On dit qu’il s’en vend toujours. N’empêche. Il n’est pas besoin d’être un grand observateur ni un grand sociologue pour constater que les gens qui se déplacent ne le font plus après avoir consulté une carte. Celle ci-contre date de 1924, une période où l’automobile se démocratisait à peine. Elle était faite pour les voyageurs tentant de se repérer dans le Finistère, ce qu’ils pouvaient également faire en regardant les bornes et les panneaux indicateurs. Toutes sortes de réflexes qui ne viendraient plus à l’esprit du conducteur, cavalier, cycliste et même piéton moderne. Chacun fait confiance à son téléphone afin de s’orienter, lequel appareil fournit obligeamment la position exacte du consultant, assortie des bonnes adresses où se restaurer. Moyennant quoi nous avons perdu l’habitude de prendre de la hauteur et de considérer l’ensemble d’un pays ou d’un département. Prise de distance qui permettait de varier les parcours et de se dire « tiens, si on passait par là ». L’accoutumance au GPS font que seuls les vieux de la vieille et les quelques jeunes épris d’aventure sont encore capables de rallier Périgueux à Montpellier sans autre aide qu’une carte. Certains peuvent même le faire par cœur, mains et esprit libres. Continuer la lecture
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Le passage de la météo de papa au climat d’aujourd’hui, nous oblige à chercher de nouveaux sujets afin de débattre aimablement avec notre prochain, sans que cela ne risque de tourner au duel. Pas facile. C’est donc après cette précaution liminaire, que l’on commentera la couverture du quotidien Excelsior en date du 14 juillet 1921 (ci-contre) et aperçue par hasard ces derniers jours sur un marché aux livres, journaux et vieux papiers. Cet été 1921, les bonnes affaires étaient pour les vendeurs de glaces et d’éventails. Alors que la France ne comptait pas encore quarante millions d’habitants et que le monde n’en recensait qu’un peu moins de deux milliards, les températures avaient bondi en Europe et notamment à Paris où les habitants n’avaient pas eu si chaud depuis 10 ans à en croire Excelsior. Mais rien n’avait été normal depuis le début de l’année. 

