Des Wetherspoons, il y en a partout en Angleterre. Plus de 900 pubs de la même chaîne couvrent le territoire de sa majesté. Leur principal avantage : on y boit pas cher. Le prix de la pinte défie toute concurrence et le large choix des bières varie d’un mois à l’autre en fonction de ce que la chaîne peut récupérer de pas cher, en terme de fins de fûts : il n’y a pas de miracles… Au-delà de l’avantage pécuniaire, mais aussi grâce à lui, on croise au Wetherspoon des gens de tous horizons, bref un terrain d’observation idéal pour une curieuse comme moi, une curieuse des autres et d’une culture insulaire qui n’en finit pas de me fasciner. (Photo ci-contre: E.Blanchet)
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Le sujet revient régulièrement dans l’actualité, et j’ignore pourquoi cela m’agace. Alors que l’on célèbre cette année le quatre-centième anniversaire de la mort de Shakespeare, la polémique fait plus que jamais rage, et j’ai décidé de tenter d’y voir un peu plus clair sur cette question fondamentale : Shakespeare est-il Shakespeare ?
La porte Marcel Lelong, soit l’entrée numéro 6 destinée aux urgences pédiatriques et plus spécifiquement la réanimation, a été murée. Les urgences de l’hôpital Saint-Vincent de Paul dans le quatorzième arrondissement ont été fermées en 2010 comme toutes les activités médicales depuis. Le site de 3,5 hectares est aujourd’hui occupé par des associations qui y déclinent en un joyeux bazar toute la liturgie utopique en vogue. L’endroit est désormais défini comme un « espace-temps de cohabitation et d’interaction entre des publics diversifiés, propice à la promenade, au bien-être, à la rencontre et à l’apprentissage pour tous ». C’est tout dire.
Sobre révérence que celle de Frédéric Taddeï tirée au mois de juin dernier pour l’ultime de sa fameuse émission « Ce soir » (ou Jamais !). Regrettable actualité du PAF qui ne lui offrira pas la possibilité de soumettre la question : « Le débat d’idées : un enjeu encore contemporain ? ». Et amers que nous sommes de voir ainsi disparaître une des dernières émissions qui nous autorisait à nous faire happer par ce pavé noir si cher à l’homme moderne.
Pour porter un diagnostic sur les médias français, Laurent Mauduit n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Dans son dernier livre paru aux Editions Don Quichotte, « Main basse sur l’information », le journaliste de Mediapart a sorti le lance-flammes. Son ouvrage établit -avec raison- un véritable état de catastrophe naturelle pour les organes de presse. Une vision d’autant plus alarmante que les journaux, quel que soit leur support, papier, audiovisuel, web, constituent l’un des ressorts de la vie démocratique.
En 1957 un policier italien dressait un procès verbal à une jeune femme sur la plage de Rimini parce qu’elle portait un bikini. A l’été 2016 le maire de Cannes, suivi par d’autres municipalités, décidait (1) de verbaliser les femmes qui porteraient le pudique burkini en raison d’un contexte politique réputé sensible au message religieux dont le vêtement de bain en question serait le transporteur. Comme quoi les mœurs ont toujours été fluctuantes avec leur lot d’interdictions. Et c’est ce qui vient d’emblée à l’esprit lorsque l’on visite l’exposition consacrée au bikini à la galerie Joseph dans le troisième arrondissement. Son propos, intellectuellement très reposant, est de fêter (jusqu’au 30 août) les soixante-dix ans du bikini.
L’art, la littérature, la poésie, le cinéma ont beau d’habitude et dans l’ensemble se poser en puissants dérivatifs de nos vies agacées, quelque chose nous pince le cœur depuis quelque temps avec un symptôme notable d’installation. Un air mauvais souffle dehors et l’on pourrait presque discerner dans le ciel les effigies de mauvais augure si bien dessinées par le réalisateur Hayao Miyazaki dans son film sorti en 2013, « Le vent se lève ».
Une expédition dans le Cantal est souvent motivée par des désirs de grands espaces et de nature. Mais cette région de montagnes n’est pas oubliée des artistes et cet été l’art contemporain est particulièrement bien représenté. Tout d’abord au musée d’Art et d’archéologie d’Aurillac qui dans les belles salles des Ecuries et de la Sellerie présente deux expos de photos, l’une du FRAC Auvergne et l’autre, très onirique, de Manuela Marques. C’est en centre ville, vous ne pouvez pas les rater et c’est superbe !
La chaleur nous pousse parfois à entrer dans une salle de cinéma au seul motif qu’elle est climatisée et avec le faible espoir de ne pas s’ennuyer. La salle du MK2 n’était pas climatisée ou alors si peu, mais le film s’est néanmoins laissé regarder. « Juillet-août » est l’histoire de deux jeunes filles assez douées pour commettre toutes les bêtises de leur âge. Laura a 14 ans et Joséphine 17. Elles doivent d’abord passer leurs vacances dans le sud avec leur mère puis en Bretagne chez leur père. Le fil quelque peu distendu du scénario engendre quelques faiblesses et longueurs, mais au baisser de rideau, le compte y est. De justesse.
De jour comme de nuit l’église Saint-Joseph fait son show. Elle ressemble à une fusée-musée à Cap Canaveral. Du haut de ses 120 mètres elle est un point de repère facile pour les habitants du Havre et c’est l’édifice que les nombreux bateaux qui croisent au large aperçoivent en premier depuis la Manche. Conçue par Auguste Perret elle fêtera ses 60 ans l’année prochaine, tandis que la ville, elle-même voulue par François 1er, célèbrera ses 500 printemps.