Au creux des Vosges, à 870 m d’altitude, le village de Bussang vit la majeure partie de l’année au rythme tranquille de la nature. Quand vient l’été, il connaît soudain une effervescence insolite. Ici personne ne s’étonnera de voir des individus se promener un coussin sous le bras, en plein milieu de l’après-midi. Il suffit d’ailleurs de les suivre pour connaitre la raison de la fièvre estivale qui agite Bussang. Ils nous mènent à une grande bâtisse toute simple, construite avec les sapins environnants : le « Théâtre du Peuple », comme l’indiquent les grandes lettres qui se dressent sur son fronton. Continuer la lecture
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Bonne nouvelle pour les amateurs de palaces, ils peuvent désormais dormir dans le 11e arrondissement. Jusque là, seuls l’ouest et le centre de Paris, pouvaient les accueillir. Une façon de cultiver l’entre-soi, d’être au plus près des boutiques très chics, etc. Mais les faubourgs autrefois infréquentables n’existent plus que dans la légende. Difficile de s’encanailler dans Paris, pour le grand frisson mieux vaut passer le Périph.
Au début de la dernière séquence, on pourrait croire qu’il s’agit d’une descente de la police anti-drogue dans l’appartement de Stefan Zweig à Petropolis. Mais on comprend très vite que l’écrivain s’est suicidé. Il l’a fait en absorbant du Véronal, un barbiturique inventé par un chimiste allemand à Vérone. Une légende de la littérature mondiale vient de s’éteindre en même temps qu’elle se perpétue avec une force surprenante d’actualité.
Des Wetherspoons, il y en a partout en Angleterre. Plus de 900 pubs de la même chaîne couvrent le territoire de sa majesté. Leur principal avantage : on y boit pas cher. Le prix de la pinte défie toute concurrence et le large choix des bières varie d’un mois à l’autre en fonction de ce que la chaîne peut récupérer de pas cher, en terme de fins de fûts : il n’y a pas de miracles… Au-delà de l’avantage pécuniaire, mais aussi grâce à lui, on croise au Wetherspoon des gens de tous horizons, bref un terrain d’observation idéal pour une curieuse comme moi, une curieuse des autres et d’une culture insulaire qui n’en finit pas de me fasciner. (Photo ci-contre: E.Blanchet)
Le sujet revient régulièrement dans l’actualité, et j’ignore pourquoi cela m’agace. Alors que l’on célèbre cette année le quatre-centième anniversaire de la mort de Shakespeare, la polémique fait plus que jamais rage, et j’ai décidé de tenter d’y voir un peu plus clair sur cette question fondamentale : Shakespeare est-il Shakespeare ?
La porte Marcel Lelong, soit l’entrée numéro 6 destinée aux urgences pédiatriques et plus spécifiquement la réanimation, a été murée. Les urgences de l’hôpital Saint-Vincent de Paul dans le quatorzième arrondissement ont été fermées en 2010 comme toutes les activités médicales depuis. Le site de 3,5 hectares est aujourd’hui occupé par des associations qui y déclinent en un joyeux bazar toute la liturgie utopique en vogue. L’endroit est désormais défini comme un « espace-temps de cohabitation et d’interaction entre des publics diversifiés, propice à la promenade, au bien-être, à la rencontre et à l’apprentissage pour tous ». C’est tout dire.
Sobre révérence que celle de Frédéric Taddeï tirée au mois de juin dernier pour l’ultime de sa fameuse émission « Ce soir » (ou Jamais !). Regrettable actualité du PAF qui ne lui offrira pas la possibilité de soumettre la question : « Le débat d’idées : un enjeu encore contemporain ? ». Et amers que nous sommes de voir ainsi disparaître une des dernières émissions qui nous autorisait à nous faire happer par ce pavé noir si cher à l’homme moderne.
Pour porter un diagnostic sur les médias français, Laurent Mauduit n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Dans son dernier livre paru aux Editions Don Quichotte, « Main basse sur l’information », le journaliste de Mediapart a sorti le lance-flammes. Son ouvrage établit -avec raison- un véritable état de catastrophe naturelle pour les organes de presse. Une vision d’autant plus alarmante que les journaux, quel que soit leur support, papier, audiovisuel, web, constituent l’un des ressorts de la vie démocratique.
En 1957 un policier italien dressait un procès verbal à une jeune femme sur la plage de Rimini parce qu’elle portait un bikini. A l’été 2016 le maire de Cannes, suivi par d’autres municipalités, décidait (1) de verbaliser les femmes qui porteraient le pudique burkini en raison d’un contexte politique réputé sensible au message religieux dont le vêtement de bain en question serait le transporteur. Comme quoi les mœurs ont toujours été fluctuantes avec leur lot d’interdictions. Et c’est ce qui vient d’emblée à l’esprit lorsque l’on visite l’exposition consacrée au bikini à la galerie Joseph dans le troisième arrondissement. Son propos, intellectuellement très reposant, est de fêter (jusqu’au 30 août) les soixante-dix ans du bikini.
L’art, la littérature, la poésie, le cinéma ont beau d’habitude et dans l’ensemble se poser en puissants dérivatifs de nos vies agacées, quelque chose nous pince le cœur depuis quelque temps avec un symptôme notable d’installation. Un air mauvais souffle dehors et l’on pourrait presque discerner dans le ciel les effigies de mauvais augure si bien dessinées par le réalisateur Hayao Miyazaki dans son film sorti en 2013, « Le vent se lève ».