Pour célébrer ses 30 ans (30 ans seulement ?), le musée d’Orsay nous en met plein la vue avec son SPECTACULAIRE SECOND EMPIRE. Si bien qu’en sortant de l’exposition, on se demande si l’idée n’est pas de montrer l’analogie entre les fastes impériaux du dix-neuvième siècle et l’opulence contemporaine de ce musée qui nous semble avoir toujours fait partie du paysage parisien.
Bizarrement, on nous annonce que « les fastes de la fête impériale » ont longtemps « terni la réputation du Second Empire », mais on nous montre précisément ces fastes magnifiés par une muséographie flamboyant de rouge et d’opulence ! Continuer la lecture
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Ca commence comme un sillon déjà mille et mille fois labouré, celui de l’histoire d’amour de ces « deux êtres qui n’auraient jamais dû se rencontrer et pourtant… ». Dans ce registre très exploité, il y a le pire et le meilleur. Rarement la surprise. Et c’est exactement ce que Hervé Joncour réserve à ses lecteurs : une surprise, à tous moments, à tous points de vue, dans la ligne générale et dans les détails.
On ne présente plus Xavier Dolan. Il semble impossible de n’avoir jamais entendu parler du jeune prodige québécois. En six films d’une force et d’une maîtrise incroyables – “J’ai tué ma mère” (2009), “Les amours imaginaires” (2010), “Laurence anyways” (2012), “Tom à la ferme” ( 2013), “Mommy” (2014) et “Juste la fin du monde” (2016) sorti cette semaine – et un septième en cours de tournage,“The Death and Life of John F. Donovan”, le jeune réalisateur-scénariste-acteur-producteur d’à peine vingt-sept ans a su imposer avec talent son style novateur et exacerbé, couronné par de nombreux prix prestigieux.
Une leçon d’Histoire, une histoire passionnante. C’était il y a cinq siècles, avant même la bataille de Marignan. Tout juste avant. François 1er n’est pas encore roi. Et « La Louve » se plaît à nous faire douter qu’il va l’être. La pièce, actuellement présentée au toujours recommandable Théâtre La Bruyère, nous conte ce moment historique précis des derniers jours de Louis XII.
On a écrit de René Héroult qu’il était atteint « d’une affection chronique à marche lente avec inactivité, désintérêt total, vagues d’idées délirantes, d’influence« . Complètement « inapte à la vie sociale« , René Héroult était probablement schizophrénique. Si elles ne reflètent pas forcément sa maladie, ses oeuvres présentées à l’hôpital Sainte-Anne dans le cadre de l’exposition « Brut et Joli », se distinguent par leur qualité, notamment dans les cadrages et son utilisation sensible de la couleur.
S’il y a bien une expression dont on ne regrettera pas la disparition progressive, c’est celle consistant à dire à quelqu’un : « vous devez commencer votre travail de deuil ». Ces dernières années on entendait cette litanie à tout bout de champ avec des déclinaisons variées, jusqu’à l’absurde et la saturation. Si untel n’avait pas eu son augmentation, il entamait son deuil, la feuille de paie d’infamie collée sur le front. Mais la résurgence d’un rituel périmé a été de courte durée et il n’y plus qu’en cas d’attentat que les chaînes de télévision barre leur logo d’un petit trait noir. C’est peu de choses.
Une parenthèse. Nous sommes bien à Paris. Il est question de théâtre. Mais sans prévenir la machine à remonter le temps nous a transporté 120 ans en arrière. Que de révolutions depuis lors, que d’eau sous les ponts. Et pourtant on y est. Pour deux heures. Les comédiens sont là, ils jouent aux comédiens. La pièce dans la pièce. C’est une féérie, au Théâtre du Palais Royal, « Edmond » nous enchante.
Pour un peu on la prendrait pour une médiathèque. La faute sans doute au clocher-porche qui n’a jamais pu être construit en raison de la crise économique des années trente. Après un temps de restauration, l’église Saint-Jacques de Montrouge ouvre de nouveau ses portes. Elle fait de nouveau profiter ses paroissiens et les visiteurs de passage de sa luminosité intérieure singulièrement réussie.
Finalement la jeune fille accepte d’ôter son voile. L’infirmière a en effet besoin de l’épingle qui maintient l’étoffe en place pour suturer la plaie d’un manifestant. Entre Egyptiens d’obédiences différentes, un mince fil de solidarité se tisse. La scène se passe à l’intérieur d’un fourgon cellulaire de l’armée égyptienne. « Clash » raconte cet enfermement oppressant qui se transpose par contamination dans la salle de cinéma.
Heureuse époque que ces « Années 30 » à Boulogne-Billancourt, où des artistes ou des hommes d’affaires donnèrent « carte blanche » aux architectes d’avant-garde pour dessiner leur demeure : ainsi les inventeurs de l’architecture moderne, les Robert Mallet-Stevens, Le Corbusier, Auguste Perret, Louis Faure-Dujarric, André Lurçat, Tony Garnier, purent s’en donner à cœur joie. Ces demeures dont celle d’André Malraux, figurant dans le « Parcours des Années 30 » mis sur pied par la Mairie de Boulogne (y compris la mairie elle-même signée Tony Garnier), illustrent l’architecture dite moderniste ou internationale: façade stricte, fenêtres géométriques, toit plat, rigueur, clarté, et liberté des espaces intérieurs.