La Kasbah Tamadot, petite brise, luxe et développement durable

À trois heures de vol de Paris, avec la douceur de son climat et ses habitants francophones et accueillants, le Maroc reste pour les Français une destination magique.
À la fois perchée et nichée au cœur de la vallée d’Asni, en pays berbère, la Kasbah Tamadot illustre avec bonheur l’art de la douceur de vivre au Maroc.
C’est dans les années 20 que le caïd Souktani, résident à Marrakech, construit dans la vallée d’Asni une maison de vacances destinée à lui permettre de profiter de la fraîcheur de l’air de la montagne : «Tamadot» signifie en effet « petite brise » en berbère . Située dans les contreforts de l’Atlas à 1320 mètres d’altitude et à 45 mn de voiture de Marrakech, sur la route de Taroudant, la Kasbah bénéficie d’un emplacement privilégié et d’une vue panoramique sur la montagne. Tout proche, le Djebel Toubkal, le point le plus élevé du Haut Atlas et d’Afrique du Nord culmine à 4 167 m. Continuer la lecture

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Cordialement vôtre

Le fait est que pour un « Créole crème » la norme est de conclure la préparation du cocktail par une ou deux olives. C’est sur cette question cruciale d’ailleurs que Danny Wilde et Brett Sinclair font un jour connaissance pour les besoins du premier épisode de la série britannique « Amicalement vôtre ». De nos jours on dirait « cordialement » mais cela confirme que depuis 1972 et la fin de l’ORTF pour ce qui est de la version française, de l’eau a coulé sous les ponts. On trouve le premier épisode en diffusion libre sur Youtube (1) et ce serait un péché que de ne pas en profiter pour retrouver le moral ou entretenir son métabolisme. La désuétude de la proposition scénaristique est telle qu’il ne faudrait pas attendre encore beaucoup plus de temps, pour que cette série britannique de 24 épisodes ne frôle le drame surréaliste. Continuer la lecture

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Baroqueux endiablés

L’automne musical parisien consacre le plus argentin des baroqueux européens, le vibrant Leonardo García Alarcón: à lui l’honneur de succéder au grand ancien William Christie, seize ans plus tard, avec de nouvelles « Indes galantes » de Rameau à l’Opéra Bastille, et de se retrouver artiste en résidence à Radio France. Je vous en avais déjà parlé dans un article du 20 novembre 2018 «Vent d’Espagne sur Paris».
Quel incroyable parcours que celui de cet enfant de La Plata (ville située à quelque 50 km de Buenos Aires), prénommé Leonardo par sa mère en hommage à qui vous savez. Cette mère est peintre sur porcelaine et son père chante superbement et joue de la guitare dont le fils est jaloux, car elle lui ravit l’attention du père. Continuer la lecture

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Désaltère toi Paris avec les divines paroles

« Hommes de l’avenir souvenez-vous de moi
Je vivais à l’époque où finissaient les rois
Tour à tour ils mouraient silencieux et tristes
Et trois fois courageux devenaient trismégistes

Que Paris était beau à la fin de septembre
Chaque nuit devenait une vigne où les pampres
Répandaient leur clarté sur la ville et là-haut
Astres mûrs becquetés par les ivres oiseaux
De ma gloire attendaient la vendange de l’aube

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Le sens de l’instruction

Son certif’ de 1941 en poche, un jeune écolier de 13 ans révolus ne savait pas bien entendu ce que pouvait être un « like », cette petite icône qui sert de nos jours à apprécier un post sur les réseaux sociaux. En revanche, si on lui demandait d’expliciter la géométrie de la chose au cours d’une interrogation, il pouvait répondre  tout en se grattant l’intérieur d’une narine, que pour tracer un cœur impeccable,  il fallait d’abord diviser une droite (AB), en quatre parties égales. Ensuite, à partir des points C et D comme centres, il n’avait plus qu’à tracer deux demi-conférences au-dessus de la ligne. Et qu’enfin, après avoir identifié deux triangles équilatéraux, joué de la règle et du rapporteur afin d’obtenir des arcs, il obtenait son cœur en plan. Le « Memento de poche à l’usage des candidats au Certificat d’études primaires », édition 1941, contient ce genre de pense-bête. Et cet ouvrage nous permet de mesurer -à rebours- le chemin parcouru par la connaissance. Continuer la lecture

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Alice au pays des merveilles de la communication

Sur l’affiche au moins, le film « Alice et le maire », a bénéficié d’un torrent d’éloges. Pour ceux qui n’ont pas vu la bande-annonce diffusée en boucle sur les réseaux sociaux, l’histoire raconte un maire de Lyon (Fabrice Luchini) au sommet de sa gloire mais aux prises avec des états-d’âme. Afin d’y remédier, il recrute une jeune professeur de philosophie (Anaïs Demoustier). Il la charge de lui redonner du souffle, de lui apporter des idées au moment-même où lui et son équipe visent l’élection présidentielle. L’arrivée de la jeune femme va enrayer la mécanique huilée d’un cabinet. C’est ce qui est censé donner une dynamique à ce long métrage tout juste débarqué en salles. Continuer la lecture

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Satie revient persiffler à la Contrescarpe

Quelle bonne, douce et folle idée de se pencher sur Erik Satie qui n’était pas qu’un musicien inspiré, décalé, mais aussi un homme tout à fait étonnant. Écrite et mise en scène par Laetitia Gonzalbes, au petit théâtre de la Contrescarpe,  la pièce « Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde » donne le ton par son intitulé. Elle se veut le portrait librement inspiré, quelque peu fictionnel, d’un homme non conventionnel à l’humour caustique, à l’ironie cinglante. Pour ce faire, elle a fait appel à un comédien épatant, Elliot Jenicot, accompagnée d’une comédienne convaincante, Anaïs Yazit qui lui donne la réplique. Continuer la lecture

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Ahmet Altan en vase clos

Comment aller plus loin qu’une « perpétuité aggravée » ? Les termes de la justice turque sont particulièrement absurdes.  Un peu comme si un curé évoquait une « éternité augmentée »: cela n’aurait pas davantage de sens. Depuis 2016, l’écrivain et journaliste Ahmet Altan croupit en prison. Sans qu’aucune preuve n’ait pu être retenue contre lui, il a d’abord été condamné à cette peine perpétuelle pour avoir, prétendent en résumé les autorités,  participé au putsch du 15 juillet 2016. Sachant, comme il le révèle dans son livre dont la traduction française vient de paraître aux éditions Actes Sud, qu’il avait d’abord été arrêté chez lui à l’aube au motif d’avoir fait passer un « message subliminal » visant à encourager le renversement du gouvernement. « Si seulement, lui a dit le juge plus tard, vous aviez continué à écrire des romans au lieu de vous mêler de politique… ». Continuer la lecture

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Les images de troupes façon Depardon

À 15h pile, alors qu’il présentait hier lundi sa série de photos réalisées aux armées, Raymond Depardon a été prévenu que c’était le moment de consacrer une minute de silence à l’égard de Jacques Chirac. De même que les journalistes présents, le photographe s’est donc interrompu et en a profité pour prendre en photo un de ses clichés accrochés jusqu’au 30 janvier au musée du Service de santé  des armées. Dans le même temps une photographe présente a saisi la scène et il s’en est fallu de peu qu’elle-même ne fût saisie par un autre objectif avec tous les risques admis de la réaction en chaîne. Continuer la lecture

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Variations autour d’Anna Karénine

Après avoir rendu hommage, avec son très remarqué “Bovary” (1), à la grande héroïne romantique et tragique de la littérature française, le comédien, metteur en scène et dramaturge portugais Tiago Rodrigues se confronte aujourd’hui, avec “The way she dies”, à une autre grande figure de la littérature, russe cette fois-ci, et tout aussi transgressive : Anna Karénine. Pièce à quatre voix écrite pour le collectif flamand tgSTAN en français, portugais et néerlandais, “The way she dies” nous évoque avec une infinie poésie la puissance des fantômes de la littérature. Continuer la lecture

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