J’avais mangé la veille au soir du taboulé. Un plat d’été, même quand l’été n’est pas là. Elle est arrivée et à peine le temps d’ôter sa veste qu’elle prenait déjà le balai pour ramasser les grains de semoule qui jonchaient le sol. Je m’excuse pour ne pas les avoir balayés moi-même. «Ce n’est pas grave» me répond-elle, « mais je ne marche pas sur le pain« . « Le pain ?» dis-je. «C’est de la semoule, de la farine de blé, c’est comme le pain !». Je la regarde parler. Continuer la lecture
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Ce qui était en 1909 le premier aéroport organisé au monde est cité dans « Zone » le premier poème d’Alcools dont on célèbre en ce moment le centenaire de la publication. Apollinaire a écrit ce texte à l’automne 1912. Compte tenu de son attirance pour la modernité, il n’est pas impossible, osons même dire probable, qu’il ait fait un jour le déplacement jusqu’à Viry-Châtillon pour aller voir les avions tenter des décollages périlleux. On ne sait s’il a pu assister au départ du Comte de Lambert parti le 18 octobre 1909 jusqu’à la Tour Eiffel pour en faire le tour sous les vivats et revenir sans plus d’encombres à son point d’envol. C’est le mois où Apollinaire emménageait au 15 rue Gros à Auteuil, mais cette présence parisienne rend compatible un déplacement à Viry. 



