En installant le peintre Foujita sur l’affiche de sa nouvelle exposition et même en le fixant à califourchon sur le titre, le musée Bourdelle laisse un peu entendre que le peintre japonais (1886-1968) serait au centre de la scénographie. Il n’en est rien. Il est là en porte-drapeau d’un événement s’intéressant à la façon dont les artistes choisissaient de paraître, à l’atelier comme à la ville. Néanmoins Foujita est un bon emblème du genre artiste, avec sa coupe au bol, ses lunettes rondes et différentes petites choses vestimentaires faisant que nul ne l’aurait confondu avec un fonctionnaire des impôts. Sur le parcours, parmi ses pairs, il a son stand. Et, pour l’occasion, il a même été retrouvé la machine à coudre avec laquelle il s’habillait à sa guise. On la voit. S’il n’y avait le rempart de la vitrine, on la toucherait. Le fin du fin étant sa ceinture fabriquée avec un centimètre dévoyé que l’on peut distinguer ci-contre. Foujita ne se contentait pas d’être un artiste. Il exprimait son statut par ses oripeaux et c’est finalement tout le propos de cette histoire courant jusqu’au 24 janvier. Fallait-il porter les habits du moine ou non, tel Antoine Bourdelle, la réponse n’était pas la même selon que l’on était à l’époque de Gauguin ou de Dali. Continuer la lecture
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