Ils nous ont fait vibrer, fantasmer à travers le cinéma et la littérature. Ils sont nos héros, ils sont devenus des mythes. Mais il est impossible de les approcher dans la réalité. Et pour cause, ils sont secrets, spéciaux, classés « secret défense ». C’est cette double approche entre la réalité et la fiction qu’a choisi le musée de l’Armée pour son exposition « Guerres secrètes ». Les héros de fiction -y compris notre Jean Dujardin national- sont présents et confrontés aux vrais hommes de l’ombre, aux vrais espions. Continuer la lecture
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Matraquage médiatique ou tradition oblige, le dernier Prix Goncourt est en général le cadeau idéal à offrir à Noël. Décerné en novembre, quelques semaines avant les fêtes de fin d’année, ce prix, tout comme quelques autres tout aussi médiatisés (le Goncourt des Lycéens, le Renaudot, le Médicis, le Femina, l’Interallié…), se retrouve souvent, moins de deux mois plus tard, au pied du sapin de Noël. “Chanson douce” de Leïla Slimani n’aura très certainement pas dérogé à la règle.
Organisé par le IIe Reich, le génocide contre les Nama et les Herero a été perpétré de 1904 à 1908 dans le Sud-Ouest africain, alors colonie allemande, qui est aujourd’hui la Namibie. Avec environ 65 000 Herero et 10 000 Nama exterminés – soit 80 % du peuple herero et 50 % du peuple nama – ce génocide est considéré comme le premier du XXe siècle. Il est curieusement tombé dans l’oubli. Trente-cinq années avant la Shoah, il présentait pourtant les mêmes caractéristiques. Le Mémorial de la Shoah, qui voue une partie de sa programmation aux génocides en général, lui consacre actuellement une exposition bien documentée.
Concentré sur ses classeurs, Martin n’avait rien vu venir. Il s’était installé dehors, dans la cour de sa maison qui offrait une vue dégagée sur les prés, la rivière et la forêt. Il consultait depuis un moment des recherches en mathématiques qui dataient de ses années de jeunesse. Il s’y abandonnait avec délices comme dans une peinture abstraite. Un léger vent d’été faisait flotter ses cheveux blancs. Mais il n’avait rien vu arriver, rien entendu, si absorbé qu’il était nageant dans les chimères numéraires et les hypothèses à multiples inconnues. Devant lui se tenait un cerf.
Tout comme les centrales nucléaires, le Centre Pompidou mériterait un grand carénage. Inauguré il y a tout juste quarante ans, le musée-bibliothèque exhibe les salissures de ses manches et de ses cols de chemise. La poussière, la suie, les déjections de pigeons, sont bien visibles quand on en fait le tour de près. L’éclat des premiers jours s’est indubitablement terni. Si l’objectif muséal voulu par le président Georges Pompidou est atteint, si le musée en lui-même s’est bien hissé au niveau des plus grands établissements d’art moderne du monde, l’ensemble architectural quant à lui, avoue ses faiblesses.
Votre réveillon de Noël s’est-il bien déroulé ? Avez-vous fait bonne pitance ? La dinde aux marrons est-elle passée sans encombre, après les huîtres, le saumon et le foie gras? La bûche ne fut-elle pas de trop ? Sans parler des friandises pour accompagner le café et des liqueurs… Le tout vous a-t-il laissé un sentiment de profonde satiété et de félicité céleste? Avez-vous remis cela pour le Nouvel An ou la crise de foie s’est-elle insidieusement glissée dans l’intervalle ? A moins que l’épidémie de grippe intestinale qui sévissait sur Paris fin décembre ne vous ait éloigné un temps des festivités prévues et conduit à un jeûne forcé, mais peut-être salvateur…
Une toile de Marcel Gromaire se reconnaît à quinze pas. Lorsqu’il peint « Un viaduc sur la Marne » en 1922, dont on voit un détail ci-contre, l’artiste ne déroge pas à ce style si particulier qui pourrait lui dispenser de signer. Gromaire (1892-1971) n’a pas voulu quitter le figuratif comme nombre de ses pairs mais il l’a modernisé, suivant en cela l’évolution industrielle. C’est donc vrai de cette toile qui figure au sein d’une exposition consacrée à la banlieue à l’Atelier Grognard de Rueil-Malmaison.
Cette image a une histoire. Elle présente un détail d’une feuille de laurier ramassée cette année à Pompéi par l’ami, confrère et collaborateur des Soirées de Paris, Gérard Goutierre. Il l’a prélevée parmi les ruines de la citée antique et postée à ma demande pour faire écho à celle adressée en 1917 à Guillaume Apollinaire par Pablo Picasso. Cette relique minuscule figurait au printemps dans la remarquable exposition consacrée à l’écrivain fondateur des Soirées de Paris au musée de l’Orangerie.
… et non pas crash-landing comme le précise sans attendre le commandant Sully à l’équipe chargée de l’enquête. Au mois de janvier 2009 il n’a pas « crashé » son appareil sur la rivière Hudson, il l’a posé. Et comme le souligne le vrai commandant Sully dans une interview vidéo (1) sur Aeronews, les pilotes ne sont pas préparés à atterrir sur un cours d’eau durant les séances sur simulateur. Actuellement sur les écrans, le récit qu’en fait Clint Eastwood, sans surdose d’apprêts hollywoodiens, est assez convaincant.
Il avait un homonyme canadien, médecin et poète. Mais lui s’appelait John MacRae et on ne sait presque rien de lui. Sa photo parue dans Le Miroir en 1916 laisse deviner qu’il était officier dans un régiment écossais, quelque chose comme le « Highland Infantry » ou le « Gordon Highlanders », difficile de le savoir avec certitude faute de meilleure expertise sur l’uniforme. Ici en photo avec son glengarry à damier sur la tête, il n’est même pas répertorié sur Google, ce qui le place au choix au bord du néant ou au sein de la société des hommes libres comme on voudra.