T3. Car, c’est une bonne nouvelle, les aménagements de cette ancienne zone de relégation ont été conduits dans le but de désenclaver le secteur et de créer un quartier de suture avec Aubervilliers au nord, elle aussi en pleine métamorphose et le quartier de la Villette à l’est. Cette volonté de rendre aimables les anciennes frontières de Paris s’était d’abord manifestée sur le côté nord du boulevard avec la construction d’un nouveau quartier en 2011 sur les friches de l’hôpital Claude-Bernard, détruit depuis 1970.
L’Afrique est culturellement à l’honneur ce printemps et ce, pour notre plus grand bonheur ! Cette ambiance toute africaine ne pouvait que nous inciter à rattraper un retard de lecture d’importance : le dernier roman d’Alain Mabanckou, « Petit Piment », sorti en ce début d’année aux éditions de poche Points, après avoir été l’un des événements de la rentrée littéraire 2015.
L’une des formes de management les plus courantes, en situation de crise, est d’arriver à faire en sorte que le salarié demande lui-même son départ. Si cela ne fonctionne pas, la phase II peut consister à le mettre en « mobilité » jusqu’à ce qu’il finisse par envisager la sortie. Si le « plan » est mal maîtrisé, cela peut déboucher sur un suicide. C’est cette histoire que raconte « Corporate ».
Lorsqu’il se marie en 1918, Guillaume Apollinaire va consacrer l’événement à la brasserie Poccardi à proximité des grands boulevards. Le 2 mai, en compagnie de Pablo Picasso, Ambroise Vollard, Gabrielle Buffet et Lucien Descaves, il y déguste notamment des ravioli al pollo, un filet de turbot au vin blanc et une entre-côte grillée sauce béarnaise le tout accompagné de Chianti vieux et d’Asti spumante. Il se trouve que la carte générale de ce restaurant disparu figure à l’exposition « Ciao Italia » qui vient de débuter au Palais de la Porte Dorée.
Bushmills ? Le nom de ce village de 1500 habitants, perdu tout au nord de l’Irlande du Nord, ne vous dit sans doute rien… à moins que vous ne soyez amateur de bon whisky. Bushmills abrite en effet la plus ancienne distillerie officielle de whisky, la première au monde à obtenir une licence royale en 1608.