Il est de bon ton aujourd’hui de considérer que les maîtres anciens du pinceau étaient des « modernes », et les conservateurs de la première grande exposition française jamais consacrée au Greco soulignent bien entendu sa modernité, en affirmant qu’il était à la fois un cubiste et un fauve. Tout simplement. Et nous proposent soixante-quinze œuvres présentées sur des murs blancs pour en faire ressortir la modernité.
Il semblerait qu’en l’occurrence les hommes de l’art n’aient pas tort, car nous assistons éblouis à la découverte ou redécouverte d’un grand maître dont nous ne savions pas grand-chose, et dont l’audace et l’inventivité préfigurent les audaces des siècles à venir.
Ainsi, comme on peut le lire sur les murs, Picasso déclarait-il en 1966 à son ami le photographe argentin Roberto Otero : « Qu’est-ce que tout le monde a de nos jours avec Velasquez ? ([…] Je préfère mille fois Greco. Lui était un vrai peintre ! ». Continuer la lecture
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