San Miguel de Allende, son nom exhale des épisodes majeurs de l’histoire du Mexique. Fondée par le moine franciscain Juan de San Miguel, en 1542, lors de la colonisation du pays, la ville s’est adjoint son titre de noblesse » de Allende » en 1826. Une façon élégante de rendre hommage à Ignacio Allende, héros de la guerre d’indépendance du Mexique et enfant de la ville.
Située à une altitude de 1900 m dans l’État de Guanajuato (centre du Mexique), San Miguel de Allende est classé monument historique et inscrite au patrimoine de l’Unesco. Continuer la lecture
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Comme nombre d’artistes à la guerre, Ossip Zadkine a restitué ce qu’il a vu. Il en resté quelques dessins et gravures actuellement exposés au musée qui porte son nom, rue d’Assas. L’image ci-contre est un détail d’une de ses œuvres marquées par son séjour au front. Infirmier, il a vu la guerre de près. De trop près même puisque lors d’une mission d’évacuation, dans le secteur de Ludes, il est pris dans un halo « d’étoile blanche », un mélange de phosgène et de chlore à l’odeur trompeuse de foin moisi.
Un jour cette perspective dégagée du boulevard Poniatowski n’existera plus. Le bel espace du Centre sportif Léo Lagrange dans le 12e arrondissement est en effet visé par un vaste projet de la mairie de Paris consistant à construire plusieurs immeubles de 37 mètres de haut soit à peu près douze étages. Cette ligne suturera l’horizon des habitants du boulevard et les privera surtout d’un bel espace vert dont ils profitaient sans discontinuité depuis l’entre-deux guerres.
Il est recommandé d’être amateur de peintures sportives et singulièrement du polo si l’on veut se rendre à l’exposition consacrée au peintre Liebermann (1847-1935) qui se tient depuis le 22 octobre dans la galerie d’art (Kunsthalle) de Brême. Il fut en effet le premier artiste allemand à réellement s’intéresser aux sportifs ou même simplement aux amateurs jouant au sport. L’exposition est décomposée en plusieurs salles dont chacune est consacrée à un sport distinct, ceux représentés sont ceux qui à l’époque étaient émergents et populaires. Parmi eux on compte le polo, le tennis, les baignades, la boxe.
En introduction de ses « 100 plus belles planches de la bande dessinée », Vincent Bernière précise qu’il y a effectivement planche et planche. Un substrat dont la finalité normale est de terminer, après finition, dans un album de BD dûment publié. Et l’auteur de froncer le sourcil sur ces artistes qui privilégient désormais la planche au motif que celle-ci peut s’envoler aux enchères. Ce qui ne valait rien il y a encore trente ans a changé de statut. La base de travail est devenue œuvre d’art. Délibérément Vincent Bernière a sélectionné dans son panthéon personnel celles dont la seule destination était d’être une page parmi d’autres au sein d’un album. Le parti pris est louable.
En allant écouter, le 30 octobre dernier, à l’auditorium de la Maison de la Radio, la « Petite Messe solennelle » de Rossini , j’ai connu une des ces merveilleuses expériences proustiennes : la redécouverte d’une œuvre autrefois très familière passablement oubliée, et qui se rappelle à vous, peu à peu.
Il était une fois un petit garçon qui exigeait qu’on l’appelle Courgette. Tant pis pour les quolibets et tant pis si on l’avait baptisé du très beau nom d’Icare. C’est Courgette et pas autrement. Parce que c’est comme ça que l’appelait sa mère, mégère alcoolique qui descendait les cannettes de bière en s’abrutissant devant la télé. Elle lui manque, même si c’est lui qui depuis son grenier l’a définitivement assommée d’un coup de trappe et envoyée ad patres au milieu de ses cadavres de kro (et non pas de Trappe). On est chez les prolos, pas ceux de la vraie vie, mais ceux qui peuplent le merveilleux film d’animation de Claude Barras sorti cet automne.
Essayer de comprendre pourquoi un ami et confrère avait la passion des tracteurs implique de pousser la porte du Musée du Compa, à Chartres. Haut lieu de conservation de la machine agricole, l’endroit expose une série d’engins parmi les plus anciens. L’ami a disparu voilà maintenant trois ans. Et cette plongée dans le monde déconcertant du tracteur, lui est dédiée.
Dans un style humoristique qu’empruntera plus tard Francis Blanche, Guillaume Apollinaire déclara un jour que « l‘artillerie est l’art de mesurer les angles et l’équitation de bien serrer les sangles ». Au début de l’année 1915, l’écrivain est à Nîmes et s’initie aux finesses des angles de tir. Sur des notes conservées à la BnF on peut lire que « la hauteur d’éclatement H ne dépend que de l’angle de site et du correcteur ». Et le 21 janvier il déclarera à Lou sa future amante qu’il en a « plein le cul de toute leur géométrie algèbre cheval artillerie et le fourbi de reste ». Spécialiste de l’œuvre d’Apollinaire, Peter Read vient de publier un livre commentant quelque 150 fac-similés dont de nombreux inédits.
Compagnons des mauvais jours , la peur, la guerre, la fin du monde, les tempêtes, des mots qui mis en scène, ont même pu un jour ou l’autre nous faire sourire ou pleurer bien qu’assignés à résidence, entre cour et jardin. Mais il y a une vie hors les salles de spectacles. Ces mêmes mots sont maintenant lourds comme le poids d’une balle 7,62 d’un fusil AK 47. Compagnons des mauvais jours, « Le 21ème siècle sera religieux, ou ne sera pas », comme aurait dit ou n’aurait pas dit Malraux. « Le 21ème siècle sera spirituel, ou ne sera pas », comme ne l’a pas dit Ariane Mnouchkine dont le « Théâtre du soleil » nous revient d’Inde justement avec la volonté de rire, de se marrer, de se bidonner envers et contre tous. Mais ce n’est pas une chose simple à obtenir.