Angela Merkel sur la base de la chimie quantique

Pour conclure la fin de ses études, elle a donné toute sa mesure en titrant son travail: « Influence de la corrélation spatiale sur la vitesse de réaction dans les réactions élémentaires bimoléculaires en milieu dense ». Cela a valu à Angela Merkel qui venait de se marier une mention « très bien ». Et lui a surtout évité -avec un titre pareil ça se comprend- d’attirer la suspicion de la Stasi étant donné qu’elle vivait du mauvais côté de l’Allemagne. La journaliste Marion Van Renterghem s’est intéressée à l’inusable chancelière au point d’en faire un livre et de s’être vue désigner un jour par un hôtelier, du nom composite de « Frau Marion von der Merkel ». Continuer la lecture

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Deux ténors et une diva pas comme les autres

Dur dur d’être «le plus grand ténor du monde» ! Dur d’être sur scène et de répondre à tant d’attente ! Dur de sortir un nouveau CD dont les critiques soit décortiquent le moindre souffle, le moindre aigu, soit sont éperdus d’admiration devant la perfection absolue de chaque air! Sans oublier les fans qui s’écharpent sur les réseaux sociaux : «Il n’est plus ce qu’il était !  C’est fini !»…«Mais comment osez-vous dire ça ? Pour qui vous prenez-vous !». Terrible pression : chaque fois qu’il entre sur scène, chaque fois qu’il enregistre un air, le challenger du gosier remet son titre en jeu. Comment résister à cette pression ? C’est ce qu’on aimerait bien lui demander ! Continuer la lecture

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7 ans

… oui 7 ans aujourd’hui que le site des Soirées de Paris fonctionne. Il s’est toujours voulu le lointain prolongement d’une revue fondée en 1912 par Guillaume Apollinaire et ses amis. Sur 1790 articles publiés, 145 ont plus ou moins directement été consacrés au brillant poète disparu il y a 99 ans. Trente-neuf auteurs ont contribué depuis le 15 octobre 2010 à faire en sorte que cette revue existe et perdure. Je voudrais juste aujourd’hui leur exprimer ma vive gratitude, étendue bien sûr aux lecteurs. Continuer la lecture

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Téhéran pile et face

Pour certaines affaires, il vaut mieux en Iran, garder son hymen intact. Si ce n’est pas le cas, le film « Téhéran Tabou », explique devant nos yeux ébahis comment revenir au point de départ. On voit notamment un jeune homme, chercher dans une sombre boutique, une paroi artificielle de fabrication chinoise. Mais il n’est pas convaincu. Nous le suivons donc dans un sous-sol crasseux. Où il tente de négocier avec un chirurgien. Lequel promet de rendre la jeune femme concernée « plus vierge que vierge« . Comme il n’est pas certain que le film reste encore longtemps à l’affiche, on ne peut qu’en recommander le visionnage. Continuer la lecture

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Sursis à exécution

Se penchant pour se rapprocher de l’oreille du condamné, le directeur de la prison lui souffla que le bourreau aurait «un léger retard». Avec un brin d’ironie le futur supplicié lui suggéra de «commencer sans lui» que ça le ferait peut-être « venir ». Le directeur se redressa. Deux plis sur son front indiquèrent qu’il trouvait la remarque déplacée. Continuer la lecture

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Cirkopolis, spectacle de haute voltige

Le cirque Eloize, célèbre troupe québécoise fondée en 1993, pose pour quelques semaines ses valises à Paris. Depuis près de vingt-cinq ans, cette compagnie renouvelle l’art du cirque où, aux arts traditionnels du jonglage et du trapèze, s’ajoutent d’autres disciplines : danse, contorsion, théâtre, mime, musique, arts visuels… Aux antipodes du cirque d’hiver Bouglione, mais proche de ce que le Monfort nous fait découvrir depuis quelques saisons maintenant, un cirque sans animaux ni clowns qui s’adresse tout autant au jeune public qu’aux plus âgés. En ce mois d’octobre, la troupe propose sa nouvelle création “Cirkopolis” au 13ème Art, le nouveau théâtre qui vient d’ouvrir ses portes fin septembre dans le 13ème arrondissement de Paris, Place d’Italie. Continuer la lecture

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L’érotisme dissolu de Picasso

Malgré une observation sourcilleuse, il a été impossible de trouver dans cette nature morte constituée d’un compotier et d’une guitare, un signe érotique patent. Pourtant cette peinture figure en bonne place dans la scénographie de l’exposition «Picasso 1932 année érotique».

La commissaire étant occupée à expliquer à des journalistes (il s’agissait d’une visite réservée à la presse) comment le sexe constituait «un moteur» de l’artiste dans l’immensité de son œuvre, en quoi le pénis de Picasso se substituait à son pinceau, il a fallu patienter. Continuer la lecture

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Goldoni, maître incontesté de la comédie italienne

Carlo Goldoni (1707-1793), auteur extrêmement prolifique, a écrit plus de deux cents pièces en tout genre : tragédies, intermèdes, drames, livrets d’opéra, saynètes de carnaval…, mais ce sont incontestablement ses comédies qui lui valurent la célébrité, parmi lesquelles “Les Jumeaux vénitiens” (I due gemelli veneziani). Cette comédie est actuellement à l’affiche du Théâtre Hébertot, mise en scène par Jean-Louis Benoît.

Jean-Louis Benoît, habitué au registre comique, s’attaque ici à un auteur qu’il connaît bien puisqu’il a déjà monté en 2002 “La Trilogie de la Villégiature” au Festival d’Avignon et au Théâtre de la Criée à Marseille puis, en 2015, “Les Rustres” à la Comédie-Française. Continuer la lecture

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Descente royale

Denis avait attrapé le seau rouge, la paire de gants de ménage en caoutchouc rose, la petite serpillère grise et la bouteille de détergent au liquide jaune citron. Et debout devant ses toilettes, il avait dit « au boulot ».
Deux doses de détergent devaient suffire selon lui. Il vivait dans une maisonnette, un préfabriqué datant de la guerre et qui avait appartenu à ses parents. Un logement d’urgence destiné à disparaître mais comme la plupart des autres, il était resté. Le logis disposait en outre d’un jardinet où fleurissaient encore, dans un désordre de bon aloi, les roses de sa mère. Denis avait le temps, la visite de la reine était prévue pour dans deux mois. Continuer la lecture

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Bruxelles sous les griffes de Baudelaire

«Bruxelles sent le savon noir. Les chambres d’hôtel sentent le savon noir. Les lits sentent le savon noir. On lave les façades et les trottoirs même quand il pleut à flots. Manie nationale». Avec l’espoir de trouver un éditeur pour le trois volumes de ses « Variétés » et aussi pour y donner quelques conférences, Charles Baudelaire décide en 1864 d’emménager à Bruxelles. Il a 43 ans, ses finances sont précaires, sa santé n’est guère brillante, il a déjà l’allure d’un vieillard. Venu pour quelques mois, il passera finalement deux années en Belgique, les deux dernières de son existence. Ce séjour sera un fiasco total, mis à part peut-être la rencontre avec le peintre namurois Félicien Rops. Continuer la lecture

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