Ils plongent, ils fument, ils boivent, ils mangent, ils rient et ils replongent. Un petit groupe d’adolescents se retrouve sur la corniche Kennedy à Marseille et défient la vie en sautant de haut jusqu’à l’eau. On les présume des quartiers difficiles. Une jeune fille sage se joint à eux. Elle est à la veille de passer son bac. Elle se laisse gagner par leur charme joyeux. Signé Dominique Cabrera d’après l’adaptation d’un roman de Maylis de Kerangal, le film « Corniche Kennedy » en salles le 18 janvier, nous invite aux joies fortes et subtiles du vertige. Continuer la lecture
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Avec « Anatomie d’une collection », le Palais Galliera présente depuis le mois de mai et jusqu’au 12 février des vêtements et accessoires issus de ses fonds. Disposés dans des vitrines ou sur des estrades, ils ne sont cependant pas exposés comme des objets anonymes. La plupart ont appartenu à quelqu’un, célèbre ou inconnu, et c’est tout l’intérêt de cette exposition, que l’on soit amateur de mode ou pas, de restituer à ces habits leur histoire. Histoire qui finalement leur redonne vie. Il est tout aussi émouvant d’observer les atours de personnages historiques, généralement riches et puissants, que les nippes des gens du peuple abondamment rapiécés. En effet, un autre intérêt de cette exposition est de voir juxtaposés habits de riches et de pauvres, tissus précieux et grossiers.
Pierre Bayard tient une place particulière dans ma bibliothèque, parce qu’il est d’une parfaite originalité. D’ailleurs il publie tous ses livres dans la bien nommée collection « Paradoxe » des Editions de Minuit.
Ils nous ont fait vibrer, fantasmer à travers le cinéma et la littérature. Ils sont nos héros, ils sont devenus des mythes. Mais il est impossible de les approcher dans la réalité. Et pour cause, ils sont secrets, spéciaux, classés « secret défense ». C’est cette double approche entre la réalité et la fiction qu’a choisi le musée de l’Armée pour son exposition « Guerres secrètes ». Les héros de fiction -y compris notre Jean Dujardin national- sont présents et confrontés aux vrais hommes de l’ombre, aux vrais espions.
Matraquage médiatique ou tradition oblige, le dernier Prix Goncourt est en général le cadeau idéal à offrir à Noël. Décerné en novembre, quelques semaines avant les fêtes de fin d’année, ce prix, tout comme quelques autres tout aussi médiatisés (le Goncourt des Lycéens, le Renaudot, le Médicis, le Femina, l’Interallié…), se retrouve souvent, moins de deux mois plus tard, au pied du sapin de Noël. “Chanson douce” de Leïla Slimani n’aura très certainement pas dérogé à la règle.
Organisé par le IIe Reich, le génocide contre les Nama et les Herero a été perpétré de 1904 à 1908 dans le Sud-Ouest africain, alors colonie allemande, qui est aujourd’hui la Namibie. Avec environ 65 000 Herero et 10 000 Nama exterminés – soit 80 % du peuple herero et 50 % du peuple nama – ce génocide est considéré comme le premier du XXe siècle. Il est curieusement tombé dans l’oubli. Trente-cinq années avant la Shoah, il présentait pourtant les mêmes caractéristiques. Le Mémorial de la Shoah, qui voue une partie de sa programmation aux génocides en général, lui consacre actuellement une exposition bien documentée.
Concentré sur ses classeurs, Martin n’avait rien vu venir. Il s’était installé dehors, dans la cour de sa maison qui offrait une vue dégagée sur les prés, la rivière et la forêt. Il consultait depuis un moment des recherches en mathématiques qui dataient de ses années de jeunesse. Il s’y abandonnait avec délices comme dans une peinture abstraite. Un léger vent d’été faisait flotter ses cheveux blancs. Mais il n’avait rien vu arriver, rien entendu, si absorbé qu’il était nageant dans les chimères numéraires et les hypothèses à multiples inconnues. Devant lui se tenait un cerf.
Tout comme les centrales nucléaires, le Centre Pompidou mériterait un grand carénage. Inauguré il y a tout juste quarante ans, le musée-bibliothèque exhibe les salissures de ses manches et de ses cols de chemise. La poussière, la suie, les déjections de pigeons, sont bien visibles quand on en fait le tour de près. L’éclat des premiers jours s’est indubitablement terni. Si l’objectif muséal voulu par le président Georges Pompidou est atteint, si le musée en lui-même s’est bien hissé au niveau des plus grands établissements d’art moderne du monde, l’ensemble architectural quant à lui, avoue ses faiblesses.
Votre réveillon de Noël s’est-il bien déroulé ? Avez-vous fait bonne pitance ? La dinde aux marrons est-elle passée sans encombre, après les huîtres, le saumon et le foie gras? La bûche ne fut-elle pas de trop ? Sans parler des friandises pour accompagner le café et des liqueurs… Le tout vous a-t-il laissé un sentiment de profonde satiété et de félicité céleste? Avez-vous remis cela pour le Nouvel An ou la crise de foie s’est-elle insidieusement glissée dans l’intervalle ? A moins que l’épidémie de grippe intestinale qui sévissait sur Paris fin décembre ne vous ait éloigné un temps des festivités prévues et conduit à un jeûne forcé, mais peut-être salvateur…
Une toile de Marcel Gromaire se reconnaît à quinze pas. Lorsqu’il peint « Un viaduc sur la Marne » en 1922, dont on voit un détail ci-contre, l’artiste ne déroge pas à ce style si particulier qui pourrait lui dispenser de signer. Gromaire (1892-1971) n’a pas voulu quitter le figuratif comme nombre de ses pairs mais il l’a modernisé, suivant en cela l’évolution industrielle. C’est donc vrai de cette toile qui figure au sein d’une exposition consacrée à la banlieue à l’Atelier Grognard de Rueil-Malmaison.