Bien sûr, il y a le tramway. Le tram 28. Vous n’y échapperez pas. Ce serait trop bête de ne pas prendre ce magique et mythique tramway qui serpente dans les vieux quartiers avec une belle insolence et semble pénétrer à l’intérieur même des maisons particulières. Peu importe que ce modèle n’ait pas évolué puis les années 1930, au contraire ; l’ « eléctrico » reste le seul moyen de transport en commun capable de circuler dans les ruelles étroites de l’Alfama. Pour rien au monde, les Lisboètes ne se résigneraient à leur disparition. La ville en perdrait une partie de son charme. Continuer la lecture
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Si l’on n’a pas d’envies précises en matière culturelle et que l’on interroge affamé le plus gros moteur de recherche dans le monde, la réponse de la marque aux deux « o » est quand même assez déprimante. En cliquant sur la rubrique « culture » de Google, coincée entre les « sciences » et le « sport », la matière qui remonte alors à la surface est éloquente sur la façon dont fonctionne ce nœud algorithmique californien presque maître de l’univers après Dieu.
De la privation de dessert à la décapitation, l’homme pratique la punition. Si l’on excepte les amateurs consentants qui la pratiquent par jeu, la sanction est un phénomène humain multi-séculaire sur laquelle le médecin, anthropologue et professeur de sciences sociales Didier Fassin, vient de se pencher à travers son livre « Punir, une passion contemporaine ». Un ouvrage qui vient de paraître au Seuil. Un travail d’entomologiste dont l’approche scientifique est, à bien des égards, vertigineuse.
Lorsqu’il démissionne de son premier job de journaliste, au Jersey Shore Herald, le jeune Hunter S.Thompson écrit qu’il le fait sans aucun regret. Et il précise: « bien que votre journal soit correct et taillé sur mesure pour les marins et les putes sans cervelle qui composent son fidèle lectorat« . Journaliste et écrivain hors normes, souvent adulé, très mal imité par ses épigones, Hunter S.Thompson vient de faire l’objet d’une biographie impeccable en bande dessinée aux éditions Nada.
A 38 km à l’est de Séville, Carmona, une petite ville de 28 000 habitants, est souvent négligée par les touristes. Assise sur une colline, elle ne manque pourtant pas de charme avec ses maisons blanches blotties au pied de son alcazar de pierre dorée, ses demeures aristocratiques et ses nombreux édifices religieux. La beauté de la ville, l’animation de ses rues, les points de vue spectaculaires qu’offrent ses deux alcazars médiévaux suffiraient à faire de Carmona un lieu de visite agréable. Son attrait ne s’arrête pas là. Carmona, qui a hérité d’un passé particulièrement riche, présente également de nombreux intérêts historiques.
Ce fragment de statuette anthropomorphe n’est pas le problème. Elle vient de la civilisation Nok, dans l’actuel Nigeria. Sa datation la situe entre 920 et 40 avant notre ère. Non ce qui déçoit beaucoup de bout en bout dans cette nouvelle exposition du Musée du Quai Branly, c’est un titre qui ne tient pas sa promesse. « L’Afrique des routes » était une idée formidable mais d’axes fluviaux, routiers ou ferrés, de trajets mythiques, il n’y a presque rien. L’enthousiasme s’en trouve faussé pour de bon.
Entre deux déplacements entre son bureau et celui de la censure, Alexander Werth croise Picasso chez Lipp ou au Flore. Il le voit accompagné de Dora Maar « qui a l’air jalouse comme une tigresse« . Alors qu’il est correspondant du Guardian dans la capitale française, Alexander Werth prend des notes en français sur les derniers jours de Paris. Nous sommes en mai 1940. Ses écrits qui ressortent aujourd’hui chez Slatkine nous interpellent comme un avertissement.
Actualité culturelle oblige, le 44ème Festival d’Angoulême nous incite à nous tenir informés de la production du 9ème art et à rattraper notre retard de lecture en matière de bandes dessinées. Ainsi le très joli roman graphique de Camille Jourdy, “Juliette”, sorti fin février 2016 chez Actes Sud BD, faisait-il partie de la liste. Camille Jourdy, pour celles et ceux qui ne la connaîtraient pas, est l’auteur de la trilogie à succès “Rosalie Blum” (Prix révélation Festival d’Angoulême 2010), succès on ne peut plus mérité pour cette histoire originale brillamment racontée et fort joliment illustrée.
Il s’appelait Tocard mais c’était un fort caractère. Durant son enfance son père lui avait répété de ne jamais se laisser insulter à cause d’un nom qui représentait avec fierté toute une lignée de maçons. Au point que Didier Tocard s’était toujours toujours fait appeler par son nom de famille. Quand il disait « Tocard », son interlocuteur sentait tout de suite qu’une blague sur le sujet n’était pas une bonne idée. Même à l’armée ses chefs avaient préféré éviter l’impair. Ce n’était pas tant sa carrure de buffet creusois qui en imposait mais davantage son regard qui forçait le respect. Il avait la poignée de main solide et son rire résonnait fort devant le danger.
Alors que l’affaire révélée par le Canard Enchaîné sur le salaire de Pénélope Fillon éclabousse un monde politique déjà tellement terni que l’on peine à s’y retrouver, la maison Fayard vient de sortir un livre intitulé « Les plaisirs du journalisme » dont l’un des auteurs est une ancienne figure du Canard et l’autre, Pierre-Edouard Deldique est journaliste à RFI. Ce récit des grandes affaires ayant épinglé sept présidents résonnerait assez bien comme un rappel salutaire des dérives républicaines si l’exercice auto-promotionnel n’était pas un peu trop voyant. Critiquable, donc, même s’il se lit facilement.