Le disque incandescent du soleil apparaît sur un écran noir, suivi par des images chaotiques de civils durant la guerre en Irak. L’artiste a fait sienne la théorie des penseurs russes à la fin du 19e siècle, laquelle voulait établir un lien entre l’activité solaire et les événements terrestres. Cette projection signée Melvin Moti, clôt le parcours de l’exposition « Strange Days » au Frac Île de France. Sans dénigrer la valeur des œuvres exposées on ressort du lieu avec une sensation de léger creux stomacal. Continuer la lecture
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L’idée de départ est assez belle et originale. Partager son expérience professionnelle avec celle d’un copain exerçant un métier totalement différent du sien. Puis, en faire un récit, savoureux de préférence. “Récit d’une initiation croisée” est le sous-titre de la bande dessinée d’Etienne Davodeau “Les Ignorants”, parue chez Futuropolis en 2011. “Ignorant” chacun du métier de l’autre, mais extrêmement savant dans son domaine et avec l’amitié pour liant. Et la curiosité pour moteur. Du coup, si l’on y réfléchit bien, l’ignorance devient une notion toute relative…
Les affiches dans Paris montrant ces trois jeunes femmes en maillot de bain pleines de santé interrogent. L’hypothèse qui consisterait à penser que la tête de leur porteur est logée quelque part dans leur fondement apparaît invraisemblable. Dès lors que l’on veut bien se rendre au Cent-Quatre dans le cadre du festival photographique Circulation(s) on y apprend grâce à la légende qu’il y a un trucage. C’est même la marque de fabrique de l’artiste Weronika Gesicka. Les organisateurs ont eu d’ailleurs raison de faire du travail en trompe l’œil de cette polonaise l’emblème de la manifestation.
Bien sûr, il y a le tramway. Le tram 28. Vous n’y échapperez pas. Ce serait trop bête de ne pas prendre ce magique et mythique tramway qui serpente dans les vieux quartiers avec une belle insolence et semble pénétrer à l’intérieur même des maisons particulières. Peu importe que ce modèle n’ait pas évolué puis les années 1930, au contraire ; l’ « eléctrico » reste le seul moyen de transport en commun capable de circuler dans les ruelles étroites de l’Alfama. Pour rien au monde, les Lisboètes ne se résigneraient à leur disparition. La ville en perdrait une partie de son charme.
Si l’on n’a pas d’envies précises en matière culturelle et que l’on interroge affamé le plus gros moteur de recherche dans le monde, la réponse de la marque aux deux « o » est quand même assez déprimante. En cliquant sur la rubrique « culture » de Google, coincée entre les « sciences » et le « sport », la matière qui remonte alors à la surface est éloquente sur la façon dont fonctionne ce nœud algorithmique californien presque maître de l’univers après Dieu.
De la privation de dessert à la décapitation, l’homme pratique la punition. Si l’on excepte les amateurs consentants qui la pratiquent par jeu, la sanction est un phénomène humain multi-séculaire sur laquelle le médecin, anthropologue et professeur de sciences sociales Didier Fassin, vient de se pencher à travers son livre « Punir, une passion contemporaine ». Un ouvrage qui vient de paraître au Seuil. Un travail d’entomologiste dont l’approche scientifique est, à bien des égards, vertigineuse.
Lorsqu’il démissionne de son premier job de journaliste, au Jersey Shore Herald, le jeune Hunter S.Thompson écrit qu’il le fait sans aucun regret. Et il précise: « bien que votre journal soit correct et taillé sur mesure pour les marins et les putes sans cervelle qui composent son fidèle lectorat« . Journaliste et écrivain hors normes, souvent adulé, très mal imité par ses épigones, Hunter S.Thompson vient de faire l’objet d’une biographie impeccable en bande dessinée aux éditions Nada.
A 38 km à l’est de Séville, Carmona, une petite ville de 28 000 habitants, est souvent négligée par les touristes. Assise sur une colline, elle ne manque pourtant pas de charme avec ses maisons blanches blotties au pied de son alcazar de pierre dorée, ses demeures aristocratiques et ses nombreux édifices religieux. La beauté de la ville, l’animation de ses rues, les points de vue spectaculaires qu’offrent ses deux alcazars médiévaux suffiraient à faire de Carmona un lieu de visite agréable. Son attrait ne s’arrête pas là. Carmona, qui a hérité d’un passé particulièrement riche, présente également de nombreux intérêts historiques.
Ce fragment de statuette anthropomorphe n’est pas le problème. Elle vient de la civilisation Nok, dans l’actuel Nigeria. Sa datation la situe entre 920 et 40 avant notre ère. Non ce qui déçoit beaucoup de bout en bout dans cette nouvelle exposition du Musée du Quai Branly, c’est un titre qui ne tient pas sa promesse. « L’Afrique des routes » était une idée formidable mais d’axes fluviaux, routiers ou ferrés, de trajets mythiques, il n’y a presque rien. L’enthousiasme s’en trouve faussé pour de bon.
Entre deux déplacements entre son bureau et celui de la censure, Alexander Werth croise Picasso chez Lipp ou au Flore. Il le voit accompagné de Dora Maar « qui a l’air jalouse comme une tigresse« . Alors qu’il est correspondant du Guardian dans la capitale française, Alexander Werth prend des notes en français sur les derniers jours de Paris. Nous sommes en mai 1940. Ses écrits qui ressortent aujourd’hui chez Slatkine nous interpellent comme un avertissement.