Le Second Empire avait trois mois lorsque paru le décret impérial du 8 mars 1853. Il décidait de la tenue à Paris pour 1855 d’une exposition universelle. La démarche visait à faire la pige aux Britanniques, organisateurs de la première manifestation du genre, à Londres, en 1851. On allait mettre à l’honneur les produits agricoles et industriels du monde ainsi que le génie français. Les Bourguignons saisirent l’occasion pour officialiser l’organisation de leurs vignobles en terroirs et climats, envisagée par le botaniste Jules Lavalle. Ils suggérèrent à leurs homologues bordelais d’en faire autant. La proposition ne souleva pas l’enthousiasme. À l’exception du président de la Chambre de commerce de Bordeaux, Lodi-Martin Duffour-Duberger, négociant en vins mais également propriétaire du château Smith-Haut-Lafitte. Celui-ci demanda au Syndicat des courtiers de lui adresser « la liste bien exacte et bien complète de tous les crus classés du département ». Il reçut alors un inventaire établi non pas à partir de tests gustatifs, mais du coût des vins sur plusieurs années. Ces professionnels partaient du principe un peu sommaire que « plus c’est cher, meilleur c’est »! A la différence de la Bourgogne, dans le Bordelais le négoce prenait le pas sur les vignerons. Continuer la lecture
Archives
Catégories
- Anecdotique
- Apollinaire
- Architecture
- art
- BD
- Cinéma
- Danse
- Découverte
- Documentaire
- Enchères
- Essai
- Exposition
- Gourmandises
- Histoire
- Humeur
- Jardins
- Livres
- Mode
- Musée
- Musique
- Non classé
- Nouvelle
- Peinture
- Philosophie
- Photo
- Poésie
- Politique
- Portrait
- Presse
- Publicité
- Radio
- récit
- Sciences
- Société
- Spectacle
- Style
- Surprises urbaines
- Télévision
- Théâtre
Recevez une alerte à chaque parution (3 fois par semaine)








