Forcément, lorsqu’il s’agit d’un concours d’élégance, il y a ce qui sied et il y a ce qui dépare. Pour le concours Schlumpf qui devrait avoir lieu en fin du mois à Mulhouse, les organisateurs indiquent sur leur site qu’il n’est pas question d’imposer un dress code mais que l’événement est, comme son nom l’indique, une occasion de se faire plaisir, de louer la distinction en la personnifiant autant que faire se peut. On se souviendra à cet égard du film de Patrice Leconte, « Le parfum d’Yvonne », dans lequel l’excellent Jean-Pierre Marielle emportait un trophée du genre smart grâce à son automobile décapotable de luxe. L’histoire était tirée d’un roman de Patrick Modiano « Villa triste ». Dans ce film plutôt plaisant, contrairement à ce que qu’avaient pu dire à l’époque certains critiques chagrins, il y avait justement cet éloge de la parade du goût, mêlant automobiles, tenues, couples et même chiens de luxe. En vieil homosexuel se prétendant la reine des Belges, Marielle jubilait dans son rôle, enrageant de ne pouvoir nouer sa cravate et disant pour s’excuser: « Il y a des années cher monsieur, où la soie sauvage n’en fait qu’à sa tête. » Le site de la prochaine manifestation à Mulhouse, précise que les choses genre joggings, bermudas et tee-shirts à message ne seront pas autorisées. Continuer la lecture
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Le passage de la météo de papa au climat d’aujourd’hui, nous oblige à chercher de nouveaux sujets afin de débattre aimablement avec notre prochain, sans que cela ne risque de tourner au duel. Pas facile. C’est donc après cette précaution liminaire, que l’on commentera la couverture du quotidien Excelsior en date du 14 juillet 1921 (ci-contre) et aperçue par hasard ces derniers jours sur un marché aux livres, journaux et vieux papiers. Cet été 1921, les bonnes affaires étaient pour les vendeurs de glaces et d’éventails. Alors que la France ne comptait pas encore quarante millions d’habitants et que le monde n’en recensait qu’un peu moins de deux milliards, les températures avaient bondi en Europe et notamment à Paris où les habitants n’avaient pas eu si chaud depuis 10 ans à en croire Excelsior. Mais rien n’avait été normal depuis le début de l’année.