Que faire quand on est le plus grand, le plus intelligent et le plus beau des ténors incarnés dans un seul homme, et qu’à l’aube de la cinquantaine, on a pratiquement déjà tout enregistré, de Verdi à Wagner, sans oublier « Parla piu piano » de Nino Rota ? Jonas Kaufmann a trouvé la solution, en nous emportant sur les ailes de la valse viennoise.
Mais attention, ce n’est pas un pis-aller : ce Munichois professe un véritable amour pour l’opérette viennoise, et nous a déjà entraîné, il y a cinq ans, à Berlin, où régnait Franz Lehár dans les années 20 et 30. Et pour se conformer à la tradition, il entonnait « Je t’ai donné mon cœur » face à un micro, le péché suprême pour un ténor !
Je me souviens qu’il s’en excusait au début de son récital au Théâtre des Champs-Élysées en 2015. Mais vers la fin, agenouillé face à la salle en délire, il mettait le micro de côté, et nous régalait de quelques airs d’opéra à pleine voix. Continuer la lecture
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