Le 22 octobre 1915, Madeleine cède aux exigences de Guillaume Apollinaire. Dans une lettre, elle se livre avec une liberté inouïe, en « combattant » sa pudeur. Elle est institutrice à Oran, il est à la guerre, ils se sont rencontrés le 2 janvier dans en gare de Nice. Leur vie amoureuse sera essentiellement épistolaire, parenthèse faite d’une permission en Algérie (1). Une lecture concentrée de ces échanges est actuellement donnée en reprise au théâtre Les Déchargeurs. La sobriété et la sensibilité de cette représentation se traduit par une réussite sans réserves. Continuer la lecture
Archives
Catégories
- Anecdotique
- Apollinaire
- Architecture
- BD
- Cinéma
- Danse
- Découverte
- Documentaire
- Enchères
- Essai
- Exposition
- Gourmandises
- Histoire
- Humeur
- Jardins
- Livres
- Mode
- Musée
- Musique
- Non classé
- Nouvelle
- Peinture
- Philosophie
- Photo
- Poésie
- Politique
- Portrait
- Presse
- Publicité
- Radio
- récit
- Sciences
- Société
- Spectacle
- Style
- Surprises urbaines
- Télévision
- Théâtre
Au deuxième siècle avant Jésus-Christ on avait déjà le souci de se faire comprendre des touristes. De la même façon qu’encore aujourd’hui on vous explique dans le métro, en italien, en anglais et en allemand que des pickpockets peuvent être présents dans un train, sur cette Pierre de Rosette à gauche, découverte pendant la campagne d’Egypte de 1799, quelqu’un s’est évertué à expliquer un texte en deux langues et trois écritures. L’exposition en cours au MuCEM, « Après Babel, traduire », draine notre curiosité avec aisance dans les couloirs infinis de l’exercice linguistique.
L’art de la marionnette, ce monde extrêmement créatif et passionnant qu’ont déjà exploré, entre autres, Ariane Mnouchkine, Philippe Genty, Emilie Valantin ou encore Patrick Sims, possède, depuis novembre 2013, son propre lieu à Paris : Le Mouffetard – Théâtre des arts de la marionnette.
L’orthographe continue de faire des siennes. Il y a eu cette réforme de l’Académie à juste titre conspuée qui voulait notamment nous priver de nos accents circonflexes et pourquoi pas notre âme, ce « prédicat » obscur censé éviter le traumatisme par l’usage des compléments d’objets directs et indirects et enfin les tweets ou dédicaces hasardeux de nos gouvernants qui auraient mieux fait de se relire.
Comme le savent les aficionados, Rolando Villazón, ténor mexicain ayant adopté Paris, « new super star tenor » du milieu des années 2000, a quasiment perdu sa voix quelques années plus tard mais demeure toujours très populaire auprès de son public parisien. Depuis novembre dernier, il compare Trump au Joker sur son site:
C’est une drôle de petite plage bordée de pneus. On peut supposer que cette présence a priori insolite vise à éviter que la faune lacustre vienne l’envahir. Une rangée de barques à l’arrière semble indiquer un usage réservé. Le paysage alentour est un mélange de vie sauvage et d’ensembles résidentiels. Le style des immeubles, surtout ceux poussés dans les années quatre-vingt, leur épargnera pour toujours les honneurs du prix Pritzker, l’équivalent du Nobel dans le domaine de l’architecture.
A considérer l’œuvre complète de ses écrits, Charles Baudelaire a surtout été critique d’art, échotier et traducteur (de Poe). Proportionnellement son travail poétique ne représente qu’un septième du total. L’exposition « L’œil de Baudelaire » au Musée de la Vie Romantique met cette face moins connue de l’artiste en avant, celle de ses curiosités esthétiques en général et les peintures de Delacroix en particulier.
Ils plongent, ils fument, ils boivent, ils mangent, ils rient et ils replongent. Un petit groupe d’adolescents se retrouve sur la corniche Kennedy à Marseille et défient la vie en sautant de haut jusqu’à l’eau. On les présume des quartiers difficiles. Une jeune fille sage se joint à eux. Elle est à la veille de passer son bac. Elle se laisse gagner par leur charme joyeux. Signé Dominique Cabrera d’après l’adaptation d’un roman de Maylis de Kerangal, le film « Corniche Kennedy » en salles le 18 janvier, nous invite aux joies fortes et subtiles du vertige.
Avec « Anatomie d’une collection », le Palais Galliera présente depuis le mois de mai et jusqu’au 12 février des vêtements et accessoires issus de ses fonds. Disposés dans des vitrines ou sur des estrades, ils ne sont cependant pas exposés comme des objets anonymes. La plupart ont appartenu à quelqu’un, célèbre ou inconnu, et c’est tout l’intérêt de cette exposition, que l’on soit amateur de mode ou pas, de restituer à ces habits leur histoire. Histoire qui finalement leur redonne vie. Il est tout aussi émouvant d’observer les atours de personnages historiques, généralement riches et puissants, que les nippes des gens du peuple abondamment rapiécés. En effet, un autre intérêt de cette exposition est de voir juxtaposés habits de riches et de pauvres, tissus précieux et grossiers.
Pierre Bayard tient une place particulière dans ma bibliothèque, parce qu’il est d’une parfaite originalité. D’ailleurs il publie tous ses livres dans la bien nommée collection « Paradoxe » des Editions de Minuit.