Le samedi 20 avril 1957, les Éditions Pierre Tisné, achevaient d’imprimer l’une des plus marquantes monographies de Hyeronymus Bosch. Son auteur, Jacques Combe, s’attaquait ce faisant à un artiste extraordinaire dont il rappelait dès la première page qu’il n’existait « pas un tableau daté, pas un témoignage contemporain ». Tout est à « reconstituer » admettait-il logiquement. Ce qui est drôle c’est que l’on ne sait pratiquement rien non plus de Jacques Combe. Autrement dit, Google ne sait pas. La BnF mentionne qu’il est décédé en 1993 mais la date de naissance est introuvable. Concernant celui que l’on appelait plus communément Jérôme Bosch, on en sait un peu plus. Il est probablement né en 1450 à Hertogenbosch (Bois-le-Duc) en Hollande et aurait rendu l’âme en 1516. La vraie question reste cependant de savoir, en tout cas d’essayer, comment Bosch a pu imaginer un univers aussi fantasmagorique, tel « Le jardin des délices ». Continuer la lecture
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Jamais l’abstraction n’a autant justifié sa nécessité. Tout est dans le verbe sinon dans le mot. Philosophiquement, l’abstraction définit la capacité de l’intelligence à se séparer du réel pour des besoins variés. Il s’agit ni plus ni moins d’une évasion mentale qu’un Mondrian avait poussée jusque dans ses plus lointaines extrémités. Encore ne s’agissait-il que d’art inoffensif.
Sur un des murs de l’hôpital Saint-Louis, le message ne date pas d’hier. Il se décolle par squames. L’histoire de ce plus vieil établissement parisien après l’Hôtel Dieu offre une résonance opportune avec l’actualité, puisqu’il a été conçu en fonction des nombreuses épidémies qui frappaient alors la cité. Rien qu’en 1562, les registres de l’Hôtel Dieu dénombraient 68.000 morts de la peste. Comme Paris ne comptait que cet hôpital, le bon roi Henri décida le 19 mai 1607 de fonder sur la rive droite l’hôpital Saint-Louis. Ainsi que le précise Raymond Sabouraud dans une histoire de l’établissement rédigée en 1937 pour le compte des Laboratoires Ciba, l’édit signé par le roi a été conservé dans son intégralité. Cet homme qui était non seulement un dermatologue mais aussi un sculpteur renommé, mourut avant de voir son récit publié.
Le 7 avril dernier, Arte diffusait un ambitieux, très personnel et très complet documentaire intitulé « Sigmund Freud, un juif sans Dieu » signé de David Toboul, daté de 2019. Il déroule la biographie de l’inventeur de la psychanalyse par grandes étapes, et nous dévoile nombre de films familiaux tournés notamment vers la fin de sa vie.
Il a suffi -une fois de plus- d’un livre abandonné sur la chaussée pour aborder la question du bricolage. C’est de saison puisque tout un chacun se fabrique des masques improvisés en détournant au choix un simple mouchoir en papier, un intercalaire en plastique ou encore en découpant des rectangles dans l’épaisseur d’une couche-culotte.
En ces temps de confinement, rien de tel pour se changer les idées qu’une petite escapade virtuelle dans une ville espagnole pleine d’agréables surprises. À deux heures d’avion de Paris, Valence est une destination de choix. Moins courue par les touristes que Barcelone, et d’autant plus appréciable, la belle Ibérique a largement de quoi tenir la comparaison. Un centre historique, mais aussi une architecture moderniste et des bâtiments contemporains spectaculaires, des bars à tapas qui s’animent dès le coucher du soleil, d’immenses plages en pleine ville et une douceur de vivre inimitable. Cerise sur le gâteau, Valence possède une pépite verte exceptionnelle qui fait tirer la langue à ses rivales : une promenade plantée de 10 km, les jardins du Turia, qui traverse la ville de bout en bout. Et ce sont précisément les jardins du Turia, inaugurés en 1986, et les constructions futuristes développées dans la lignée qui ont redonné ses lettres de noblesse à Valence.
Dans le documentaire « Le dernier samouraï » (1), Jean-Pierre Melville, grand américanophile et maître du polar sur le grand écran, déclare que pour lui, un roman policier peut être «de la pure littérature». C’est bien le cas en ce qui concerne Raymond Chandler, le père du fameux privé de Los Angeles Philip Marlowe, qui fit son apparition dans « The big sleep » en 1939.
Comme pour la plupart des écrivains célèbres, Apollinaire a eu droit à son lot d’éditions hors commerce souvent publiées « aux dépens d’un amateur », selon la formule consacrée. Il s’agit presque toujours de petits tirages réservés à des cercles d’amis, parfois bibliophiles, souvent d’ailleurs eux-mêmes souscripteurs de la publication.
En ces temps de réclusion, aller faire un tour dans sa bibliothèque est une fort saine occupation qui peut révéler des trésors comme par exemple cette somme de l’histoire de la musique française qu’est l’intégrale de la correspondance de Maurice Ravel parue à l’automne 2018, et dans laquelle vous trouverez d’inépuisables occasions de vagabondages.
La « lutte » contre le coronavirus est venue s’ajouter à l’interminable liste des combats en cours. De la lutte contre le réchauffement climatique à la lutte des classes en passant par la lutte contre les violences en tout genre, il y en a pour tous les goûts. Des extra-terrestres qui étudieraient le langage français afin de se faire idée du meilleur pays où poser leurs soucoupes volantes, en viendraient à confondre la masse des bipèdes tricolores pour une armée de sumos toujours prêts à en découdre. Ils se diraient que leur invasion longuement méditée au pays des fromages ne serait pas juste une partie de plaisir. Et ils y renonceraient sans doute, à moins que quelqu’un ne leur signale qu’il s’agit en l’occurrence et surtout, d’un abus de langage, un mot dévoyé jusqu’à l’écœurement.