Selon le cachet de la poste, celle-là a été expédiée d’Algérie le 3 janvier 1916. Guillaume Apollinaire avait choisi une carte représentant « La prière du chamelier » sur fond de désert. Alors qu’il profitait d’une permission auprès de Madeleine Pagès, l’infatigable correspondant continuait d’entretenir par voie de plume ses relations d’avant-guerre. La carte postale, adressée à la poétesse Mireille Havet, a été adjugée le 3 avril 700 euros, au cours d’une vente aux enchères qui a vu se disperser nombre de pépites liées à l’écrivain. Continuer la lecture
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Comme il est dit en substance dans le film, « si on veut tuer un renard, on n’envoie pas un lapin ». En conséquence quand le patron diabolique d’une usine de cybernétique veut éliminer « Le Major », combattante hors-normes interprétée par Scarlett Johansson, il lui envoie son char d’assaut aux allures de crabe mécanique. « Ghost in the Shell » est tiré d’un manga dont l’auteur, Masamune Shirow, a pour postulat significatif de produire de la science-fiction crédible.
« Chandoile! Chandoile! Qui brille plus que nulle étoile! » Tel était le slogan du vendeur de chandelles au Moyen Âge pour vanter ses produits. Comme à la radio de nos jours, la publicité saturait les oreilles. A cor et à cri, déclaration de guerre, avis de trêve entre belligérants, ou simple réclame pour un produit, la bouche était le premier des médias. La Tour Jean sans Peur, détaille dans une exposition qui va durer jusqu’au 31 décembre, les subtilités du langage publicitaire sous Duguesclin et ses contemporains.
Ambassade d’Argentine, 6 rue Cimarosa dans le seizième arrondissement de Paris, mardi 21 mars, 18 h. J’étais conviée à un concert privé, et on m’avait envoyé une photo du CD : quatre beaux garçons très souriants, photographiés sur des rochers sombres sur fond de mer et de ciel très blancs. Il était question de tango mais pas seulement, précisait l’invitation.
Peut-être songe-t-elle à ce qu’elle avait rêvé, soit une vie brillante et mondaine au côté de Pablo Picasso. Peut-être médite-t-elle sur les désillusions qui ont suivi leurs nombreuses disputes. Sans doute se souvient-elle (détail de son portrait par Picasso ci-contre) de sa première rencontre avec l’artiste. Très souvent Picasso l’a représentée pensive. Mais le regard d’Olga Khokhlova garde devant nous ses secrets. Elle est le centre d’une exposition thématique au musée Picasso jusqu’au 3 septembre.
A la fin de son nouveau film Aki Kaurismäki nous abandonne au bord d’un lac en compagnie d’un jeune homme seul, blessé au ventre. Regarde-t-il de « L’autre côté de l’espoir » ? A nous de décider s’il contemple la perspective d’une mort prochaine ou bien celle d’une nouvelle existence. Alors que le réalisateur finlandais cherche d’habitude dans tous les recoins de l’humanité le geste, voire le miracle qui sortira ses héros déglingués de l’adversité, cette fois il semble incapable de nous assurer une fin heureuse. Comme si l’ampleur de la crise migratoire actuelle faisait vaciller sa foi en l’homme et ses ressources. Mais il conserve intact son désir de cinéma et son humour décapant.
C’est devenu un genre : la bande dessinée qui permet de s’attaquer à des mythes de la littérature, à la grande Histoire – comme en a témoigné récemment Isabelle Fauvel – , aux plus improbables découvertes scientifiques, à la philosophie… Certains auteurs de BD ont désormais choisi résolument l’aventure pédagogique. La BD rend ainsi l’inatteignable accessible, l’inatteignable demeurant une notion bien subjective.
Le jeune homme demande « où va le tunnel » et la jeune femme lui répond « à la mer ». A ce moment du film on ne sait pas encore que ce tunnel aura une double fonction. La relation amoureuse entre Stefan et Estelle en est à ses prémices. « More » est le titre d’un film sorti en 1969. L’histoire sensible qu’il raconte se déroule à Ibiza. Elle est racontée par Barbet Schroeder, cinéaste à part dont une rétrospective est organisée aux cinémas du Centre Pompidou en avril. C’est le premier film de Barbet Schroeder par ailleurs fondateur des Films du Losange. Difficile de dire que « More » n’a pas pris une ride mais en même temps il est resté intact. Ses deux principaux acteurs, Klaus Grünberg et Mimsy Farmer ont aujourd’hui plus de soixante-dix ans.
« Prohibido cantar y bailar ». Durant les sombres années de la dictature, il n’était pas rare de voir cet écriteau à l’intérieur des bars ou des tavernes d’Espagne. Sans que cela soit explicitement mentionné, cette interdiction de chanter et de danser visait principalement tout ce qui se rapportait de près ou de loin au flamenco. L’art andalou portait avec lui une mala fama, une mauvaise réputation. Qui disait flamenco sous-entendait boisson, débauche, délinquance.
… soit ce qui sort tout à la fois du nez et de la bouche de Gérard Depardieu à intervalles très fréquents. Ces sons certifiés ORL interviennent à presque toutes les pages de la volumineuse BD qui vient de sortir à son sujet. Le dessinateur Mathieu Sapin avoue qu’il n’est pas sorti indemne des « cinq années dans les pattes » de l’acteur. Partout où il va semble-t-il, Depardieu s’astreint à des séances photos. Les gens le suivent selon lui comme un « gros Boudha vivant« . Et nous avec, embarqués que nous sommes dans cette BD extra.