Comme un livre de condoléances. A quelques jours de la fermeture définitive du musée Dapper, celui-là est rempli jusqu’au bout de mots de sympathie, tels ces « élèves de Coulommiers ». C’est triste un musée qui ferme et voilà une histoire qui nous rappelle une fois de plus la beauté et la cruauté du provisoire. Zut alors. Cette concentration de masques porteurs de significations inhabituelles pour nous occidentaux va diablement nous manquer. Continuer la lecture
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“ Mon ami Serge a acheté un tableau. C’est une toile d’environ un mètre soixante sur un mètre vingt, peinte en blanc. Le fond est blanc et si on cligne des yeux, on peut apercevoir de fins liserés blancs transversaux. ” Ces phrases d’ouverture, désormais célèbres, de la pièce “Art” de Yasmina Reza, ont fait le tour du monde dans plus d’une trentaine de langues différentes. Aujourd’hui le collectif flamand tg STAN et le collectif néerlandais Dood Paard s’emparent avec gourmandise de ce texte culte. Un spectacle à découvrir à Paris, au Théâtre de la Bastille, à partir du 2 juin.
Réaliser la sculpture d’un homme équivaut à écrire sa biographie. Le sujet possède l’auteur jusqu’au dernier mot et, en l’occurrence, jusqu’à l’ultime ciselure, l’ultime tour de manivelle. Car ils sont deux. Jacques Doillon pour la réalisation et Vincent Lindon pour l’interprétation. Ce dernier s’est de toute évidence beaucoup donné pour le rôle, dans un registre, grave, sentencieux, sans trop de légèreté vraiment et ça manque un peu. Peut-être que Rodin était pire encore qui sait.
Il organise ses meetings dans les bistrots du 18e arrondissement. Les rendez-vous sont annoncés sur sa page Facebook. Depuis qu’il s’est lancé dans la campagne des législatives sans autre étiquette que son slogan « Un regard libre », Arnaud Viviant ne boit plus que de l’eau. S’il perd, il aura la satisfaction d’avoir perdu au moins trois kilos et, quoiqu’il advienne, il en fera un livre. Ce journaliste, critique littéraire et écrivain, a décidé de quitter le commentaire pour un engagement de type démocratique et indépendant.
Pour qui veut se faire son cinéma, le Parc des Buttes-Chaumont offre un substrat des plus riches. Sur le pont qui enjambe le lac il est loisible de rêver soit à un méandre de la rivière Kwaï soit à un détail de la baie de Ha Long grâce au monticule rocheux qui rappelle qu’ici on exploitait la pierre. Cela fait 150 ans depuis le 1er avril que la carrière est devenue un parc grâce à la volonté de Napoléon III et aux bons offices de Jean-Luc Alphand, Gabriel Davioud, Eugène Belgrand et Jean-Pierre Barillet-Deschamps.
Au rythme où l’on décime les baleines, il faudra bientôt se contenter de méditer devant leurs squelettes. Et même de camper à l’intérieur des carcasses si l’on en juge par le généreux volume interne d’un des spécimens exposés à la Galerie de paléontologie et d’anatomie comparée du muséum du Jardin des Plantes. Il suffirait en effet de coiffer l’ensemble d’une bâche pour se retrouver propriétaire d’un deux pièces de vingt mètres de long, avec fanons et poutres apparentes, tout ce qu’il y a plus atypique comme on dit de nos jours dans l’immobilier. 
La marque Louis Vuitton a semble-t-il donné carte blanche au plasticien Jeff Koons pour orner de façon spectaculaire les vitrines de son magasin des Champs Elysées. L’artiste a créé des sacs à main en s’inspirant d’œuvres emblématiques de grands peintres comme Léonard de Vinci, Van Gogh, Rubens ou Fragonard. Dans chaque vitrine, les sacs s’exposent accompagnés d’une animation géante. Ainsi la fameuse Joconde fait-elle un clin d’œil au passant tandis que la jeune fille au chien de Fragonard joue avec l’animal dans une sorte de valse lente qui intrigue les passants.
Aborder la Grande guerre côté chiffon n’est pas futile du tout. Preuve en est faite à la bibliothèque Forney avec l’exposition Mode & Femmes, 14-18. Pour sa réouverture (en janvier dernier), après plus d’un an de travaux, l’Hôtel de Sens inaugure ses nouveaux espaces de médiation avec une exploration tout à fait passionnante de l’univers du vêtement et des femmes et de ce que la mode nous dit des évolutions sociétales et culturelles pendant la durée du conflit.
En remplaçant Aristide Briand par Gaston Doumergue en 1908 à l’Instruction publique et aux Beaux-Arts, le gouvernement accueillait en son sein un ami des arts et des lettres. Au point que vingt ans plus tard, alors qu’il est président de la République depuis 1923, Gaston Doumergue rendra d’utilité publique la Maison de la Poésie (qui existe toujours) faisant suite aux dispositions testamentaires du poète Emile Blémont. Au mois de juin prochain cela fera 80 ans que ce personnage emblématique de la Troisième République disparaissait brusquement.