Novembre 1997… J’étais à moitié assis sur la pierre tombale. Ma fille et mon fils avaient entrepris de faire un bouquet en se servant des fleurs jetées dans une poubelle, non loin de là. « C’est quand même curieux, ta mère est enterrée au milieu de sa famille et non pas avec son mari. » Mon père ne me répondit pas. Sa mère ? La maladie l’avait emportée quand il avait six ans, ensuite il y eut une autre famille, d’autres enfants avant que mon grand-père ne rejoigne mes grand-mères en 1985. Mon père regardait ailleurs, la maladie avait entrepris son travail de sape sur son visage. Continuer la lecture
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Sur une carte postale du début du XXe siècle, on voit les ouvriers quittant la Manufacture d’Allumettes d’Aubervilliers. Ils sont nombreux, environ 200 hommes et femmes, et pressés semble -t-il. A priori les enfants n’y travaillent plus. Devenue monopole d’État depuis 1889, la fabrication des allumettes, 46 milliards en France en 1919, est davantage encadrée et les conditions de travail des allumettiers se sont considérablement améliorées.
Son nom sonne comme celui d’un candidat de la gauche à la présidentielle, certaines de ses formes évoquent la comète Tchouri ou une planète hostile. Sa peau ingrate qui imite une planche de dermatologie ne fait pas saliver à l’avance. Il vaut moins de trois euros le kilo, c’est le topinambour. Comme il est arrivé en France en même temps qu’un groupe amérindien au 17e siècle, une confusion géographique a fait qu’on lui a donné le nom de cette délégation tribale en tournée d’exhibition.
Surtout vers la fin, le réalisateur Denis Villeneuve nous emmêle un peu les pinceaux dans son propos général sur les extra-terrestres. Mais son film « Premier contact » ne commence pas si mal avec un bon dosage de normal et d’anormal, soit la clé d’un film de science fiction-réussi. L’intrigue tirée d’un roman de Ted Chiang est ultra-simple : solliciter une linguiste pour entrer en contact avec des envahisseurs inattendus dont le gouvernement américain aimerait bien connaître les intentions avant d’envoyer les troupes.
Quand j’aime une « série télé », comme on dit, je deviens rapidement droguée tant je suis impatiente de voir l’épisode suivant. Et je considère qu’une bonne (ou grande) série TV peut être aussi remarquable qu’un bon (ou grand) film.
Clément Hervieu-Léger exhume de l’oubli “Le Petit-Maître corrigé”, une comédie en trois actes et en prose de Marivaux (1688-1763) qui se joue actuellement salle Richelieu. Cette pièce, écrite en 1734 pour les Comédiens-Français, n’avait curieusement jusqu’ici fait l’objet que de deux représentations dans la Maison de Molière alors que, paradoxalement, l’auteur de “La Double inconstance” y est un des dramaturges classiques les plus joués. Par ailleurs, cette pièce étant rarement montée sur d’autres scènes, le lecteur serait en droit de se demander ce que cache cet oubli.
Le chaume a en partie disparu et le reste est recouvert d’une mousse qui n’augure rien de bon pour l’étanchéité générale du toit. Cette drôle de petite maison, sise au milieu de la ménagerie du Jardin des Plantes, est la « fabrique » à l’intérieur de laquelle s’abritent quelques exemplaires du cheval de Przewalski un gentil canasson surtout connu des amateurs de grottes ornées. La Fondation du Patrimoine et le Muséum national d’Histoire naturelle viennent d’unir leurs forces pour tenter de trouver les 88.800 euros nécessaires à la réfection de la toiture. A l’heure où l’on vient de dépenser plus de 200 millions d’euros pour une canopée des Halles qui fuit dès qu’il est possible, cette petite histoire ne manque pas de sel.
Exprimée par Hervé di Rosa, l’apocalypse mériterait une chaise longue et au moins quinze minutes d’observation pour profiter de chaque détail plus ou moins anthropomorphe. Ce n’est même pas hallucinant puisque tout est bien là, devant nous, à nous crever les yeux. Cette toile dont on voit ci-contre un aspect central nous épargne d’avoir recours à des drogues. Sortie de l’imagination de l’auteur, plaquée de personnages maléfiques, l’œuvre nous irise de toute sa force prolifique. C’est du Jérôme Bosch revisité par un enfant du siècle et visible à la Maison Rouge jusqu’au 22 janvier.
Un certain nombre de gens ont laissé leur vie sur le sol de la place de l’Indépendance (Maïdan) à Kiev. Ils ne voulaient plus d’un pouvoir qu’ils estimaient corrompu. Des dizaines de morts et pas loin de 700 blessés pour déloger Victor Ianoukovytch: ce mois de février 2014 a été rude et les Ukrainiens continuent de payer au prix fort ce qui s’est ensuivi. Tout cela parce qu’au tout début…
Le film le plus audacieux sorti ces derniers temps est sans doute celui d’Albert Serra, « La mort de Louis XIV ». On est tout de suite fixé sur le sujet, un peu étonné aussi, quoique… Du réalisateur Catalan, on connaît le goût pour les personnages mythiques, littéraires ou historiques, de Don Quichotte « Honor de Cavalleria » à Casanova « Histoire de ma mort », ainsi que sa détermination à réaliser un cinéma hors mode dont le rythme lent, voire l’immobilisme, s’oppose à l’agitation contemporaine.