C’était ce genre de banlieue bonne pour débuter dans la vie. Un de ces coins où l’on débarque avec peu de moyens pour fonder une famille. Et d’où l’on part une fois que les finances se sont améliorées pour aller dans un environnement meilleur. Ou que l’on quitte une fois l’âge de la retraite atteint pour un de ces lieux de villégiature où tout le monde a le ventre rond et les cheveux teints. Lui y était arrivé deux jours après l’anniversaire de ses soixante deux ans. Avec l’idée qu’il avait enfin pris le maquis. Continuer la lecture
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Apple n’a pas inventé grand-chose. La datation de cette tablette chinoise la situe entre 2300 et 1500 avant Jésus-Christ. Elle est restée longtemps vierge avant d’être gravée à partir de poèmes écrits par l’empereur Qianlong (1746-1754). Cet objet de vénération, transmis de génération en génération, est constitué de bois et surtout de jade, pierre composite qui fait l’objet d’une exposition particulièrement raffinée au musée Guimet.
Parisiens et visiteurs devraient se précipiter au jardin botanique des Serres d’Auteuil, où les destructions sont déjà en cours pour le dénaturer à jamais.
1966 : cinquante ans déjà, De Gaulle retire la France des organes militaires de l’OTAN et demande à l’armée américaine de quitter le territoire où elle s’était installée depuis 1950. En moins d’un an, l’Oncle Sam qui a compté jusqu’à 100.000 civils et militaires, quitte la France avec dans ses bagages un peu du rêve de l’American way of life.
Ce ne fut pas une révolte, mais ce fut certainement une petite révolution. Vers les années 1950-1960, dans le milieu bien tranquille de ce qu’on appelait encore « La Grande musique », un nouveau mouvement apparut, discrètement d’abord. Le répertoire romantique faisait alors les beaux soirs des concerts parisiens avec des orchestres de qualité, héritiers de grandes formations du 19e siècle. Et pourtant quelques frémissements, d’abord imperceptibles, se firent sentir dans certains pays, en particulier les Pays-Bas et la Belgique flamande.
Loin être une œuvre abstraite, l’image ci-contre représente un échantillon de sable argileux puisé à Versailles. Au Pavillon de l’Arsenal, il est même présenté comme une matière précieuse. Et pour cause car tout l’objet de cette manifestation est de nous démontrer que les terres excavées pour les besoins de différents chantiers pourraient se substituer au béton une fois transformées en briques de construction. Avec un impact écologique quatre fois moindre, ce qui en augmente encore l’intérêt.
Sur le parcours de la fort copieuse exposition « L’esprit du Bauhaus » se tient une carte qui figure par cercles concentriques, l’essaimage du genre. Et comme une mouche à la surface d’un verre de lait il est mentionné qu’en 1940, un certain Fritz Ertl, participa à l’élaboration du camp d’Auschwitz. Cet ancien élève du Bauhaus expliqua après la guerre sans trop convaincre qu’il n’apprit qu’en 1942 la destination des bâtiments. Ce n’est certes pas le point fort de l’exposition mais il est frappant. Ce document nous explique qu’en autres choses, on doit aussi à l’esprit du Bauhaus, le siège de l’Unesco à Paris, la station de ski située à Flaine ou encore de très nombreux bâtiments édifiés à Tel-Aviv à partir des années trente.
Le 7 octobre dernier, la Maison de la Radio nous conviait dans son auditorium au « Roméo et Juliette » de Berlioz interprété par l’Orchestre Philharmonique de Radio France et du chœur maison sous la direction du maestro finlandais Jukka-Pekka Saraste.
Si vous envisagez de visiter la dernière exposition du Musée de Flandre, au sommet du mont Cassel, dans la ville française flamande qui porte le même nom, prévoyez d’y rester un bon moment. Non que le nombre des œuvres présentées soit important (une centaine au total, ce n’est pas excessif) , mais chacune d’entre elles, pour une raison ou une autre, retiendra votre attention. C’est que le thème choisi, « Les peintres animaliers flamands du XVIIe siècle », réserve de belles surprises et offre une série de variations qui débordent largement le seul domaine de l’art.
Enfer et damnation à Paris, Place Colette! Après l’immense succès rencontré au dernier Festival d’Avignon et un retour non moins médiatisé, après vingt-trois ans d’absence, dans l’illustre Cour d’honneur du Palais des Papes, la troupe de la Comédie-Française présente actuellement “Les Damnés” Salle Richelieu et ce, jusqu’au 13 janvier. Mis en scène par Ivo van Hove, ce spectacle est non pas l’adaptation du film culte de Luchino Visconti, mais une mise en scène du scénario pour le théâtre, comme tient à le préciser l’artiste belge. Il a travaillé exclusivement sur le texte - rappelons que “Les Damnés” valurent à Visconti l’Oscar du meilleur scénario en 1969 – et souhaité s’éloigner de l’esthétisme du réalisateur italien, pour un spectacle plus brut.